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Egypte: efforts "intenses" pour libérer des soldats et policiers enlevés

Le Premier ministre égyptien Hicham Qandil a affirmé mardi que les autorités déployaient des "efforts intenses" pour libérer les sept membres des forces de l'ordre enlevés jeudi dans le Nord-Sinaï, où des témoins ont fait état de mouvements militaires.

L'état d'urgence a en outre été décrété dans les hôpitaux du nord de cette péninsule en proie à une instabilité croissante "pour faire face à toute urgence", selon l'agence officielle Mena.

"Des efforts intenses sont déployés à tous les niveaux pour le retour, sains et saufs, des soldats enlevés", a affirmé le Premier ministre, cité par l'agence.

Des témoins ont de leur côté indiqué à l'AFP avoir vu un hélicoptère militaire survolant une colonne de véhicules blindés.

Les forces de la police et de l'armée "vont et viennent" mais il n'y a "pas d'arrestations, pas d'opérations" pour l'instant, a dit l'un d'eux, qui habite dans la ville de Cheikh Zouayyed.

La veille, le porte-parole de la présidence avait indiqué que "toutes les options sont envisageables" pour obtenir la libération des trois policiers et quatre soldats.

"La présidence n'a négocié avec aucun des criminels. Il y a beaucoup d'alternatives sur la table, le but est de libérer les kidnappés et de protéger leurs vies", avait affirmé le porte-parole.

Les sept conscrits ont été enlevés jeudi et sont apparus dans une vidéo, depuis retirée du site de partage YouTube, pour affirmer que leurs ravisseurs exigeaient la libération de "militants politiques" bédouins détenus.

Cette affaire met sous pression le président islamiste Mohamed Morsi, confronté à la nécessité de rétablir l'ordre dans cette région sensible frontalière d'Israël et de la bande de Gaza, où l'autorité de l'État apparaît une nouvelle fois bafouée.

La sécurité dans le Sinaï s'est fortement dégradée depuis le soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak début 2011, avec une multiplication d'enlèvements et d'attaques.

En août 2012, des hommes armés soupçonnés d'être des jihadistes avaient attaqué un poste-frontière entre l'Egypte et Israël, tuant 16 gardes-frontière égyptiens avant de pénétrer avec un véhicule blindé sur le territoire israélien où ils avaient été neutralisés.

L'armée égyptienne s'était peu après massivement déployée dans le Sinaï pour tenter d'y restaurer l'ordre.

AFP

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