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Le SG adjoint de l’ONU juge ‘’inacceptable’’ que des femmes souffrent encore de la fistule obstétricale

Le secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations Unies (ONU), docteur Babatunde Osotimehin, a jugé ''inacceptable'' jeudi que les femmes et les filles les plus pauvres, les plus vulnérables continuent de souffrir ''sans nécessité'' de fistule obstétricale.

Dans une déclaration publiée à l'occasion de la première édition de la journée internationale pour l'élimination de la fistule obstétricale, il a souligné que les victimes de la fistule obstétricale sont ''des femmes et des filles, généralement pauvres et analphabètes, avec un accès limité aux services de santé, notamment aux soins de santé maternelle et procréative''.

Selon docteur Osotimehin, environ 2 à 3 millions de femmes et de filles dans les pays en développement sont atteintes de la fistule obstétricale, une affection qui a été virtuellement éliminée dans les pays industrialisés.

Il a fait comprendre que la fistule obstétricale peut être prévenue et dans la plupart des cas guérie. Mais malgré cela, plus de 50.000 nouveaux cas apparaissent chaque année dans ''une ère de mondialisation rapide où les technologies mobile et informatique ont changé radicalement les modalités de communication et révolutionné les frontières de la science et de la médecine''.

Ces femmes et filles vulnérables sont la raison même pour laquelle le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ''s'efforce de faire en sorte que chaque grossesse soit désirée, chaque naissance sans danger, et le potentiel de chaque jeune accompli'', a-t-il dit.

Le docteur Osotimehin, par ailleurs directeur exécutif du (FNUAP), a dit que la persistance de la fistule ''résulte d'un déni des droits fondamentaux et reflète une violation de ces droits, s'expliquant par les inégalités chroniques sur le plan sanitaire et les contraintes qui pèsent sur le système des soins de santé''.

Il a indiqué que le FNUAP dirige et coordonne la campagne pour éliminer les fistules, travaillant avec ses partenaires au cours de la décennie écoulée à rendre la fistule aussi rare dans les pays en développement qu'elle l'est dans le monde industrialisé.

C'est lors de l'assemblée générale des Nations Unies tenue en 2012 que le 23 mai a été institué comme étant la journée internationale pour l'élimination de la fistule obstétricale.

La fistule est une communication anormale entre le vagin et la vessie et/ou le rectum qui résulte d'un accouchement prolongé, difficile sans intervention médicale rapide, entrainant une perte permanente d'urines ou de selles.

Aps

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