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Ecopant de 2 mois ferme : Il avait fait saigner la dame d’un coup de poing

Perdu par sa fougue de jeunesse, Gora Bâ va payer cher son manque de maîtrise de soi. Il a été condamné hier à 2 mois ferme pour coups et blessures volontaires sur une personne de sexe féminin.
Les faits se sont passés devant l'hôpital Roi Baudouin de Gué­di­a­waye. Mme Aïssatou Dieng, un agent de cette structure, sortait de son service à bord de son véhicule.

A peine qu'elle est sur la voie publique, elle est heurtée de plein fouet par le prévenu qui conduisait une moto venant en sens inverse. «Il est tombé. Il s'est relevé au moment où j'avais baissé la vitre. Sans chercher à comprendre, il m'a donné un violent coup de poing à l'½il. Et le sang coulait aussi de mon nez», relate Mme Dieng, âgée de 43 ans.

Voyant l'état dans lequel il a mis la dame, Gora Bâ né en 1994 se sauve en abandonnant sur les lieux sa moto, car il évitait d'être tabassé par les collègues de la partie civile qui étaient témoins des faits.
Conduite à l'hôpital, la victime s'est vu décerner un certificat médical avec une Incapacité temporaire de travail (Itt) de 21 jours. Gora Bâ a été arrêté avant d'être déféré, suite à une plainte déposée par les collègues de Aïssatou Dieng.

Devant les enquêteurs, Gora Bâ indiquait qu'après le choc, il avait le genou qui lui faisait très mal. Quand il s'est relevé, il a donné un violent coup de poing à Mme Dieng. C'est quand il a vu la femme saigner qu'il a pris la fuite. Des déclarations qui jurent d'avec celles tenues à la barre. «Après le choc, elle était la première à m'insulter. C'est au moment où je lui parlais que mes doigts par inadvertance l'ont touchée. Mais je ne lui ai pas donné un coup de poing», s'est-il justifié. Avant d'accuser : «C'est la dame qui a provoqué le choc. Non seulement, elle roulait dans un sens interdit, mais elle con­duisait en répondant au téléphone.»

Le juge ne s'est pas empêché de lui faire des remarques. «Elle est plus âgée que toi. Pourquoi la frapper devant la porte de son service en présence de ses collègues ?», demande le juge au prévenu.
Un geste que Gora Bâ regrette dans son for intérieur. «Je n'ai jamais frappé une femme dans ma vie, c'est la première fois que cela m'arrive et je le regrette», dit-il. Pour atténuer la colère de Mme Dieng, les parents du prévenu se sont rendus chez elle et lui ont remis la somme de 40 000 francs pour se soigner et pousser la victime à pardonner leur fils. Une démarche qui a porté ses fruits. Aïssatou Dieng, qui regrette l'humiliation subie devant ses collègues, a accepté de renoncer à sa constitution. Selon son avocat, c'est avec beaucoup de grandeur et de dignité qu'elle a accepté de pardonner. «C'est pourquoi nous ne réclamons pas des dommages et intérêts, et nous ne souhaitons pas qu'il aille en prison», a indiqué Me Dieng de la partie civile.

Selon le Parquet, les dénégations du prévenu ne peuvent pas prendre le dessus sur la constance des faits. Et nonobstant le désistement de la partie civile de sa constitution, pour ces faits qu'il trouve extrêmement graves, le procureur a requis 1 an de prison ferme.
Me Atou Diaw estime que son client est pris par un coup de sang après être heurté par le véhicule de la dame. Et comme cette dernière a accordé son pardon à son client, l'avocat demande au Tribunal d'abonder dans le même sens en lui infligeant une peine avec sursis. «Il ne le fera plus jamais», promet l'avocat.

le Quotidien

Rewmi

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