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Plaidoyer en faveur d’un partenariat public-privé

L'Algérie, dont l'économie est fortement dépendante des hydrocarbures, gagnerait à encourager le partenariat public-privé. Ce plaidoyer a été dressé hier, par des experts et chefs d'entreprises ayant pris part à la douzième édition du Symposium international organisé par MDI Business School à l'hôtel El Aurassi d'Alger. A l'ordre du jour : le partenariat public-privé (PPP), entre nécessité publique et expertise privée, principale thématique retenue. Dans une économie rentière, les PPP apparaissent comme une «solution», a soutenu Boualem Aliouat, professeur à l'université de Nice Sophia Antipolis. Raisons dictées, a-t-il ajouté, par la nécessité de réduire le fossé entre les attentes des usagers et le niveau de service du secteur public, de permettre aux institutions de se focaliser sur leurs missions régaliennes, d'agir sur la diversification de l'économie, de réduire la dépense publique et de faire face au déficit des ressources. Au chapitre des avantages, l'orateur a cité un coût global limité des projets, des délais de réalisation plus courts et une meilleure qualité de service. Selon lui, cette formule n'a pas besoin d'un cadre institutionnel formalisé mais vient «en complément en termes de normalisation et de régulation». Tout comme M. Aliouat, Rédha Hamiani, président du Forum des chefs d'entreprises, a plaidé pour une économie qui devrait évoluer «dans la mixité». Pour le patron du FCE, il est temps de «s'organiser intelligemment afin de tirer profits des forces» des deux secteurs, privé et public. A son tour, Jean-Marc Jahn, directeur général de Seaal, a présenté l'expérience de son entreprise dans la gestion de l'eau dans la capitale. Partenariat «gagnant-gagnant», selon lui, dont le premier objectif  était de «mettre au niveau des standards internationaux la gestion de l'eau et le transfert de savoir-faire technique et managérial». Chiffres à l'appui, il a rappelé que le taux en matière d'alimentation en eau potable est passé de 8% en 2006 à 100% en 2012. Pour ce qui est de l'assainissement, environ 71 plages ont été ouvertes à la baignade en juin 2013 contre seulement 39 en 2006. La société des eaux et de l'assainissement d'Alger, dont le contrat a été renouvelé par le gouvernement, vise à terme «l'autonomisation durable du management local», a noté Jean-Marc Jahn. Mais dans ces PPP, la réussite n'est pas forcement au bout du chemin. Ces accords de privatisation partiels sont maintenant de plus en plus contestés, avec à la clé une série de scandales, a rappelé Jacques Liouville de l'université de Strasbourg. «En général, les PPP ne respectent pas leurs engagements et leurs avantages à long terme sont virtuels», a-t-il rectifié, en évoquant la sous-évaluation des coûts lors du lancement d'un PPP qui relèverait d'une stratégie délibérée des acteurs privés. En France ou en Grande-Bretagne, ce partenariat «mix» suscite également la polémique.

El Watan

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