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Famille recomposée : CE N’EST PAS TOUJOURS LA JOIE

Ces dernières décennies un nouveau phénomène de société prend de l'ampleur. Il découle de l'accroissement constant des divorces entraînant l'effritement de la famille traditionnelle. La conséquence sociale  dudit phénomène est patente. Elle se manifeste à travers les familles recomposées. Le divorce est déjà  source de perturbation pour les enfants. A peine remis de cette situation, les voilà embarqués dans une nouvelle aventure dans un nouveau milieu familial inconnu.

Cette nouvelle cohabitation n'est guerre facile. Surtout s'il s'agit d'une famille recomposée, avec d'un côté un homme et ses enfants issus d'un premier mariage et de l'autre une femme et sa progéniture léguée par un ancien mari. Les deux entités étant issues de milieux différents, les querelles et les mesquineries sont fréquentes. Le premier problème qui se pose généralement est le refus des enfants de se soumettre aux  exigences de leurs « nouveaux parents ».

Le temps et l'habitude de vivre ensemble finiront  par aplanir ces incompatibilités d'humeur dans la plupart des foyers recomposés.

Le problème  le plus complexe est le comportement des enfants entre eux. Les enfants dont le père se remarie, voient les enfants de leur « belle mère » comme des intrus. Ces derniers sont obligés de se défendre pour se faire une place. Il arrive que les enfants finissent par résoudre leurs différends et cohabiter tranquillement sous un même toit. Cela ne se fera jamais sans l'implication des  parents surtout de la femme qui doit être capable de distribuer la même dose d'amour à tous les enfants de son couple recomposé. Les enfants dont les parents ont divorcé ont besoin d'assurance, de sécurité et de stabilité. Tous les membres de la nouvelle famille doivent faire des concessions et consentir des efforts pour surmonter les différences de point de vue. Malheur à l'épouse qui  ne jouera pas ce rôle et voudra privilégier ses « propres » enfants au détriment de ceux de son nouveau conjoint. Il arrive que la maîtresse de maison échoue dans sa tentative d'instaurer une cohabitation harmonieuse. Les enfants ne veulent rien recevoir de leur nouvelle « maman ».

Les témoignages avèrent que  la vie des ménages recomposés  n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Lisons ensemble la tragique histoire de BT victime innocente d'une situation dont elle n'est point responsable. Cette étudiante bamakoise  n'a pas eu la vie toujours facile. Elle est née d'une relation hors mariage. A.T et F.C ont vécu un amour de jeunesse dont BT est le fruit. Lorsqu'ils décidèrent de se marier, les parents de la maman de FC refusèrent d'avoir pour gendre le prétendant A.T parce qu'il est sonrhaï. Gardant une lueur d'espoir, A.T  présenta FC à ses propres parents.

Quelle ne fut  sa désolation lorsque ses parents ne voulurent rien entendre. Ils avancèrent les mêmes raisons que les parents de F.C. Elle n'est pas sonrhaï et les parents de AT souhaitent avoir une belle fille de la même ethnie. Les amoureux, ne voulant pas abandonner, décident de mettre leurs géniteurs devant le fait accompli. FC tomba en grossesse et donna la vie à BT. Mais sans succès. Les parents des amoureux ont maintenu leur opposition au mariage.

INTRUSE. Le temps passa et A.T fut obligé de renoncer à sa bien aimée pour épouser celle que ses parents lui ont choisi. Les années passèrent et la femme d'A.T ne donna naissance à aucun enfant. AT se résolut  à faire sa fille BT sous le même toit que lui et son épouse sonrhaï. Au début, tout se passait bien et B.T était choyé jusqu'au moment où  sa belle mère eut enfin un enfant. Depuis lors  la belle mère repousse sa belle fille. Elle hercha à convaincre son mari que sa belle fille devait quitter la maison. Mais en fait pour l'épouse jalouse la présence de B.T sous son toit signifiait que A.T aimait toujours la maman de B.T qu'il n'avait pas pu épouser.

