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Première phase des sondages d’opinion sur l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 : Trois candidats déterminants: IBK (38,90%); Soumaïla Cissé (13.52%) ; Dramane Dembélé (9,54%) La grande majorité (83%) de la population opte pour la libération de Ki

Ibrahim Boubacar Keita (RPM), Soumaila Cissé (urd), Dramane Dembélé (Adema)

Le sondage d’opinion que nous vous proposons dans cette édition  a été réalisé par Sidiki Guindo, ingénieur statisticien économiste, ancien élève des Ecoles des statistiques et d’Economie Appliquée d’Afrique, qui s’est forgé une réputation en la matière au cours des dernières années. L’enquête s’est déroulée  du 10 au 12 mai 2013 et a concerné un échantillon de 2 600 individus de 18 ans et plus dans quatre villes : Bamako, Ségou, Sikasso et Koutiala, qui renferment la partie substantielle de l’électorat malien. Ces villes servent de zone test pour les autres phases à venir.   Aussi le score obtenu dans ces villes peut être un bon estimateur du score national pour les grands partis. 81,95% des enquêtés se disent prêts à aller voter. En terme de rang, selon les intentions de vote exprimées, le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta, vient en première position, celui de l’URD, Soumaïla Cissé occupe la deuxième place. Enfin la troisième place est occupée par le candidat de l’ADEMA, Dramane Dembelé. En terme de score, IBK a entre  35,7% et 42,1% (avec une moyenne de 38,9%); Soumaïla Cissé entre 10,4% et 15,4% (avec une moyenne de 13,5%), Dramane Dembélé entre 6,1% et 11,7% (avec une moyenne de 9,5%).

Après plus d’une année de crise sans précédent, le Mali avec le concours de tous ses pays amis a bien l’intention d’organiser les élections présidentielles au mois de juillet 2013. Cette élection présidentielle est singulière pour plusieurs raisons: primo elle intervient après (sinon pendant) une crise assez amère où les responsabilités semblent être partagées; secundo, elle intervient aussi au moment où les candidats les plus âgés semblent utiliser leur dernière cartouche. Ainsi, les maliens et les partis politiques sont plus que jamais déterminés pour le choix du Président de la république. Devant une telle situation, chaque malien a le devoir de s’investir pour une réussite totale de ces élections. Pour notre part, en tant que Statisticien Économiste de ce pays, nous comptons effectuer une série de sondages d’opinion afin de prédire les résultats de ces joutes électorales. Ces sondages sont motivés par 3 raisons:

- Imiter les autres pays: En effet , presque partout ailleurs, les méthodes de sondage occupent une bonne place dans la prédiction des résultats des différentes élections. Il n’y a pas de raison que le Mali se dérobe à cette règle.

- Motiver nos dirigeants à accorder plus d’importance à la statistique : alors que les partis politiques dépensent des millions pour les campagnes électorales, aucun d’entre eux ne semblent mesurer leurs forces et faiblesses par des méthodes statistiques ni en période électorale ni après. Aujourd’hui, même le gouvernement semble ne pas avoir la culture de chiffrer les situations avant d’agir. Au Mali, l’importance accordée aux statisticiens et aux statistiques laisse à désirer.

- Défi intéressant pour un jeune statisticien : en tant qu’Ingénieur Statisticien Économiste (ISE), chercher à prédire les résultats de ces élections par des méthodes statistiques est un défi intéressant à relever.

Qui a commandité le sondage ? Ce sondage se veut neutre vis à vis des partis politiques, du nouveau comme des anciens gouvernements, des putschistes et des organisations internationales. Il s’agit d’un exercice scientifique visant à aider notre pays dans le processus de sortie de crise. C’est dans ce sens que le rapport détaillé des résultats obtenus sera gratuitement disponible en ligne dans les prochaines semaines.

Les questions posées: nous avons cherché à répondre à un ensemble de questions telles que : quelles sont les grandes préoccupations des maliens ? Quel est l’avis de la population s’agissant d’organiser les élections avant la libération de Kidal? Quel sera le score de chaque parti politique au premier tour des élections ? Y’aura-t-il un second tour ? En cas de second tour, comment se feront les reports de voix ? Qui sera le futur Président du Mali ? Quel est l’image des différentes personnalités auprès de la population ?

