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Des partis de l’opposition réclament l’organisation de la transition

La maladie et la longue absence du président Bouteflika accentuent le débat sur «la vacance du pouvoir et la nécessité d'appliquer l'article 88 de la Constitution». Plusieurs partis politiques de l'opposition montent au créneau pour exiger la vérité sur l'état de santé du chef de l'Etat. Le RCD, Ahd 54, le FNA, le MSP, Ennahda, El Islah et Jil Jadid réclament officiellement la déclaration «de l'état d'empêchement» et la préparation de la transition. Et le black-out officiel sur l'évolution de la maladie du Président ne fait qu'élargir le camp des demandeurs de l'application dudit article qui régit ce genre de situation. La première formation politique à avoir appelé à mettre fin au blocage institutionnel engendré par l'incapacité du premier magistrat du pays à assumer ses missions est le RCD. Se référant à un constat relatif à la limitation, depuis plusieurs mois déjà, des activités présidentielles à l'intérieur et à l'extérieur du pays, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) était le premier à demander l'application de l'article 88 de la Loi fondamentale. Pour le parti de Mohcine Belabbas, «il est inadmissible pour toute la nation d'accepter une gestion des affaires du pays par procuration». «Depuis 2005, le Président n'a plus les capacité physiques lui permettant d'assumer ses responsabilités», estime le RCD en demandant une expertise médicale indépendante pour faire la lumière sur l'état de santé du chef de l'Etat. Le président de Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, emboîte le pas aux responsables du RCD et exige la transparence sur la santé du Président. Le leader de Ahd 54 dénonce l'absence quasi totale du «chef de l'Etat qui communique avec la population par des messages lus par ses conseillers». «Nous demandons un bulletin de santé du chef de l'Etat. S'il n'est pas capable de gouverner, qu'on aille, sans attendre, vers des élections présidentielles anticipées», avait-il déclaré lors d'une conférence de presse. Depuis la fin de la semaine dernière, d'autres responsables de la classe politique ont joint leurs voix à celles du RCD et de Ahd 54. Le président du MSP, Abderrazak Makri, affirme que l'application de l'article 88 de la Constitution qui prévoit le cas d'empêchement du chef de l'Etat à exercer prend, aujourd'hui, une importance accrue dans le débat public. «C'est unique dans les annales. Même du temps de Houari Boumediène, on n'avait pas connu une telle situation. La maladie du chef de l'Etat concerne tous les Algériens. On interpelle donc les responsables du pays pour nous dire quel est l'état de santé du président Bouteflika. S'il se porte bien, comme on prétend, qu'on nous le montre et tout le monde sera alors heureux !», lance-t-il lors de son passage, avant-hier, au forum de Liberté. Selon lui, le délai de 60 jours pour organiser des élections présidentielles anticipées est toujours préférable à la présentation d'un candidat du consensus. La même demande est émise par Moussa Touati, président du FNA, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, Djahid Younsi, président d'El Islah, et Fateh Rebiaï, secrétaire général d'Ennahda.  

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