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Seuls les barbus restent au dessus de la loi

Il ne peut y avoir infraction sans texte de loi qui la précise. Ce sacro-saint principe universel qui tend à protéger l’individu contre l’arbitraire des pouvoirs publics, signifie que nul fait ne peut être considéré comme une infraction ou puni sans l’existence d’un texte légal, au préalable, qui le prévoit et le sanctionne.

Ce principe cardinal en matière pénale est bafoué en Tunisie d’une manière on ne peut plus honteuse. taguer le mot « femen » ou autre sur un muret, n’est ni prévu ni sanctionné par aucune loi tunisienne. pour contourner ce principe, le ministère public, plus politisé que sous Ben Ali, se livre à une véritable manigance dolosive . il assigne à un fait aussi banal une qualification juridique abusive.

Du coup, le mot tagué par la jeune Amina sur un muret à Kairouan se mue par on ne sait quelle intelligence juridique en un délit dont l’auteur risquerait bien une lourde peine pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement. profanation d’un tombeau !!!

L’instrumentalisation du parquet au service d’une idéologie théocratique fasciste et la mauvaise foi sont très évidentes. à preuve. la profanation ( une vraie profanation !) du cimetière juif de Sousse en janvier dernier , tout comme la profanation du mausolée de sidi Bou said et de tant d’autres, n’ont donné lieu à aucune poursuite judiciaire…sérieuse.

On ne peut pas ne pas citer la profanation , par les barbus , du drapeau national à de multiples reprises . Le ministère public est resté muet face à ce crime et personne ne les a inquiétés . Les fanatiques barbus , protégés par Ghannouchi , sont seuls à être au dessus de la loi .

Le plus scandaleux dans tout ce cirque, c’est que le supérieur hiérarchique du ministère public a pour nom Nadhir Ben Ammou. Un enseignant de droit ! l’affaire Amina tout comme l’affaire Jaber Mejeri, pour ne citer que ces deux cas, illustrent parfaitement le calvaire de la liberté d’opinion et de conscience dans un pays où l’arnaque du 14 janvier ne trompe plus personne.

Fethi Bahria

Ecoutez la mère d’Amina

Tunisie Focus

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