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ASFIM: Baraka insiste sur la transparence pour la gestion de la dette privée

Le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, a mis l’accent sur l’importance du renforcement de la transparence dans le développement du marché de la dette privée au Maroc, lors d’une conférence organisée jeudi à Casablanca par l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains (Asfim).

 

M. Baraka a indiqué que, dans un contexte marqué par “un resserrement de la liquidité”, il importe d’accélérer les réformes afin de consolider la confiance des investisseurs et de développer le marché de la dette privée, notamment à travers le renforcement de la transparence via la notation des différents émetteurs et la mise en place d’un reporting sur les marchés des capitaux permettant aux intervenants d’apprécier valablement les risques et les opportunités de ce marché.

 

“La transparence du marché de la dette passe également par une communication financière plus adéquate”, selon le ministre, qui explique que les données des émetteurs mises à la disposition des investisseurs “doivent être les plus complètes et les plus sincères possibles”.

 

Le ministre a, en outre, passé en revue les principales mesures et réformes entreprises depuis le début des années 1990, notamment la création des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), dont l’actif net est passé de 35 milliards de dirhams (MMDH) en 2002 à 245 MMDH en 2012.

 

“Les émissions sur le marché de la dette privée ont atteint plus de 70 MMDH en 2012, soit sept fois leur niveau de l’année 2006″, a-t-il poursuivi, précisant que “l’encours de la dette privée a également fortement progressé pour représenter 20 % du PIB contre à peine 9,5 % du PIB en 2008″.

 

M. Baraka n’a pas manqué de rappeler le “rôle central” que jouent les investisseurs institutionnels dans le financement de l’économie, estimant qu’ils constituent “un important levier pour accompagner les politiques du gouvernement, notamment ses stratégies sectorielles”. Il a appelé cette catégorie d’investisseurs à réduire les “asymétries d’information” entre dirigeants et actionnaires et à élaborer leurs propres évaluations des risques, affirmant que l’Etat est “fermement attaché” au développement de leur rôle au sein de l’économie nationale.

 

En ce qui concerne les récents efforts de l’Etat pour le développement de l’investissement, le ministre a souligné, entre autres, la mise en place du marché d’instruments financiers à terme, “dont le projet de loi a été approuvé par la Chambre des représentants en février 2013 et sera prochainement examiné par la Chambre des conseillers”, relevant que “d’autres instruments verront également le jour prochainement et permettront d’élargir la gamme des instruments de financement et d’investissement”. “Il s’agit de la mise en place d’un cadre législatif régissant les sukuk, les fonds indiciels cotés, les fonds immobiliers cotés (OPCI) et les obligations sécurisées”, a-t-il précisé.

 

Pour sa part, le président de l’Asfim, Amine Amor, a souligné l’importance de la contribution des OPCVM au financement de l’économie nationale, “d’où l’intérêt d’organiser cette conférence, qui vise à dresser l’état des lieux des problématiques et des enjeux actuels et à évaluer les perspectives pour optimiser le futur tant pour les émetteurs que pour les investisseurs”.

 

M. Amor a fait constater que la forte évolution du marché de la dette privée sur les cinq dernières années (+380 %) s’est faite dans “un environnement assez favorable marqué, d’une part, par des investisseurs à la recherche d’alternatives d’investissement, et d’autre part, par un ralentissement de l’octroi de crédits bancaires et le faible intérêt pour le compartiment boursier comme vecteur de levier de capitaux”.

 

“C’est dans ce cadre que le gisement de la dette privée est passé de 46 MMDH à 178 MMDH entre 2007 et 2012″, a-t-il relevé, ce qui lui confère une part de plus en plus importante parmi les canaux de financement de l’économie.

 

Le président de l’Asfim a noté toutefois que, comparativement aux pays les plus développés, le poids de la dette privée dans le financement de l’économie nationale “demeure relativement faible”. “Alors que dans les économies américaine et européennes, il représente plus du tiers du financement de l’activité économique, au Maroc on se situe à des niveaux légèrement au dessus de 10 % “.

 

La Nouvelle Tribune

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