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Troisième licence de téléphonie : Le Remacotem plaide pour l’annulation du marché

Adama Traoré

Le conférencier a réitéré les critiques aux autorités maliennes pour avoir cédé en 2002, l'ensemble des 5 segments de la 2ème licence de téléphonie à un opérateur étranger, pour une modique somme de 40 millions de dollars. Pire, 75 % des actions de Ikatel a été cédé à France Télécom et seulement 25 % aux nationaux. Et tout cela sans un minimum de préparation pour l'opérateur historique, la Sotelma-Malitel qui n'a bénéficié d'aucun privilège comme cela se devait, a expliqué le conférencier. Une erreur selon Adama Traoré, qui a eu comme conséquence une vraie hémorragie financière au détriment du Mali. A en croire le conférencier, avec le dossier de la troisième licence téléphonique, les autorités maliennes veulent récidiver cette erreur dont les conséquences continuent de frapper les finances maliennes à tous les niveaux.

Les autorités maliennes persistent dans l'erreur                     

Selon lui en donnant la licence à un étranger on cautionne cette hémorragie financière. Par exemple, si l'on prend la part que représente la communication par Gsm dans le salaire d'un Malien. Il se trouve que le coût de la communication peut dépasser le prix des condiments pour un chef de famille. Aussi les appels des Maliens de l'extérieur représentent de sommes faramineuses qui renflouent les chiffres d'affaires des opérateurs étrangers. Ceux-ci s'emparent de la part du lion au détriment des nationaux parmi lesquels certains sont solvables peuvent bien prendre des actions et pourquoi pas être majoritaires. Avec un premier appel d'offres en 2011 de la 3ème licence téléphonique, le Malien Komé Cessé et le Burkinabé Apollinaire Compaoré se sont associés à Monaco-Télécom. L'appel d'offres attribué à Monaco-Télécom a été ensuite annulé. « Mais à notre grande surprise l'Etat a fait appel à une des partie, Apollinaire Compaoré pour lui attribuer par entente direct le marché en violation de toutes les règles », selon le Dr Adama Traoré. Ce faisant notre compatriote, Komé Cessé a été purement et simplement écarté comme un malpropre. « En attribuant ainsi les 100 %  des actions de la 3ème licence téléphonique, à un non Malien, c'est le Mali qui perd. Nous ne sommes pas d'accord et on va lutter. Notre pays a trop souffert. Ce n'est pas pour un individu, mais pour le Mali que nous prenons position », a déclaré le conférencier. Selon lui, le groupe Planor du Burkinabé Apollinaire Compaoré n'est pas capable de payer les 22 milliards de FCfA, il a épuisé tous les délais fixés, le dernier étant le 13 mai dernier, pendant qu'il sollicite les banques maliennes pour lui venir au secours. Pourquoi les nationaux ne feraient-ils pas la même chose pour payer les actions ?  Pour le conférencier, nous devons chercher à ce que le téléphone soit un outil de développement et non une source d'hémorragie financière. Et le gouvernement doit répondre à la question : pourquoi avoir écarté un Malien pour attribuer le marché à quelqu'un qui faisait partie du groupe adjudicataire ?

Tripatouillage du dossier 

Le Dr Traoré a expliqué que le groupe Planor avait fait le jeu pour avoir 55 % des actions et seulement 5 %  pour Monaco-Telecom ; et 40 % pour les Maliens. Alors qu'en réalité, Monaco-Telecom devait avoir 35 % et 25 % pour Planor. « La loi a été violée, on n'a pas respecté les règles établies pour attribuer les marchés, et c'est sur cette base que nous allons lutter pour casser l'adjudication de la 3ème licence. On va se battre jusqu'au bout et dénoncer », s'est indigné le Dr Traoré. Car tout pays qui ne maîtrise pas son secteur téléphonique est à la merci de celui qui contrôle ce réseau, a-t-il paraphrasé Modibo Kéita, Mao Tsétung et Thomas Sankara. « Il ne faut pas perdre le contrôle de notre secteur  téléphonique. C'est la base de notre développement et de notre sécurité », pour reprendre le Madiba Nelson Mandela. Le danger de l'attribution des 100 % de la licence à un opérateur étranger, c'est une atteinte à la souveraineté nationale.                                                                  B. Daou

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