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Jubilé d'or de l'union africaine : Des recettes pour un continent uni et prospère, en 2063

L'Organisation de l'unité africaine (OUA) devenue Union africaine (UA), a eu 50 ans, le samedi 25 mai 2013. Pour évaluer le chemin parcouru et envisager l'avenir du continent, des acteurs de la société civile, du monde économique et de la diaspora ont animé un débat sur le thème du cinquantenaire, « Panafricanisme et renaissance africaine », au siège de l'institution à Addis-Abeba, en Ethiopie. Les panélistes et les chefs d'Etat ont tracé les sillons d'un continent uni et prospère, pour les cinquante prochaines années.

Quelle Afrique en 2063 ? Comment réaliser les rêves des pères-fondateurs de l'Union africaine (UA) ? Ce sont, entre autres, les préoccupations majeures des Africains et de leurs frères de la diaspora. Cinquante ans après sa naissance, plusieurs ambitions des fondateurs de l'UA demeurent encore au stade de rêve. C'est pourquoi, l'Union a décidé de mener des réflexions sur les 50 ans à venir, à travers le thème, « Panafricanisme et renaissance africaine ». Ensemble, Africains du continent et ceux de la diaspora ont, le samedi 25 mai 2013, tracé les sillons qui mèneront à l'idéal des pères- fondateurs à savoir une « Afrique unie et prospère ». Le cinquantenaire est célébré, selon le président en exercice de l'UA, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à l'heure de l'émergence de l'Afrique. Il a estimé alors qu'il faut adopter un message clair concernant les aspirations du continent, pour l'agenda 2063. M. Desalegn a recommandé d'aller vers des plannings de développement en tenant compte des réalités et des potentialités du continent. Il a proposé aux Etats africains d'investir dans l'économie agricole, de renforcer les capacités techniques et humaines, et de construire des infrastructures. Il les a en outre, appelés à renforcer la démocratie et la participation populaire sans lesquelles il ne saurait y avoir de paix. Il en a appelé à la solidarité internationale pour un régime d'échange équitable. Pour la présidente de la Commission de l'UA, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, les pères-fondateurs de l'organisation ont fait un v½u de solidarité et c'est à ce prix qu'ils ont réussi, ensemble, à mener tous les pays à l'indépendance. Aujourd'hui, a-t-elle regretté, « nous avons l'impression que la solidarité est une chose du passé : or l'Afrique manifeste encore cette vertu à travers diverses actions, comme le maintien de la paix ». Il faut réfléchir à trouver des solutions africaines aux problèmes africains, car selon Mme Zuma, « nous ne pouvons faire taire les canons que si nous agissons en solidarité et en unité ». L'Afrique doit prendre confiance en elle-même, croire en ses capacités... afin de triompher de tous les obstacles, a-t-elle souligné.

Des raisons d'espérer

L'avenir de l'Afrique a surtout été discuté au cours d'un panel. Des panélistes composés du président de la BAD, Donald Kaberuka, de représentants des femmes, des jeunes, de la diaspora... ont ouvert le débat sur les perspectives économiques du continent, le développement inclusif par la prise en compte du genre et de la jeunesse, la participation de la diaspora... Selon les panélistes, il faut une meilleure maîtrise des ressources et une redistribution judicieuse des fruits de la croissance. Ils ont recommandé la nécessité pour le continent de faire participer l'ensemble de ses filles et fils au développement. Les femmes et les jeunes ne doivent plus être des bénéficiaires dont on décide du sort, mais des acteurs de développement. Ils ont déploré que l'Afrique soit toujours divisée en tribus, que des Africains soient étrangers les uns envers les autres et qu'ils se considèrent parfois comme des ennemis. Les animateurs du panel ont souhaité que le panafricanisme dépasse le stade des théories philosophiques, pour devenir un fait vécu par les populations. Plusieurs présidents ont pris la parole par la suite pour partager à leur tour, leur vision.Il a été question de démocratie, de liberté, de droit, de sécurité et de paix, de bonne gouvernance, d'intégration, de prospérité du continent, comme des conditions pour la stabilité des Etats et le bien-être des populations. Le président du Faso, Blaise Compaoré, pour sa part, a souligné en ces moments de célébration, la nécessité de renforcer l'analyse sur la multiplication des crises politiques et les défis émergents à relever. « Dans notre marche victorieuse pour 2063, nos engagements pour l'éducation, la formation, la création d'emploi et le développement inclusif, particulièrement en ce qui concerne les femmes et les jeunes, doivent rester vigoureux », a-t-il soutenu. De grandes propositions telles que le besoin de disposer d'une force africaine digne de ce nom, l'octroi de 50 bourses par an aux jeunes du continent par le président mauricien, la mise à contribution des institutions financières africaines, la revue à la baisse des dépenses militaires au profit des secteurs sociaux pour un développement durable, la réconciliation entre l'Ethiopie et l'Erythrée, ont été faites. La quasi-totalité des intervenants ont été unanimes à déclarer que le développement du continent passe par l'indépendance économique, le combat contre l'ignorance, la faim, la maladie. La présidente de la Commission de l'UA, Mme Dlamini Zuma, s'est réjouie que tant de voies soient explorées, pour permettre l'élaboration de la feuille de route pour l'Afrique de 2063. M. Desalegn dit fonder l'espoir qu'à l'heure de la célébration du centenaire de l'UA en 2063, l'Afrique aurait réalisé le rêve des pères-fondateurs de l'UA. Plusieurs autres activités de réflexion ont été menées dans le cadre de la célébration de ce jubilé d'or, au cours desquelles l'UA a donné la parole à toutes les composantes de la société.

Assétou BADOH à Addis-Abeba

Sidwaya

Le Faso

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