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Des acteurs de la guerre de Libération parlent aux plus jeunes à travers les photos…

Ils étaient très nombreux, jeudi, à à l'ouverture de l'exposition photos sur la guerre de libération. au  Musée national d'art moderne et contemporain d'Alger(MAMA).  L'intérêt de l'exposition (des dizaines de photos prises durant la guerre) réside pour certains, les jeunes en l'occurrence,  dans le fait que cela permet de comprendre la guerre de Libération autrement, que par des textes sans âmes, comme ceux des livres scolaires.   « Les photos c'est vraiment vivant, elles nous  parlent  contrairement aux livres scolaires où  on dirait que l'Histoire y est  figée, elle est sans âme » nous explique F.M ,26 ans, diplômée en électrotechnique  qui vient accompagnée de sa s½ur 17 ans et de sa cousine 18 ans, toutes les deux lycéennes originaires  de Baraki, ville située en banlieue est d'Alger.  Les deux lycéennes  s'accordent avec F.M pour nous dire à leur tour que les photos leur parlent et insistent aussi pour dire que la version scolaire de l'Histoire de la guerre de Libération est « ennuyeuse ». « Surtout en quatrième année moyenne où le programme qui lui est consacré est répétitif » précise la plus jeune d'entre elles.   De son coté C.H, la trentaine, originaire de Tizi Ouzou explique que son intérêt pour l'exposition est né après avoir vu à la télévision, l'un des photographes de l'exposition aujourd'hui octogénaire témoigner de son combat pendant la guerre de Libération. Notre interlocutrice nous dit que sa venue à l'exposition est aussi motivée par le fait que dans « notre Histoire de Libération nationale, les points noirs et les tabous pèsent lourds et c'est pour cela je ne peux pas rater une telle exposition qui  peut être me montrera autre chose !», insiste-t-elle.   La discussion avec la trentenaire a été une occasion pour elle d'exprimer toute sa soif de connaitre les zones d'ombre de la guerre de Libération nationale et bien avant. En tous cas notre interlocutrice n'a pas cessé  de nous répéter « toute l'inutilité des mystères jalousement  entretenus par les acteurs de la guerre de Libération ».   « Je me demande pourquoi on continue aujourd'hui à voiler notre Histoire  avec des zones d'ombres qui n'aident personne ? » se demande-t-elle.  « C'est mon père aujourd'hui mort qui s'est mobilisé pour l'Algérie en France qui me racontait toutes ces zones d'ombres que je voudrais tellement connaitre ».   Par ailleurs, en appréciant les photos de près, certains visiteurs ne cachaient leur fierté, en avouant que « le prix de la liberté a été cher. Je suis vraiment fier de ces hommes et de ces femmes qui aujourd'hui nous permettent de vivre dignement », nous dit un jeune de 22 ans  qui a fait le déplacement de Boumerdès.   Les larmes aux yeux, une septuagénaire venue d'Oran accompagnée de sa fille et de ses petites filles a exprimé son désir de retrouver les photos de son frère et sa s½ur morts en martyrs pendant la guerre de Libération national. « Mon frère et ma s½ur sont morts  pendant la guerre de Libération nationale et aujourd'hui on ne connait pas encore le sort  réservé à leurs corps ».   Le prix de 200 da, le nouveau tarif d'accès au musée ne semble gêner les visiteurs, suaf peut être quelques uns qui trouvent exagérer le fait d'avoir multiplié le prix par 10 (l'ancien tarif d'accès au musée était de 20 da.   Cris de joie d'un homme au milieu de la foule en plein c½ur de Sahat Echouhada ,c'était durant la manifestation de 11 décembre 1961 ,une photographie installée au premier étage de l'exposition, un algérien un 17 Octobre 1961 à Paris capturé par les policiers français, menotté et froidement exécuté  dans un film  photo  exposé au dernier étage...   Des photos saisissantes qui montrent toute l'utilité de comprendre la guerre de Libération sous   l'objectif d'un photographe  qui a immortalisé des moments intenses, atroces, joyeux...  Des moments qui aujourd'hui encore nous parlent et nous livrent des secrets. Mais ce qu'on remarque dans l'exposition c'est que certaines photos ne sont pas datées et le lieu n'est pas indiqué, du coup on reste sur notre soif!   L'exposition se poursuivra jusqu'au 30 août prochain. Ca se passe à 25 rue Larbi Ben M'hidi.   Liens à ajouter à l'article dans le back office 

El Watan

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