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Leader du MNLA -Sud : Madame Diané Mariam Koné, ministre de la Promotion des dégâts

Diplômée de l'université de Kidal, département Ansardine, consultante de renommée à la même université, spécialiste des questions d'irresponsabilités, elle aime la sensation. Accueillante avec un sourire qui vous désarme, elle montre rarement ce qu'elle veut. Mme Diané Mariam Koné aurait pu monter sur le podium des leaders du Mnla du Sud, si sa propension à ne pas collaborer avec les femmes au motif qu'elles sont paresseuses, ne l'en empêchait pas.

Diané Mariam Koné dit à qui veut l'entendre qu'elle n'a aucune solution aux problèmes de son département parce que tout simplement, elle  est ministre dans une équipe de Transition. Pourtant, Mme la ministre relève les cadres du département ; a un ½il sur tout ce qui s'y passe, y compris la gestion des tickets d'essence. Mieux partout où elle passe, elle crée des dégâts aux acteurs. En clair, elle est ministre-promotrice des dégâts pour le secteur de l'élevage et de la pêche.

Vous l'aurez compris, Mme Diané Mariam Koné, ministre de l'Elevage et de la Pêche, est notre leader de cette semaine. Honneur à cette dame bien souriante d'être la première femme à occuper la page. Comme quoi, ils sont responsables actuellement dans ce pays, ceux qui ont pris comme ambition de le mettre à genoux. Ils sont au nord du Mali à visage découvert. Hommes ou femmes, au Sud, ils se servent de leur intelligence pour mettre ce pays à genoux, comme Mme Diané Mariam Koné.

Elle aime faire parler d'elle. Elle crée des situations pour cela, et cache bien son jeu. Diané Mariam Koné a toujours rêvé d'être ministre surtout au départent de l'élevage, son domaine. Mais voilà que Diané Mariam Koné boude l'occasion présentée. Oui, en effet, à peine 24h après sa nomination, Diané Mariam Koné a fait courir le bruit de sa démission au motif  qu'elle est l'objet de pression de la part de ses parents, opposés à sa volonté d'être ministre dans un pays en situation de conflit. Une position parentale bien compréhensible. Sauf que pour Diané Mariam Koné, c'était une façon de faire monter les enchères.

Et bien, tenez le pour dit, de la part du Journal le Reporter, Diané Mariam Koné n'a jamais pensé à démissionner. Elle qui remuait ciel et terre et avait adopté comme stratégie, pour être ministre, le lynchage public de la gestion des ministres de l'Elevage en les traitant d'incompétence car ne connaissant pas le secteur (mieux qu'elle),  ne peut en aucun cas démissionner. Elle en voulait trop pour le montrer, question de classe pour une consultante de son niveau.

Pourtant, artiste au second degré, farceuse à ses heures perdues, Mme  Diané Mariam Koné était directrice du centre de formation pratique en élevage, jusqu'à sa nomination comme ministre. La voici donc ministre après avoir été priée de ne pas démissionner par les experts de la promotion féminine au motif qu'elle en est bien capable et dispose pour ce faire les compétences requises. Telle est Diané Mariam Koné. Elle appliquait ce qui lui a toujours réussi dans la vie et qu'elle a appris à l'université de Kidal : bouder ce qu'on aime pour ensuite mieux en profiter ; endormir la conscience des autres par le désintérêt. En cela, Mme la ministre n'a pas «son deux» parmi les leaders du Mnla du Sud.

Sinon comment comprendre, qu'une spécialiste des questions de genre et une consultante chevronnée puisse refuser un poste de ministre qu'elle cherchait depuis le soleil de Patraba. Ministre, Diané Mariam Koné, gère donc le département de l'élevage et de la pêche au Mali, son domaine. Et on aurait donc pu s'attendre à mieux en terme de bonne gestion. Mais c'est mal connaître Mme la ministre. D'abord, hostile aux femmes qu'elle qualifie de paresseuses. Une appréciation qui sera fortement appréciée et qui vaut son intérêt parce que Diané Mariam Koné le dit en connaissance de cause. Elle a participé à l’élaboration de beaucoup de rapports nationaux d'évaluation sur la situation des femmes, du répertoire des femmes élues au Mali, du répertoire des femmes entrepreneurs du Mali, à la mise en place du bulletin d'information sur la femme et l'enfant. Elle sait donc de quoi elle parle et devra s'assumer devant la faune malienne mobilisée pour la promotion féminine.