Le papa de B.T  craignant les reproches de sa femme cessa de lui donner de l'argent de poche. Il ne lui accordait plus d'attention. Pire ! Le père  ne voulait plus  payer les frais de scolarité de BT. «  J'ai dû me résoudre à quitter ma maison paternelle pour retourner vivre avec ma mère mariée à  un autre homme » explique B.T. Dans ce nouveau foyer la cohabitation avec les enfants du beau père n'a pas été de tout repos au début. «Je n'avais pas d'autre choix que de me conformer à la nouvelle donne. Mon père ne voulait plus rien entendre de moi de peur d'attirer les foudres de sa femme. Dieu merci ! Les enfants ont fait l'union sacrée autour de ma personne », dit-elle. B.T ne reprendra contact avec son père que lorsque ce dernier se remaria. Cette seconde épouse rassembleuse,  a tout fait pour rétablir le lien entre B.T et son père. « Petit à petit, elle a réussi à réinstaurer une complicité entre mon père et moi  », assure notre interlocutrice.

La jeune universitaire Fifi a fait voir de toutes les couleurs à la nouvelle femme de son père. Au début l'étudiante s'opposa au remariage de son papa. Le père n'a pas accepté  ce caprice. Il découvrira au fil du temps  une fille mesquine, rebelle,  prête à se transformer en victime pour un oui ou un non.

Elle a collé à  sa belle mère  le sobriquet de « la femme de mon père ». Cette seconde épouse sera toujours rejetée par Fifi. «  Je ne vais jamais accepter cette intruse car n'eut été sa présence, j'aurai convaincu mon père de reprendre ma mère. En plus je suis chez moi. Je ne suis pas obligée de vivre avec son vaurien de fils, qu'il aille chez son père s'il en a » vitupère Fifi. Le père menace de renier Fifi si jamais elle ne change pas de comportement vis-à-vis de sa nouvelle « maman » et de son « jeune frère ».

Les familles recomposées peuvent être une réussite.

La jeune femme active OS vit depuis des années dans une famille recomposée. Suite au décès de sa mère, son père s'est remarié à deux reprises sans succès. Il a finalement épousé une femme qui avait déjà plusieurs enfants issus d'un premier mariage. Pour la jeune O.S, ce dernier mariage est heureux. En effet, sa belle mère se comporte très bien avec elle et traite ses frères et s½urs comme ses propres enfants. La belle fille OS et sa belle mère sont devenues des confidentes. « Je lui raconte tous mes problèmes. Elle me conseille et me raconte à son tour ses soucis lorsqu'elle en a » confesse OS. Les « deux parties » de la famille recomposée  font désormais une  famille solidaire.

Souad Abderrahim

 

 

Enfants : POURQUOI L’APPARENCE EST-ELLE SI IMPORTANTE CHEZ LES ADOLESCENTS ?

Piercing, coiffure à la mode et chaussures de marque, autant d’attributs à l’apparence physique qui, dès les premiers signes de la puberté, acquièrent toute leur importance. Votre adolescent passe des heures devant le miroir et ne supporte pas la moindre taquinerie sur son look. Pas de panique, c’est normal !

Les adolescents (ados) oscillent entre l’envie de s’affirmer et celui de se conformer à leur groupe de pairs. Regardés, ils se sentent agressés tandis qu’ignorés, ils se sentent abandonnés, remarque le psychiatre Serge Tisseron.

Les ados vont adopter des stratégies de distinction et d’appartenance. Ils vont chercher à se distinguer du monde des enfants mais aussi de celui des adultes en adoptant un look qui « colle à leur âge ». Contrairement aux idées reçues, l’adolescent ne cherche pas à se vieillir, il cherche plutôt à faire son âge en adoptant les codes vestimentaires qui lui sont propres. Dans la sociabilité collégienne, il y a une forte pression à la conformité, note la sociologue Aurélia Mardon. Le vêtement, ainsi que tous les autres outils de l’apparence, va être mobilisé pour ressembler au groupe auquel il souhaite appartenir.

Voix, corps, pilosité, le corps subit de nombreux changements sans que l’adolescent n’ait le contrôle. Soigner son apparence est aussi un moyen, pour l’ado, de se réapproprier un corps qui n’évolue pas toujours comme il le désire. Piercing ou tatouage sont des moyens de rendre le corps plus malléable et de jouer avec les contours de leur identité.

Le travail sur l’apparence physique n’est pas qu’une pratique purement égocentrique tourné sur soi. Travailler son image est un acte orienté vers l’en-dehors, pour l’adolescent. En se regardant dans le miroir, l’ado regarde l’image qu’il propose aux autres. En se mettant en valeur, cela lui permet d’avoir une meilleure estime de lui-même. L’adolescent doit cependant prendre conscience que l’apparence physique ne fait pas tout. Les parents peuvent aider leur ado à vivre des expériences où il se sentira valorisé. L’estime de soi ne doit pas uniquement dépendre de l’apparence physique.

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