SlateAfrique

mis à jour le

Cultiver en Afrique pour profiter de son eau

La Chine, l’Inde et l’Arabie saoudite sont tous trois engagés dans une politique d’acquisition de vastes terres arables en Afrique subsaharienne à des prix très avantageux. Mais leur objectif principal est de cultiver des aliments en utilisant l’eau des pays africains qui n’ont pas les infrastructures pour l’exploiter, explique The New Scientist.

«Il est clair que l’enjeu n’est pas seulement les terres, mais l’eau», affirme Philip Woodhouse, de l’université de Manchester.

Un système qui s'avère bien plus économique pour les pays acquéreurs. Ainsi, après avoir investi au Soudan pour cultiver du blé et riz, l’Arabie saoudite a réduit la surface de production de blé sur son propre territoire.

Quant à la Chine et l’Inde, bien que bénéficiant d’un système d’irrigation développé, il leur revient trop cher de faire venir l’eau des régions les mieux dotées vers les autres: du coup, louer des terres devient une option tentante.

La question est: pourquoi acquérir des terres plutôt qu’importer des aliments? Simplement parce que cette dernière solution équivaudrait à importer de l’«eau virtuelle», dans la mesure où les cultures alimentaires représentent 80% de la consommation d’eau.

Reste que cette poltique d'investissements dans les terres africaines pour s'assurer des approvisionnements alimentaires pourrait se retourner contre les pays acquéreurs en cas de sècheresse. 

Lu sur The New Scientist