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LE COUP DE GUEULE D'ALAIN GIRESSE "Je ne travaille pas dans de bonnes conditions"

Si ce n'est pas un cri du c½ur, ça y ressemble fort. Après quelques mois à la tête du Sénégal, Alain Giresse fait face à la dure réalité des choses. Le technicien français a choisi une radio française pour dire son courroux de devoir travailler dans de mauvaises conditions, avec un manque criard d'infrastructures. Un décalage qu'il n'a jamais expérimenté dans les autres sélections africaines qu'il a dirigées.


Alain Giresse en perd la voix. Le sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal fait contre mauvaise fortune bon c½ur, avec les conditions de travail auxquels il est astreint pour sa mission. Sans ambages, le technicien français qui s'est confié à une radio girondine, a déploré l'absence de moyens qui lui permettent de bien faire son travail. A ce propos, ce qui préoccupe le plus Giresse, ce sont les infrastructures. «Malheureusement, au niveau d'infrastructure, je ne travaille pas dans de bonnes conditions. C'est le décalage qui existe ici et que je découvre. Là ou le bât blesse, ce sont les infrastructures car, c'est la base sur laquelle on peut s'appuyer pour organiser le football. Il y'a peu d'infrastructures et une organisation limitée. C'est le côté un petit peu étonnant que je découvre ici et que je n'avais pas vu dans les autres pays africains», confesse Giresse qui dit se résigner devant une telle situation et faire avec les moyens du bord. «Moi, j'ai mes limites, il y'a des choses qui sont du ressort de l'Etat. Moi, je suis sur l'équipe nationale», dira-t-il.
Des propos qui en disent long sur l'amertume de Giresse qui, toutefois, se félicite d'avoir de bons joueurs à sa disposition. «Il y a un gros potentiel de joueurs. On trouve même de très bons joueurs», dit l'ex-sélectionneur du Mali qui, à titre d'exemple, cite le défenseur de Bordeaux Lamine Sané. «Il doit pouvoir devenir un cadre, un élément majeur de cette équipe du Sénégal. Il a les qualités pour. Il est à l'aise. C'est un bon défenseur», avoue Gigi qui n'a pas encore dit son dernier mot pour faire venir dans la tanière Henri Saivet, le partenaire de Lamine Sané en Gironde. «Je lai vu, je suis venu le voir, on a discuté, ça avance doucement, rien n'est encore définitivement arrêté. Il a dit ni oui ni non. Je lui souhaite de pouvoir vivre une coupe du monde qui compte dans la carrière d'un footballeur. Quand on a la possibilité de pouvoir le faire dans sa sélection d'origine, il ne faut pas hésiter», a confié le patron des Lions, très concentré sur les prochaines sorties du Sénégal. «C'est une course de longue haleine car, au terme de ces matches éliminatoires, il y'aura ya d'autres matches de qualification : 5 matches aller-retour. On se dirige d'abord vers les deux matches qui nous attendent au mois de juin», a-t-il conclu.
Amadou Lamine MBAYE
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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