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RISQUES EN MATIERE DE LBC/FT DANS LES ETABLISSEMENTS FINANCIERS Le Giaba pour un accroissement des déclarations d’opérations suspectes à la Centif

Le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) a, organisé, hier, un atelier, sur l'approche basée sur les risques en matière de Lbc/ft (lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme). C'est à l'intention des directeurs et responsables de conformité des banques. L'institution espère ainsi une meilleure collaboration, avec des déclarations au niveau du Centif des opérations suspectes.


Stella Attakpah, représentante du Directeur du Giaba, le Docteur Abdallah Shehu, a précisé que cet atelier avait pour objectif de guider et de sensibiliser les responsables de conformité des banques sur une approche basée sur les risques, afin d'apporter l'attention nécessaire sur les cas de hauts risques, en y attribuant les ressources adéquates. En effet, selon elle, la fonction de conformité dans le secteur financier se présente comme la dernière ligne de défense dans l'application de règlements de LBC/FT. «Ainsi, la mise en ½uvre effective de la lutte contre le blanchiment d'agent et contre le financement du terrorisme exige que ces superviseurs soient techniquement et financièrement capacités, afin de remplir de telles missions», a-t-elle dit. Basé sur une pédagogie de type participative, l'atelier devra permettre, à court et moyen terme, «un accroissement du nombre de déclarations d'opérations suspectes crédibles transmises à la Centif, une amélioration du régime de surveillance et de l'intégrité des institutions financières».
La présidente de l'Association des Responsables Conformité des banques et Etablissements Financiers du Sénégal (ARCOBEF), Aminata Mbengue, a, quant a elle, chiffre à l'appui, dénoncé la menace que constitue le LBC/FT. «Dans notre environnement immédiat, nous rappelons juste le montant de 1.120 milliard de FCFA, soit 17,6% de notre PIB portant sur le blanchiment avancé par le dernier rapport de la Centif pour la période de 2004 à 2011», avancera-t-elle, précisant que les institutions financières, conscientes de l'importance de cette lutte, ont mis en place un dispositif interne et que sur 454 déclarations de soupçons transmises à la Centif, entre 2006 et 2011, 92% proviennent essentiellement des banques.
La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), représentée par son Directeur Waly Ndour, a noté, en ce qui concerne l'Etat, qu'il est attendu la mise en place d'un cadre de coordination des actions d'évaluation des risques et la mobilisation de ressources adéquates, de sorte à atténuer efficacement ces risques. «La nouvelle vision appelle, de la part de l'Etat, des autorités de contrôle et de supervision, ainsi que des assujettis, une réorientation et un renforcement de leurs interventions pour préserver l'intégrité du système financier national, en le protégeant contre l'intrusion de fonds illicites», a dit Wally Ndour.
La mise en ½uvre du document de stratégie nationale de LBC/FT, qui sera adopté très prochainement par les hautes autorités sénégalaises, participe de cette volonté d'assurer, a-t-il, par ailleurs, ajouté, à l'échelle nationale, une cohérence des actions d'identification, de prévention et de traitement des risques de blanchiment de capitaux et de financement d'activités terroristes par le canal, notamment, du secteur financier.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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