D'ici là, la ministre qui, en son temps, avait comme jeu favori la critique de la gestion des ministres de l'Elevage, devra montrer qu'elle est capable de redorer le blason d'un secteur qui peine à occuper sa place dans l'économie du Mali. Le pari n'est pas alléchant. Diané Mariam Koné brille par son management qui sape l'efficacité du secteur. Mieux, acteurs du secteur de l'élevage et de la pêche, mettez aux soins vos cartons de poisson ou vos bidons de lait lors des passages de Mme la ministre. Elle draine une réputation sulfureuse, en ce sens que là où elle passe, elle crée des dégâts : affichage pour montrer qu'elle est ministre ; balivernes pour dire qu'elle est une ministre dans une équipe de transition ; questions savantes pour montrer qu'elle est consultante et connaît le secteur ; disparition de vos cartons de poissions ou vos bidons de lait suite à son passage. Comme ce fut le cas lors de sa visite à Mopti.

Mme Diané Mariam Koné aura réussi l'énorme exploit touristique lors de ce déplacement à Mopti : ballade dans les pirogues pour regarder les berges avec en prime la disparition de six cartons de poissons, malgré les cadeaux offerts à la délégation ministérielle. Le hic a été le désespoir des acteurs d'entendre dans la bouche de Mme la ministre qu'elle n'a pas de solution au motif qu'elle est dans une équipe de transition. Ne pas avoir de solution n'est peut-être pas un problème, mais en tant que responsable,  être incapable de rassurer la population constitue un délit d'initié, d'irresponsabilité, domaine dans lequel excellent les leaders du Mnla, au nord qu'au sud.

Quelle perte pour le Mali ! Car, selon des statistiques croisées, notre pays dispose d'un potentiel de 15 milliards en termes de produits laitiers et dérivés de façon plus spécifique, ils représentent annuellement près de 50 milliards de FCFA et plus de 120 milliards de FCFA en terme d’importation pour les marchés respectifs du Mali et des huit pays de l’UEMOA dans leur ensemble. «Nous ne pouvons pas tout, nous sommes une équipe de transition». Aveu de Mme la ministre. Sa décision de démission est plus que d'actualité.

Qu'est-ce que la ministre a fait de la stratégie de valorisation du lait cru local, qui  repose principalement sur la maîtrise des pathologies animales et le développement des cultures fourragères.  La valorisation du lait cru local est un défi. Les structures mises en place pour relever le défi meurent à petit feu, ou ne sont plus efficaces. Présentement, la production du lait nourrit plus de 30% de la population malienne qui est non seulement productrice, mais aussi consommatrice.

Le Mali n'a toujours pas atteint les normes de la FAO. En effet, selon cette dernière, la consommation moyenne annuelle de lait par individu est de 62 litres. Or, nous n'en sommes qu'à 12 litres, un chiffre nettement inférieur qui montre qu'il est essentiel de multiplier les efforts. Mme la ministre ne déplore pas le fait que les 600 millions de litres fournis annuellement par le cheptel soient insuffisamment collectés et transformés.

Un potentiel économique et commercial de plus de 100 milliards de FCFA, telle est la valeur marchande du cheptel malien dont la démonstration été  faite par le  docteur Mantala Coulibaly, vétérinaire de renom et ancien responsable des abattoirs frigorifiques de Bamako, dans un ouvrage de référence en la matière. Aujourd'hui, avec la crise, le cheptel  malien sera décimé à 50%.

La Fédération nationale et les groupements interprofessionnels de la filière bétail Viande au Mali (FEBEVIM) ont crié sur tous les toits, rien n'a changé. Sans compter les vols de bétail, le manque d'infrastructure pour les animaux et le manque d'abattoirs qui répondent aux normes de l'UEMOA. Les pasteurs transhumants demeurent confrontés à des difficultés avec certains pays frontaliers qui volent les vaches du Mali. La gestion du projet d'appui au développement des productions animales dans la zone de Kayes sud, connaît des couacs, depuis le 4 avril 2013. Il peut nourrir ce projet, ce n'est pas la tasse de café de Mme la ministre. Autant de problèmes  que Madame la ministre fuit, parce qu'elle est dans une équipe de transition.

Pourtant, elle sait relever les cadres. Transformer son cabinet en fan's club des amis et parents. Diané Mariam Koné ne laisse rien. Elle surveille tout jusqu'aux tickets d'essence. Elle n'a aucune rigueur. Aimable et accueillante, elle cache une méchanceté portée par un esprit de revanche. Heureusement qu'elle est dans une équipe de transition, sinon point de lait et de viande made in Mali.

Diané Mariam Koné, ministre de l’Elevage et de la Pêche est diplômée en management de projets de développement (Université de Pittsburgh aux USA), chevalier de l'ordre national. Incapable de gérer des projets. Gâchis de la reconnaissance du mérite au Mali.

Békaye DEMBELE

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