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SEYDI GASSAMA, D’AMNESTY INTERNATIONAL : «Le Sénégal doit ratifier l’abolition de la peine de mort pour promouvoir les droits de l’homme»

La ratification du protocole facultatif au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (Pf-Pidesc) et du protocole visant à abolir la peine de mort, est un acquis pour l'Etat du Sénégal, vu son importance, a annoncé, hier, Seydi Gassama, Directeur de la section Amnesty International, section Sénégal. Cependant, ces protocoles seront soumis aux parlementaires, autorités gouvernementales et de la société civile.


«La ratification du Pf-Pidesc et du protocole visant à abolir la peine de mort au Sénégal, sera une avancée pour notre pays», a déclaré, hier, Seydi Gassama, lors de l'ouverture, du séminaire de sensibilisation de 2 jours, destiné aux parlementaires, autorités gouvernementale et de la société civile. Ainsi, dit-il, le Pf-Pidesc va instaurer un mécanisme de traitement des plaintes qui, pour la première fois, permettra aux victimes de violations de leurs droits, n'ayant pas obtenu justice dans leur propre pays, de saisir les Nations Unies, à travers le comité des droits économiques, sociaux et culturels, un groupe indépendant de 18 experts.
Toutefois, M. Gassama déplore qu'au Sénégal, un village qui n'a ni école, ni dispensaire, n'ait pas de recours pour la population contre l'Etat pour l'amener à les construire. Mais, souligne-t-il, le Pf-Pidesc donne droit aux citoyens, mais aussi, aux organisations de pouvoir porter plainte contre l'Etat. En effet, le Pf-Pidesc contribuerait à protéger et à promouvoir les droits de tous, notamment, sur l'accès à l'éducation, la santé, la nourriture et à la sécurité sociale.
Par ailleurs, le Sénégal a aboli la peine de mort en 2004, même si la ratification tarde à se faire. «L'abolition de la peine de mort contribue à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits de l'homme», a précisé M. Andréa Ori, représentant régional du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme pour l'Afrique, selon qui, il s'agit de renforcer l'architecture mise en place depuis la déclaration universelle des droits qui proclamait, haut et fort, l'universalité, l'égalité et l'indivisibilité de tous les droits. Aussi, M. Gassama a-t-il déploré l'attitude du député Seydina Fall. En effet, pour le droit de l'hommiste, il est d'une politique démagogique que d'aller voir des gens endeuillés, pour leur promettre que quand quelqu'un tue, on le tue aussi. Il plaidera pour une lutte contre les causes de la criminalité, plutôt que de refuser la ratification dudit protocole.
Fara MENDY
REWMI QUOTIDIEN

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