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Laâridh n’est pas contre les campements de prêche

Le chef du gouvernement provisoire , le Khoanji Ali Laâridh, a accordé jeudi 23 mai un délai au mouvement salafiste lié au terrorisme « Ansar Achariâa » pour se « déterminer clairement par rapport à la violence et au terrorisme ».

Le courant d'Ansar Achariâa « a encore la latitude, mais guère pour longtemps, d'adopter une position claire condamnant le terrorisme et d'agir dans la légalité au même titre que les partis, associations et autres organisations », a affirmé Laâridh lors d'une conférence de presse.

Ce courant est « une organisation illégale qui a pratiqué la violence contre des mausolées, des locaux sécuritaires et des personnes. Certains de ses dirigeants sont impliqués dans le terrorisme mais l'Etat se comporte à leur égard en fonction des prescriptions de la loi », a-t-il ajouté.

Laâridh a en outre insisté sur le fait que l'Etat est responsable du maintien de l'ordre et qu'il continuera à  » traquer quiconque ferait usage de violence, pratiquerait le terrorisme ou aurait un rapport quelconque avec le terrorisme ».

Néanmoins, « l'Etat n'inquiétera personne pour ses idées ou ses croyances » et « n’est pas contre les campements de prêche » a-t-il assuré.

Evoquant la situation sécuritaire en Tunisie, le chef du gouvernement provisoire a fait état de « progrès » enregistrés dans le pays en matière de sécurité et de consécration de la primauté du droit, mais aussi pour ce qui est du niveau opérationnel de l'institution sécuritaire.