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Bouteflika transféré du Val-de-Grâce aux Invalides

Admis à l'hôpital du Val-de-Grâce depuis plus de trois semaines après son transfert d'Alger pour des soins intensifs, Abdelaziz Bouteflika a quitté hier cet établissement parisien. Des médias français ont indiqué que le président algérien avait été transféré à l'Institution nationale des Invalides (INI) spécialisée dans la réadaptation fonctionnelle et les séjours médicalisés et de convalescence. B outeflika aux Invalides. Le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, a quitté l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, où il avait été admis le 27 avril dernier. Il a été transféré dans un autre établissement militaire de la capitale «afin d'y poursuivre sa convalescence», a annoncé, hier, le ministère de la Défense français dans un communiqué laconique. Mais sans toutefois préciser le nom de l'établissement. Selon la presse parisienne, Bouteflika a été transféré à l'Institut national des Invalides (Paris), «dans un appartement de convalescence», près du tombeau de Napoléon. Cette institution, qui est sous l'autorité du ministère français de la Défense, dispose d'un centre médicochirurgical de pointe et d'un centre de recherche sur l'appareillage des handicapés notamment, qui dispense des soins en hospitalisation ou en consultation. Le Parisien avait indiqué, la veille, que le président Bouteflika «se trouve dans un état grave et qu'il serait désormais en soins intensifs». De son côté, Le Figaro, qui s'appuie sur une source du ministère de la Défense, le chef de l'Etat algérien «se trouve non pas dans un appartement de convalescence aux Invalides, mais a rejoint un centre dépendant du service de santé des armées dont le lieu n'a pas été précisé». Si la presse hexagonale est catégorique quant à l'état inquiétant de la santé du président de la République, les autorités algériennes tentent désespérément de rassurer une opinion publique de plus en plus pressante. Soumis à une avalanche d'informations, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a assuré, avant-hier, que Bouteflika, qui «voit son état de santé s'améliorer de jour en jour, est tenu, sur recommandation de ses médecins, d'observer un strict repos en vue d'un total rétablissement». Cependant, dans la même déclaration, M. Sellal ajoute que «le président de la République suit journellement les activités du gouvernement». Peut-il ainsi donc observer un strict repos et suivre quotidiennement les activités du gouvernement ? Une dépêche de l'APS est allée jusqu'à dire que le président de la République  a signé, dimanche passé, «un décret présidentiel instituant le 22 octobre Journée nationale de la presse». Curieux. Si Bouteflika, âgé de 76 ans, est capable de signer des décrets et de suivre l'action du gouvernement, pourquoi ne le montre-t-on pas à la télévision dans ce cas-là ? Ce serait la meilleure manière de mettre un terme à toutes les spéculations et autres conjectures. Force est de relever que le peu de communication officielle autour de la maladie du Président est caractérisée par la confusion. Elle embrouille plus qu'elle n'apporte de clarifications formelles. Cela relève plus de la diversion que de la communication. Mais au lieu d'organiser une communication sérieuse, capable de rassurer une opinion publique de plus en plus méfiante, des ministres et autres officiels sont «chargés» de mener des attaques en règle contre des Algériens qui ne demandent légitimement qu'à être informés. Comme ce fut le cas, hier, avec le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, qui a qualifié de «brailleurs» et de «prêcheurs du désespoir» ceux et celles qui exigent simplement la transparence. Signe de confusion et de «panique» régnant au sommet de l'Etat. Le pouvoir, à travers ses différents démembrements, se montre extrêmement prudent. Il se permet le vague. Cherche-t-on à gagner du temps pendant que des voix s'élèvent pour exiger l'application de l'article 88 de la Constitution pour engager la procédure d'empêchement ? De l'avis des observateurs de la scène politique nationale, la maladie du Président et son absence qui risque de se prolonger ouvrent la voie à une série d'interrogations sur sa probable succession avant l'heure. Les décideurs seraient-ils ainsi pris de court par la maladie du chef de l'Etat ? D'aucuns estiment que l'absence de communication fiable et convaincante est le signe de tractations et autres arrangements engagés en haut lieu. L'historien Benjamin Stora, proche de l'Elysée, a indiqué hier, sur les ondes d'Europe 1 que «si la tractation était aussi sereine, il y aurait une communication plus simple, évidente, transparente, autour de la santé de Bouteflika». En somme, la maladie du Président, en plus d'avoir plongé le pays dans un état d'incertitude et d'inquiétude, révèle le malaise profond dans lequel la République est empêtrée.

El Watan

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