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Un microzonage en cours pour une meilleure prévention

Un symposium international s'est ouvert hier au Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) sur le thème «Les grands séismes méditerranéens : du passé au présent». Deux à trois secousses telluriques sont enregistrées quotidiennement dans le pays. «Mais dire que le nord de l'Algérie est une zone sismique ne suffit plus», insiste le docteur Abdelkrim Yellès Chaouche, directeur du Craag, en marge d'un symposium international qui s'est ouvert, hier, sur le thème «Les grands séismes méditerranéens : du passé au présent». Car pour pouvoir faire face à de tels phénomènes dans le futur, comprendre le passé et en tirer des leçons est indispensable. «La longueur de la faille est de 50 à 55 kilomètres et sa profondeur de 6 à 10 kilomètres. Le séisme a induit un soulèvement de la côte de la région de 0,5 mètre et un retrait de la mer ; un mini-tsunami avait frappé les côtes des Baléares.Jusqu'à aujourd'hui, l'eau n'a pas retrouvé son niveau initial», affirme-t-on. Mais dix ans après le séisme meurtrier de Boumerdès, que sait-on de plus sur l'activité sismique en Algérie ? «Nous en savons beaucoup plus. A cette époque, nous n'avions aucune donnée signifiante sur, par exemple, la topologie marine des côtes algériennes», rétorque le Dr Yelles Chaouche. Une large étude a depuis été menée en mer Méditerranée afin de combler ces lacunes. «Cela nous a permis de nous doter d'images des fonds marins, d'une cartographie sismique des glissements sous-marins, etc. Ce qui nous a aidé à mieux comprendre la sismicité de la région et de ses sources sismiques», poursuit-il. Et ainsi aboutir à un zonage sismique et à un microzonage. «Ce microzonage à l'échelle locale est en cours d'élaboration. Cela permettra de connaître avec exactitude la capacité des sols à réagir aux excitations sismiques et de prendre des mesures en conséquences tout particulièrement en ce qui concerne la construction et l'investissement économique», explique le Dr Yelles Chaouche. L'on sait par exemple que les côtes algériennes sont classées «zone 3», donc exposées aux aléas sismiques. Si ce degré d'exposition, d'ampleur et de fréquence ne varie globalement pas d'est en ouest, il décroît à mesure que l'on va vers le sud du pays. «D'où la nécessité absolue d'une prévention sans faille, qui passe par une parfaite connaissance de ces risques à l'échelle locale, et ce, en dotant chaque commune d'un plan d'exposition aux risques», argue le directeur du Craag. D'autant plus que l'Algérie a à son actif un historique sismique aussi violent qu'ancien. Même si des recherches sont encore à effectuer dans cette «généalogie», il a été établi que le séisme le plus ancien auquel on ait pu remonter est celui qui a eu lieu à Alger, en 1365, où il avait été enregistré quelque 100 répliques en une seule nuit. La ville d'Alger et ses environs ont été complètement détruits, une partie étant inondée. Depuis, la terre a régulièrement et violemment tremblé, détruisant à plusieurs reprises des villes telles que, entre autres, Alger, Blida, Chlef, Tipasa ou Oran. Ou encore Béjaïa, où un séisme de magnitude 5,5 a été enregistré dimanche dernier...

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