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Enseignement supérieur privé au Burkina : Le CAMES échange avec les acteurs du secteur

Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) a organisé une rencontre avec les fondateurs et représentants de fondateurs d'établissements supérieurs privés du Burkina le 21 mai 2013 dans ses locaux. Objectif : partager son plan stratégique de développement et voir comment les établissements privés peuvent prendre part à la nouvelle dynamique qui est en train de se mettre en marche. Les échanges ont également porté sur la table ronde du CAMES prévue pour 2014 à Libreville ainsi que la tenue prochaine d'une rencontre des fondateurs d'établissements privés des pays membres du CAMES.

« C'est une excellente initiative du secrétariat général du CAMES. Cette nouvelle façon de faire nous convient parce que les établissements privés sont tout à fait disposés et ont grand intérêt à s'intéresser aux questions de promotion de l'enseignement supérieur dans notre espace », souligne Issa Compaoré, le vice-président chargé de l'enseignement supérieur de l'union nationale des établissements privés laïcs (UNEPL), par ailleurs directeur général de l'institut supérieur de technologies.

Cette quête de concertation, de dialogue et de partage pour améliorer les performances n'est pas spontanée. Le Pr Bertrand Mbatchi l'a été affichée dès son arrivée à la tête du secrétariat général du CAMES. « J'ai toujours clamé lors de mes interventions que l'enseignement supérieur est unique et indivisible dans le fond et que par conséquent, le CAMES avait le devoir d'accompagner autant le secteur public que le privé, car ils contribuent tous à former le capital humain, levier du développement », soutient-il dans son mot de bienvenue aux participants de la rencontre.

La présente rencontre se tient presque un mois après la 30e session du conseil des ministres du CAMES, tenue à Cotonou au Bénin, du 22 au 26 avril 2013. Une session qui restera dans l'histoire de l'institution du fait du taux de participation record, mais aussi par les résolutions pertinentes adoptées à l'occasion.

Plan stratégique et table ronde comme plat de résistance

La rencontre de ce 21 mai au siège du CAMES à Ouagadougou avait comme menu : la présentation du plan stratégique et la tenue de la table ronde prévue à Libreville en 2014. Et, les fondateurs et représentants de fondateurs d'établissements supérieurs privés semblaient très intéressés. « En nous impliquant dès le début du projet, il y a beaucoup de chances qu'on trouve des formules de partenariat et de compagnonnage pour que les deux parties puissent trouver leur compte dans leur démarche », estime Issa Compaoré qui, avant la présentation des deux points sus-cités, a fait une présentation de l'Association des établissements supérieurs privés du Faso au SG du CAMES. Puis le Pr MBATCHI a présenté la note conceptuelle du plan stratégique 2015-2019 de l'institution qu'il dirige, avant de s'attarder sur la table ronde de Libreville.

L'organisation de cette rencontre avec les patrons des établissements visait, selon le SG du CAMES, à recueillir un ensemble de réactions et de suggestions sur les différents points portés à la connaissance des fondateurs des établissements privés du Burkina.

Au sortir de cette rencontre, l'objectif semble atteint. Les participants ont marqué leur intérêt pour la participation du privé à la table ronde de Libreville.

Ouagadougou, capitale de l'enseignement supérieur privé ?

Mieux, ils se sont favorables à la tenue à Ouagadougou d'une première rencontre internationale des dirigeants d'établissements privés d'enseignement supérieur de l'espace CAMES. La dite rencontre devrait se tenir en début septembre et réunirait les responsables des établissements supérieurs privés des 19 pays membres du CAMES. Et les bases structurantes du forum ont été définies et un comité de réflexion mis en place.

Cette rencontre permettra au secteur de l'enseignement supérieur privé au Burkina -assez bien structurée- de partager son expérience avec les autres pays. Ainsi, tout porte à croire que la collaboration entre le CAMES et le secteur privé de l'enseignement supérieur et de la recherche sera étroite.

En tout cas, au sortir de cette rencontre panafricaine, le CAMES devrait avoir un interlocuteur pour l'ensemble des pays pour constituer une force de proposition pour l'aider à relever son challenge.

Car, il est temps d'essayer de faire mieux en changeant nos pensées, en cultivant l'initiative. « En le faisant, nous aurons apporté au monde ce que nous voulons pour nos descendants, notre capacité de prendre en main notre destinée, en participant à doter l'Afrique d'instruments fiables et performants pour se construire en vainqueurs et contribuer au progrès de l'humanité », lance le secrétaire général du CAMES, Pr Bertrand Mbatchi.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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