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La ville d’Azemmour s’embellit grâce au festival Rempart’arts

Grâce à son festival, qui se tient pour la troisième année consécutive, la ville d'Azemmour  s'est transformée, pour un temps, en une véritable galerie à ciel ouvert.

Cette année, le Festival d'Azemmour, organisé du 17 au 19 mai, s'est enrichi d'une nouvelle palette d'art urbain : le Street Art. Durant trois jours, des artistes tels que Bates, Ceet, El Decetor, Kooka, Tats Cru ou encore le marocain Morran, pour ne citer qu’eux, ont été invités  à rivaliser de gigantisme pour habiller les murs de la ville, sous le regard curieux de ses habitants.

 

Littéralement «Art de Rue», le Street Art regroupe aujourd'hui autant le graffiti que les fresques murales, et se révèle ainsi picturalement et techniquement fort bien adapté au cadre de la médina d'Azemmour.

Depuis quelques années, ce concept a réussi à s'imposer sur la scène internationale comme un art à part entière. Aujourd'hui, nous ne sommes plus étonnés de voir des tags dans les quartiers marocains.  Le Street Art fait désormais partie de notre quotidien, et il est représenté dans les plus prestigieux musées et collections d'art moderne dans le monde.

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Cette édition du festival Remp'Arts a choisi comme thème Estevanico, personnage emblématique de la ville d'Azemmour. Cet esclave, devenu explorateur et savant, fut une source d'inspiration inépuisable pour les street-artistes, venus du Maroc et des quatre coins de la planète pour raconter une histoire sur les murs de cette ville qui a connu le passage de tant d'artistes.

 

Petits et grands, jeunes et moins jeunes ont envahi les ruelles étroites de la médina à la rencontre d'un art que certains découvraient pour la première fois.

On a pu ainsi voir des tableaux intriguer les passants, des couleurs captivant l'attention, mais surtout des artistes généreux  qui ont mis leur talent en ½uvre pour offrir à la petite ville un musée en plein air.

«J'espère à travers notre participation vous faire découvrir le street art à notre façon et donner une autre âme à Azemmour» : c'est avec ces paroles que l'artiste Ceet s'est adressé aux zemmouris. De son vrai nom Fouad Ben Allal, cet artiste d'origine marocaine est né à Toulouse, et est établi en Chine depuis plus de 10 ans. Sa participation au festival a rendu la ville d'Azemmour fière d'avoir fait revenir au pays l'enfant prodige du Street Art marocain.

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Remp'arts est aussi un mélange de différentes identités artistiques.

El Decertor, le spécialiste des fresques géantes, le russe Mizer, l'un des fondateurs de «Art Error», l'américain Tats Cru, qui mixe les couleurs avec aisance ou encore Kooka, ce français d'origine africaine qui a tendance à mêler les origines tribales au style graffiti moderne… tant d'artistes, qui se distinguent chacun par un style personnel, se sont tous réunis, le temps d'un festival, pour partager leur amour pour le Street Art avec les habitants d'Azemmour.

 

Pour plonger encore un peu plus le public dans le monde de la création urbaine, les organisateurs ont installé un «Sound Système» sur la place Braham Moul Niss dans la médina. Cette scène, qui n'a pas désempli, a permis au jeune public, friand de musique, de découvrir les talents et les univers musicaux de différents Dj invités pour l'occasion.

Le festival d'Azemmour dans sa nouvelle version a réussi à remporter haut la main son challenge de renforcer son engagement envers la jeunesse tout en laissant aux habitants de la ville, ainsi qu'aux touristes, des traces du passage des street-artistes invités année après année à signer leurs plus belles ½uvres sur les murs de la ville.

A. Loudni

La Nouvelle Tribune

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