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Visite de Pierre Buyoya à Tombouctou : DES EVOLUTIONS RASSURANTES

Le  chef de la MISMA, Pierre Buyoya, était mardi dernier à Tombouctou où il a rendu visite aux troupes de la force africaine intervenant dans notre pays. Il était accompagné de plusieurs autres responsables de la MISMA.

C'est le bataillon burkinabè baptisé « Badenya » (fraternité en langue nationale bambara) qui a en charge la sécurisation des  cercles de Tombouctou et Goundam. A Tombouctou, les soldats burkinabè ont installé leur quartier général au niveau de l'aéroport, situé à 5 km de la ville. Une position hautement stratégique.

En se rendant à Tombouctou, Pierre Buyoya voulait s'enquérir de la situation réelle sur le terrain, notamment l'évolution de la situation sécuritaire et les conditions de vie des populations. Arrivée aux environs de 7 h 30 mn, la délégation a été reçue par le commandant en chef de la troupe, le colonel Gilles Bationo qui a fait le point de la situation sécuritaire globale à Tombouctou. Une situation calme dans l'ensemble avec des poches d'insécurité par endroits notamment à Ber (localité située à 70 km de la ville de Tombouctou) et Gourma-Rharous. Ber a été récemment le théâtre d'affrontements entre communautés arabes et touarègues. Les vols, braquages et intimidations y sont fréquents.

Depuis son arrivée sur le terrain, le bataillon « Badenya » a mené plusieurs opérations de ratissage et des patrouilles avec les forces armées maliennes et les quelques dizaines de militaires français de l'Opération Serval restées sur place.  L'officier burkinabè s'est félicité de la complicité qui existe entre les troupes, les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, les organisations non gouvernementales et les populations locales.

Aujourd'hui, l'administration de commandement est retour mais les services techniques tardent à se déployer. Des déplacés reviennent. Les ONG aussi.

Parmi les difficultés rencontrées par les militaires africains, il y a le problème de logistique pour quadriller l'immense zone désertique de la Région de Tombouctou, l'absence de radio pour la communication entre les différentes forces militaires (maliennes et burkinabè), le manque d'appareils de vision nocturne, l'insuffisance des effectifs  et les problèmes de ravitaillement.

Le chef de la MISMA a félicité les troupes pour les  efforts fournis sur le terrain en dépit du caractère rude de la tâche sur le terrain et pour le bon comportement dont ils font montre.

Il a rappelé que la principale mission de la force africaine, c'est d'aider  notre pays à sortir de la situation actuelle. Et cette aide doit se faire dans le respect à l'endroit des autorités et des populations. Il a  souligné que la MISMA sera bientôt transformée en MUNISMA (La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali).

Dans la logique de cette transformation, toutes les difficultés qui préoccupent les troupes en ce moment seront prises en charge. La MISMA, c'est non seulement un appui militaire mais c'est aussi une assistance politique et humanitaire. « Nous allons accompagner les autorités dans le processus de dialogue entre les communautés mais aussi pour l'organisation des élections et le retour des déplacés », a expliqué l'ancien président burundais.

La MINUSMA a été créée par la résolution 2010 du Conseil de sécurité le 25 avril, pour appuyer le processus politique dans notre pays et effectuer un certain nombre de tâches d'ordre sécuritaire. La MINUSMA va aider les autorités de la Transition à stabiliser le pays et à appliquer la Feuille de route en accordant une attention prioritaire aux principales agglomérations et aux axes de communication, en protégeant les civils, en surveillant la situation des droits de l'homme, en mettant en place les conditions indispensables à l'acheminement de l'aide humanitaire et au retour des déplacés.

L'autre temps fort de  la visite du général Buyoya a  été sa rencontre avec le gouverneur de la Région de Tombouctou Mamadou Mangara qui reçu la délégation dans sa nouvelle résidence, au quartier « Sans fil ». C'était en présence des  autorités religieuses et coutumières de la ville. Au cours de la rencontre, il a surtout été question des difficultés quotidiennes que vit la population comme le manque d'électricité qui paralyse les activités économiques de la ville et l'absence de certaines structures de l'Administration.

Les habitants de Tombouctou par la voix de Diadié Hammadoune Maïga, président du comité de crise crée lors de l'occupation, se disent rassurés par la présence du bataillon « Badenya » : « Nous étions inquiets quand les militaires français ont annoncé leur départ, mais les Burkinabè nous ont rassuré à travers leur savoir-faire », a-t-il confié. Il est revenu sur le rôle très important que le comité a joué   face aux atrocités sur la population lors de l'occupation.

Le séjour s'est poursuivi par la visite des locaux du gouvernorat et de la célèbre mosquée de Djingarey Ber. Avant de s'envoler pour Bamako à bord d'un avion militaire français, le patron de la MISMA et sa délégation ont visité les installations du bataillon « Badenya ».

Envoyé spécial

Lougaye ALMOULOUD 

 

L'essor

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