Le sondage d’opinion a été réalisé du 10 au 12 mai 2013 sur un échantillon de 2 600 individus de 18 ans et plus. Pour cette première phase de la série de nos sondages, nous nous sommes limités à quatre villes : Bamako, Ségou, Sikasso et Koutiala. Nous avons retenu ces villes suivant leur pertinence dans le choix du futur Président de la république. Ainsi, les villes de Bamako, Ségou, Sikasso et Koutiala servent de zone test pour les autres phases à venir. Le score obtenu dans ces villes peut cependant être un bon estimateur du score national pour les grands partis. En effet, le poids des villes retenues n’est pas négligeable dans les élections présidentielles et les résultats des villes ne sont pas sans lien avec les résultats globaux du pays. Cependant, un sondage représentatif au niveau national devrait donner des résultats davantage précis (ce type de sondage sera sans doute réalisé à l’approche des élections).

La pertinence  scientifique de l’étude :

-  Une conception rigoureuse de l’étude : la conception théorique de cette étude respecte toutes les théories d’un tel sondage.

- Des outils statistiques appropriés pour l’analyse des résultats de l’enquête : différents outils ont été utilisés et nous nous sommes assurés de la pertinence de chaque outil avant son utilisation.

L’enquête utilise la méthode des quotas (cette méthode est la plus utilisée dans le monde des sondages d’opinion). Les variables de quotas utilisées sont : le sexe et l’âge. Le niveau de formation est pris en compte lors des analyses. Nous avons enquêté 2 600 personnes reparties ainsi entre les quatre villes retenues: 860 à Bamako, 710 à Sikasso, 650 à Ségou et 380 à Koutiala. La taille de 2 600 personnes enquêtées qui respecte l’ensemble des hypothèses à vérifier pour l’estimation des paramètres, correspond à une précision de 2% au niveau de la zone d’étude. Nous avons cependant préféré donner une estimation des minima et maxima des scores calculés. On estime donc des intervalles de confiance en tenant compte de certaines réalités de terrain. Ces détails sont très importants pour juger de la qualité des résultats. Nous en profitons pour inviter nos collègues statisticiens et les bureaux d’études qui cherchent à prédire les résultats des élections à donner des détails sur la taille et la répartition de l’échantillon, la zone d’étude et le type de sondage utilisé. Sans ces détails, les résultats du sondage ne valent que ce que ça vaut.

La population est-elle motivée pour aller aux urnes ?

À la question de savoir si vous êtes prêts à aller aux élections présidentes, 81,95% des enquêtés disent être prêts à aller voter (il s’agit de la proportion des personnes qui ont été recensées lors du RAVEC et ayant l’intention d’aller voter le jour de l’élection). On peut donc espérer un taux de participation relativement élevé par rapport aux autres élections. Il faut cependant signaler qu’il peut exister un écart net entre ces intentions et la réalité du terrain. Parmi ceux qui signalent ne pas avoir l’intention d’aller voter, 44,6% pensent qu’ il n’y a pas de candidat fiable et 14,3% signalent que les élections sont truquées d’avance.

Devions-nous organiser les élections avant la libération de Kidal ?

Dans la série des questions, nous avons demandé : si nous n’arrivons pas à libérer Kidal avant la date fixée pour les élections, pensez vous que l’on doit repousser les élections ou bien les organiser dans le reste du Mali sans Kidal ? À cette question, la grande majorité des enquêtés, 82,8% préfère que l’on repousse les élections si jamais Kidal n’est pas libéré avant le jour J. Les citoyens sont donc pour la libération totale du pays avant les élections. Le gouvernement malien, les pays amis du Mali comme la France et les organisations internationales doivent fournir tous les efforts pour la réalisation de cette volonté du peuple malien. Organiser les élections avant que Kidal ne soit contrôlé par le Mali ou demander à la communauté internationale d’organiser les élections à Kidal n’est « vraiment » pas du goût du peuple malien.

Score des différents partis

À la question de savoir si les élections se déroulaient le mois à venir, pour qui allez-vous voter ? Nous avons trouvé que les résultats diffèrent selon les villes (même si une tendance se confirme dans toute la zone d’étude). Nous avons aussi constaté que certains intervalles de confiances se chevauchent (dans ce cas la conclusion est faite sur la moyenne).

- A Bamako, selon les résultats de notre étude, le district de Bamako votera surtout pour deux candidats : celui du RPM et celui de l’URD. Le candidat du RPM, IBK, vient en tête avec un score compris entre 35,3% et 42,5%. Il est suivi de Soumaïla Cissé, candidat de l’URD qui a un score compris entre 10,8% et 15,8% (avec une moyenne de 13,3%). Ces deux candidats ont donc au moins 46% des voix à Bamako. La troisième position est discutée par trois candidats : Moussa Mara, Dramane Dembelé et Modibo Sidibé. Les scores de ces trois candidats n’étant pas nettement différents.

