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Guinée : troisième jour de violences à Conakry, au moins six morts

CONAKRY (AFP) - (AFP)

Au moins six personnes ont été tuées samedi à Conakry, a indiqué à l'AFP une source hospitalière, au troisième jour consécutif de violences dans la capitale guinéenne où des affrontements ont opposé des habitants de quartiers de banlieue et des forces de l'ordre.

"Six corps de jeunes gens, dont l'âge varie entre 17 à 26 ans, ont été admis à la morgue de l'hôpital" national de Donka samedi "entre 11H00 et 17H00 (locales et GMT)", a affirmé un médecin de cet hôpital ayant requis l'anonymat.

"Ils ont tous été tués par balles", a-t-il dit, indiquant craindre un bilan plus élevé."Nous avons d'autres informations (selon lesquelles) il y a beaucoup d'autres blessés dans les quartiers qui n'ont pas pu être évacués", a-t-il précisé.

Selon plusieurs témoins joints par l'AFP, des affrontements se sont produits dans des quartiers réputés favorables à l'opposition, dont Hamdallaye, Dar-es- Salam, Bambéto, Cosa et Wanidara, ayant enregistré des descentes de forces de l'ordre.Ces zones étaient inaccessibles à des véhicules privés, aucun journaliste de l'AFP n'a pu s'y rendre.

Des violences similaires se sont produites jeudi lors d'une marche d'opposants, faisant, selon les sources, entre deux et six morts.Vendredi, des échauffourées ont opposé jeunes de banlieue et forces de l'ordre lors d'une opération ville morte à l'appel de l'opposition, mais aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat.

Interrogé par l'AFP sur le motif des raids policiers dans les quartiers, un responsable des services de sécurité a expliqué qu'il s'agissait d'une action préventive."Nous avons voulu prendre les devants, neutraliser les vandales dans leurs fiefs avant qu'ils ne sortent dans les rues", a-t-il déclaré, ajoutant sans plus de détails : "Les forces de sécurité aussi ont enregistré des cas de blessures graves".

Certains habitants de banlieue joints ont parlé de coups de feu entendus, mais ne pouvaient pas fournir de détails sur leur origine et le type d'armes à feu utilisées.

"Depuis la mi-journée (samedi), des policiers surexcités ont investi les quartiers de la banlieue Nord et Est de la ville, (ils ont) tiré sur des personnes innocentes, tuant et blessant plusieurs d'entre elles", a déclaré Souleymane Mané, gendarme à la retraite joint à Wanidara.

A Conakry, des violences éclatent souvent lors de la répression de manifestation, généralement de l'opposition.Mais samedi, aucune manifestation n'était programmée par aucun parti politique, qu'il soit de l'opposition ou du camp du pouvoir.

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