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Nigeria : poursuite de l'offensive contre Boko Haram

L'armée nigériane a annoncé lundi 20 mai avoir repris cinq localités aux islamistes dans l'Etat de Borno et a décidé d'envoyer 1 000 hommes en renfort, au sixième jour de l'offensive contre les insurgés de Boko Haram dans cette région. L'armée a "sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo après avoir détruit toutes les bases terroristes situées autour de ces localités [...] et assure la protection et la liberté" des habitants, a déclaré le général Olukolade, porte-parole de l'armée nigériane. Toutes ces localités sont situées à proximité de la frontière camerounaise et étaient considérées comme des fiefs du groupe islamiste.
Lorsqu'il a décrété l'état d'urgence dans les Etats voisins de Borno, Yobe et Adamawa, la semaine dernière, le président Goodluck Jonathan a reconnu que les insurgés avaient pris le contrôle de certaines zones d'où ils avaient retiré le drapeau nigérian et chassé les représentants de l'Etat. Selon des témoignages d'habitants, New Marte et Krenoa avaient été les cibles de frappes aériennes par l'armée nigériane, au début de l'offensive la semaine dernière.
Parallèlement à cette avancée, l'armée nigériane a annoncé que 1 000 soldats de plus allaient être envoyés dans l'Etat d'Adamawa. "Ces soldats supplémentaires vont être déployés dans des zones de tensions dans lesquelles ont eu lieu des attaques terroristes", a précisé le porte-parole de l'armée dans cet Etat.
Lire notre entretien : Face à Boko Haram, "une bataille directe et sans précédent"
BLOCUS ET EXODE
A Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno et fief historique de Boko Haram, où un couvre-feu permanent est en vigueur dans 12 quartiers, les patrouilles militaires se sont intensifiées. Lundi, des soldats tiraient en l'air depuis leur véhicule pour libérer le chemin à leur passage, selon des habitants. Les activités commerciales ont presque totalement cessé dans cette ville de plus d'un million d'habitants, et les gens se sont plaints d'avoir de plus en plus de mal à gagner de quoi vivre. Pour couper toute possibilité de ravitaillement des islamistes, l'armée impose un blocus de la région. Conséquence, le prix des denrées grimpe à Maiduguri et dans les localités du nord de Borno, les camions de marchandises ne pouvant circuler librement à l'entrée et à la sortie de la ville.
De très nombreux Nigérians fuient cette situation et traversent la frontière du Cameroun. "Depuis que le Nigeria a décrété l'état d'urgence, ils viennent ici [...] à la moindre détonation", a affirmé lundi une source sécuritaire camerounaise, soulignant que ce sont "des milliers" de Nigérians qui sont arrivés dans la région de Fotokol (dans le nord du Cameroun) depuis la semaine dernière.
Selon l'ONG Human Rights Watch, les attaques de Boko Haram au Nigeria et la répression de l'insurrection par les forces de sécurité ont fait 3 600 morts depuis 2009. En 2009, l'armée avait pilonné plusieurs quartiers de Maiduguri pendant une vaste opération contre les islamistes, qui avait fait plus de 800 morts dans toute la région.
Le monde

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Rewmi

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