Le candidat du parti YELEMA, Moussa Mara, a un score moyen de 10,2% avec un intervalle de variation de 7,5% à 12,8%, alors que les deux autres candidats ont chacun un score moyen de 9,2% avec un intervalle de variation de 5,5% à 11,3%. On constate au passage le bon score du jeune candidat Moussa Mara qui pourrait être parmi les 5 premiers à Bamako.

- A Ségou, dans la capitale des Balanzans (ville de Ségou), le RPM vient en tête avec un score compris entre 39,6 et 48,4%. Le candidat de l’ADEMA occupe la deuxième position avec un score moyen de 11,2% et un intervalle de variation de 9,2% à 14,1%. La troisième place se discute entre l’URD et YELEMA : Soumaïla Cissé a un score moyen de 8,6% alors que Moussa Mara a environ 8%. Les intervalles de confiance estimés se chevauchent assez pour tirer une conclusion entre ces deux partis. Il faut enfin noter que le CNID de Moutaga TALL a environ 5,5% à Ségou.

-  A Sikasso qui est une des villes les plus déterminantes dans les élections, il existe un écart net entre les deux premiers et les autres candidats. Dans cette ville, le RPM vient encore en tête avec un score compris entre 37,4% et 45,5%. Ce parti est suivi de l’URD qui a un score compris entre 15,2% et 22,6%. La troisième place est discutée entre l’ADEMA et le CODEM. L’ADEMA a entre 6,8 et 12,1% avec une moyenne de 9,7% alors que le CODEM a un score compris entre 6,8% et 12,1% avec une moyenne de 9,0%. Les deux intervalles se chevauchant largement, on ne peut conclure entre ces deux partis (ADEMA et CODEM) pour la 3ème place.

- Dans la ville de Koutiala, IBK vient encore en tête avec un score compris entre 26,0% à 35,9%. Il est suivi du SADI de Oumar Mariko qui a entre 18,5% et 27,5% (avec une moyenne de 23,01%). On constate ainsi un très bon score du SADI dans la ville de Koutiala. L’ADEMA et l’URD occupent la troisième place avec un score moyen de 10,9% chacun.

- Dans l’ensemble de la zone d’étude (c’est à dire dans les quatre villes), une tendance se dégage. En termes de rang, selon les intentions de vote exprimées, le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta, vient en première position, celui de l’URD, Soumaila Cissé occupe la deuxième place.

Enfin la troisième place est occupée par le candidat de l’ADEMA, Dramane Dembelé. En termes de score, IBK a entre 35,7% et 42,1% (avec une moyenne de 38,9%); le deuxième l’URD a un score compris entre 10,4% et 15,4% (avec une moyenne de 13,5%). L’ADEMA aura un score compris entre 6,1% et 11,7% (avec une moyenne de 9,5%). Il faut signaler qu’il n’existe pas une discrimination nette entre l’ADEMA et l’URD.

- Le cas Modibo Sidibé: lors de la conception de l’étude, avant d’aller sur le terrain, nous avions fait l’hypothèse que quatre candidats peuvent se distinguer nettement des autres. Il s’agissait de Dramane Dembélé de l’ADEMA, de Soumaïla Cissé de l’URD, d’Ibrahim Boubacar Keïta du RPM et de Modibo Sidibé le candidat du FARES. Selon les résultats de notre étude, le candidat du FARES a des scores relativement faibles par rapport aux trois autres candidats. En effet, dans les quatre villes de l’étude, le score moyen du candidat en question n’a jamais dépassé 10%. Il a juste environ 9,2% à Bamako; environ 4,1% à Ségou, environ 5,0% à Sikasso et environ 7,4% à Koutiala. Au niveau global, le candidat a un score compris entre 4,6% et 9,7% et vient en quatrième position après le RPM, l’URD et l’ADEMA. Il faut cependant noter que le candidat semble avoir les moyens qu’il faut afin d’améliorer de manière significative son score. Il peut, par exemple, bénéficier des querelles internes qui divisent l’ADEMA. Sinon à l’état actuel des choses, le candidat du FARES n’a vraiment pas la chance d’aller au second tour des élections.

- Le cas IBK: un des aspects remarquables de nos résultats est le positionnement du RPM. Sur les quatre villes d’étude, IBK vient toujours en tête avec un score nettement supérieur à celui du deuxième. À part la ville de Koutiala, le score moyen du candidat en question est 2 fois supérieur à celui du deuxième. A Koutiala, IBK occupe la première place avec un score moyen de 30,97% suivie du SADI qui a environ 23,01%.

