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Grand marche de Bamako : Dioncounda, Amadou Haya décidés à brader les bâtiments publics

A chaque régime, sa peine dit le sage. Cette maxime sied bien à la situation que nous vivions aujourd'hui. Notre pays serait devenu un citron dans les mains de nos dirigeants qui le pressent et le jettent. Céder les bâtiments publics situés dans le périmètre du grand marché, à des opérateurs économiques et autres spéculateurs fonciers, en cette période de transition relève purement de la délinquance financière car la mesure ne s'appui sur aucune politique gouvernementale élaborée. Il appartiendra aux Institutions légitimes du nouvel Etat de juger de l'opportunité de les rénover pour d'autres fins ou de les céder.

Le capitaine sanogo (g) ici aux côtés du président par intérim Dioncounda Traoré, le 9 avril 2012.
AFP

La gestion «opaque» du gouvernement de transition, qui déborde de la mission à elle assignée, risque de porter un coup fatal à notre patrimoine national mais aussi aux fonds publics. Comme, c'est le cas de Dioncounda et les hommes de Kati dans la gestion de l'Etat.

Après la liquidation des sociétés et entreprises d'Etat et le déménagement de certains services publics, les bâtiments administratifs libérés, dans le périmètre du centre commercial, pourraient subir une vente illicite orchestrée sinon un vrai bradage, selon nos sources, par Dioncounda Traoré et Amadou Haya Sanogo (la deuxième vague). Déjà les éventuels acquéreurs auraient été triés au volet et s'apprêteraient à verser l'argent dans les jours à venir.

Rappelons que les premières cessions à la limite du bradage, qui ont été des cas isolés perpétrés par Soumaïla Cissé, n'ont pas comblé les attentes car les vendeurs des bâtiments n'étaient autres que les acheteurs de ces mêmes édifices. Les commerçants bénéficiaires ont servi de prête-noms. Il faut noter que l'Etat malien paye par an 1.056.999.804 F CFA au titre des baux pour l'occupation de 352 bâtiments.

 

Où est donc passé le centre  commercial d'Alpha ?

Le 7 juin 2002, le président sortant, Alpha Oumar Konaré, prit un décret attribuant un espace devant abriter un centre commercial sur le périmètre qu'occupe actuellement le troisième pont de Bamako. Certains opérateurs économiques ont alors acheté des parcelles à prix d'or (50 millions de francs CFA avec exigence de les viabiliser).

L'élection d'ATT en 2002 changera plus tard le cours des choses. L'espace, prévu pour le centre commercial, a servi à la construction des voies d'accès au 3è pont. Et l'Etat promet de rembourser les acquéreurs. Mais rien n'y fit.

A leur grand étonnement, ils apprennent  par le groupement de commerçants «triés» que le gouvernement serait en passe de céder les bâtiments administratifs (direction des Impôts, direction régionale du Commerce et de la Concurrence, la direction nationale du Travail, les Eaux et Forets, etc.

Selon certaines sources, les plus hautes autorités seraient décidées à brader, les bâtiments administratifs du grand marché, alors que ceux qui ont été les victimes innocentes de l'administration publique sont en droit de s'attendre à une compensation qui se justifie.

Interloqués par les injonctions des nouvelles autorités, les bénéficiaires des lots du centre commercial «Alpha Oumar Konaré» qui attendaient le remboursement de leur argent, ont décidé de se faire entendre. Parmi eux, figurerait le nom d'un des fils du Chérif de Nioro. L'épreuve de vérité s'annonce rude pour une élite d'intellectuelle ou une bande de malfaiteurs, sous le couvert de la justice, s'efforce surtout de maintenir la paix avec les plus puissantes corporations.

De ce point de vue, le changement n'a encore porté que sur les groupes dominants et non le système. C'est cette opération vérité que je voudrais tenter ici et elle risque de ne plaire à personne. Il ne sert à rien de tricher avec son peuple. La crise au Mali  succède à une transition de vaches grasses.

Fatou CISSE

Mali Web

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