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Fouad Laroui au CCF : Monsieur De…

L'institut français de Casablanca a organisé, mardi 21 mai 2013, une rencontre littéraire avec le romancier, poète, nouvelliste, chroniqueur et économiste Fouad Laroui, animée par Habib Hemche.

Cet intellectuel marocain, qui brille dans les lettres, est né à Oujda en 1958. Il fréquente le lycée Lyautey de Casablanca avant de rejoindre l'École des Ponts et Chaussées à Paris. Il exerce pendant quelques années à l'Office chérifien des phosphates du Maroc avant de tout abandonner pour embrasser une carrière d'enseignant et d'écrivain. Actuellement, il vit aux Pays-Bas où il enseigne la littérature française du 20è siècle à l'université d'Amsterdam. Il y a quelques jours  Fouad Laroui a remporté le prestigieux Prix de l'Académie Goncourt de la nouvelle pour « L'étrange affaire du pantalon de Dassoukine », publié aux éditions Julliard en 2012.

Questionné sur son parcours, et en particulier du tournant important qui lui a fait changer d'orientation après une brillante carrière d'ingénieur à l'OCP, le nouvelliste précise qu'il a toujours été passionné par la littérature et réplique par une histoire. L'histoire est celle d'un enfant qui pendant un tremblement de terre, au lieu de s'agiter et de crier comme tout le monde, s'assied près d'une source de lumière et se met à lire, raconte-t-il. Cet enfant c'est lui.

En réponse aux gens qui se plaignent de ne pas trouver le temps de lire, Fouad Laroui affirme avec humour que « la meilleure façon de lire, c'est de prendre très souvent  le train ». D'après lui, dans un transport en commun, on peut vraiment trouver le temps le lire. C'est une façon de se déconnecter un peu son entourage le temps d'arriver à sa destination.

Lors de cette rencontre, Fouad Laroui a parlé de son enfance, ses études et ses souvenirs, il a même déclaré en répondant à l'une des questions posées par l'assistance, qu'il a « raté sa vie» puisque tous ses copains du lycée occupent actuellement des postes très importants et sont ministres, hommes d'affaires, etc.

Durant la conversation avec Habib Hemche, les propos du poète,  tantôt philosophiques tantôt scientifiques, ont été très souvent marqués par une note d'humour.  Il est revenu sur la première nouvelle qu'il a écrit à l'âge de 8 ans et qu'il avait signée, en toute innocence, «Fouad de Laroui» imitant «Honoré de Balzac». Il explique qu'à cette époque, il croyait que chaque écrivain devait ajouter le «de» à son nom.

Concernant son premier roman, il affirme qu'il l'avait écrit parce qu'il n'arrivait pas à expliquer à son entourage cette envie brutale de vouloir tout quitter alors que son avenir était déjà tracé.  Il a décidé alors d'écrire sur ce qui l’énervait et le dérangeait dans le Maroc de l'époque dans «Les dents du topographe» (1996), un roman qui a rconnu un grand succès auprès du public et de la critique et distingué par le prix Albert Camus.

A.Loudni

La Nouvelle Tribune

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