- Le cas de l’ADEMA et de l’URD: L’URD vient en deuxième position à Bamako et à Sikasso. À Ségou, la deuxième position est occupée par Dramane Dembelé de l’ADEMA (alors que Omar Mariko du SADI se place deuxième à Koutiala). Le score final de ces deux partis (ADEMA et URD) va largement déprendre des stratégies que chacun adoptera. Le pari d’aller au second tour n’est pas encore tranché entre les deux partis.

Y’aura t-il un deuxième tour pour l'élection présidentielle ?

En observant les résultats sur l’ensemble des quatre villes, on se rend compte qu’aucun candidat n’a plus de 50%. Sous l’hypothèse que les résultats des autres localités ne viennent pas changer la tendance, on peut affirmer qu’il y aura donc inévitablement un second tour pour les élections de juillet 2013. Cette conclusion peut changer lorsqu’un candidat comme IBK obtient de grand soutien.

Selon nos résultats, IBK ira sans aucun doute au second tour. En effet, ce candidat, avec son score compris entre 35,7 et 42,1%, occupera la première position au premier tour. Il existe un doute entre l’URD (10,4 à 15,4%) et l’ADEMA (6,1 à 11,7%) car leurs intervalles de confiance respectifs se chevauchent. Cependant, l’analyse des moyennes montre que l’URD a plus de chance que l’ADEMA d’aller au second tour. Par ailleurs, ces deux partis présentent chacun des forces et des faiblesses qui ne sont pas prises en compte dans cette étude. L’ADEMA est bien implanté sur le territoire national mais présente une faiblesse liée aux querelles internes du parti et au leadership. L’URD aussi semble être bien implanté dans le pays (y compris au nord) mais présente la faiblesse liée à la démission de l’un de ses éléments clés qui vient de créer son propre parti (APR- Alliance Pour la République).

Le fait d’être qualifié de «  pro putsch «  ou  » d’anti putsch  » est-il un critère déterminant dans le choix des électeurs?

Aujourd’hui, sur la scène politique, certains candidats sont qualifiés d’anti putsch alors que d’autre sont qualifiés de pro putsch. Il est important de savoir si la population pro putsch votera pour les candidats pro putsch et la population anti putsch pour les candidats anti putsch. Dans notre étude, nous avons défini la population pro putsch comme celle ayant une image positive du capitaine Sanogo augmentée de celle qui est satisfaite du renversement du régime ATT par un coup de d’État.

Quant aux candidats, nous avons considéré comme candidats anti putsch ceux qui se sont déclarés clairement du FDR (comme ADEMA, URD) et pro putsch ceux qui ont clairement déclaré leur soutien à la junte (comme le parti SADI). Concernant le candidat du RPM, il faut noter qu’il s’est déclaré être contre le putsch (donc anti putsch) alors que certains de ses adversaires politiques le classent pro putsch. Sa situation n’est donc pas tranchée. Nous allons dans une contribution ultérieure, évaluer davantage les scores des candidats suivant la population pro putsch et anti putsch.

Comment seront réparties les voix des candidats malheureux du premier tour ? Jusqu’où les consignes de vote des candidats malheureux du premier seront suivies ? Qui sera le futur Président de la république du Mali ?

Dans les pays comme le nôtre, une bonne partie des candidats ne se présente pas pour gagner les élections mais pour négocier des postes lors des alliances du deuxième tour ou bien avoir le titre d’ancien candidat à la présidence et tester leur cote de popularité afin de mieux préparer les élections à venir. Donc, les reports de voies dépendent largement des alliances qui se tisseront après le premier tour, et aussi de l’acceptation des consignes de vote.

Au cours de notre enquête, nous avons posé des questions sur ces différents aspects. L’analyse de ces aspects fera l’objet de la deuxième contribution sur le processus de prédictions des résultats des élections par la méthode des sondages d’opinion (contribution prévue dans les semaines suivantes).

Limites de l’étude: comme tout travail scientifique, le notre n’est pas sans limites. Comme limite à ce premier sondage, nous pouvons citer deux aspects: le sondage a concerné quatre villes (Bamako, Ségou, Sikasso et Koutiala) et a été réalisé à une date bien relativement loin de celle des élections, les intentions de vote peuvent donc changer avant le jour J. Ces deux limites sont atténuées par le fait que les villes choisies sont connues pour leur poids dans le choix du Président et le fait que dans ces villes les marges de man½uvre des candidats semblent être limitées par le fait que les populations sont assez informées et choisissent bien en avance leur candidat (en milieu rural malien cette dernière hypothèse ne semble pas être vérifiée).

 

Sidiki GUINDO

Ingénieur Statisticien Economiste.

Ancien Élève des Écoles de Statistique et d’Économie appliquée d’Afrique

[email protected]

Mali Web

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