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ABDOU FALL A GRAND ORAL: «Il faut sortir des cycles de tensions et de querelles pour une démocratie apaisée»

Le magazine politique grand oral a reçu, ce samedi, Abdou Fall. Hôte de Jacques Diop et de Badara Pouye, l'ancien ministre sous Wade qui se dit préoccupé par la situation nationale, notamment, les querelles des hommes politiques, est d'avis qu'«il faut qu'on sorte des cycles de tensions et de querelles, pour aller vers une démocratie apaisée».


A propos de la traque des biens supposés mal acquis, l'ex-ministre libéral est d'avis que tout homme qui prend la responsabilité d'exercer une charge publique, doit se préparer à rendre compte, un jour ou l'autre. Cependant, M. Fall déplore la politisation du débat qui, selon lui, affaiblit les institutions judiciaires du pays. Toutefois, il trouve normale la saisine de la CEDEAO, par le Pds, tout en réfutant le fait que l'Etat n'ait pas respecté la délibération de cette instance. «Quand on sait que l'Etat a ratifié les conventions de l'institution, il doit respecter les délibérations et participer à consolider ladite institution», plaidera-t-il. Parlant des mouvements de la société civile, il dira que le pays a évolué, conseillant aux leaders civils de se retrouver pour définir leur rôle de contre-pouvoir. Convaincu que le Sénégal a besoin d'une société de confiance où les gens se respectent et respectent les autres, il plaidera qu'on sorte des cycles de tensions et de querelles et qu'on aille vers une démocratie apaisée. «C'est en ce sens que nous construirons une société de confiance et non de méfiance et de défiance», précisera-t-il.
S'agissant de l'abrogation de la loi Ezzan, l'ancien ministre dit ne pas souhaiter que des affaires qui peuvent être facteur de tension soient remises sur la table. «Il faut respecter la souffrance des familles», ajoutera-t-il, d'avis que le Sénégal n'a pas besoin de ces mauvais débats. Abdou Fall se dit gêné par cette avalanche de propositions de réformes du code électoral. Pour le libéral, la refonte des institutions n'est pas l'affaire de la majorité, mais de toute une nation. Abordant le cas du Pds, Abdou Fall pense que son ancien parti n'est pas dans une logique d'opposition, mais plutôt, de survie et de résistance. Selon lui, le président Macky Sall vit une situation qu'aucun de ses prédécesseurs n'a vécue, ne disposant pas d'une majorité propre, il vit le risque que ses alliés en abusent pour déstabiliser le régime. «Le chef de l'Etat doit prendre personnellement ses responsabilités et mettre fin à cette pagaille qui risque d'être un facteur de blocage», poursuivra-t-il.
Par ailleurs, M. Fall s'est dit prêt à travailler avec le chef de l'Etat, si celui-ci se met dans une approche de ressembler les bonnes volontés du pays. Néanmoins, il tient à préciser qu'il n'est demandeur de rien. Evoquant la volonté du chef de l'Etat d'accélérer le processus pour le vote de la loi sur le nouveau code de la presse, l'ancien ministre de l'information et de la communication demande à l'Etat de renforcer la presse qui remplit une fonction essentielle, même si elle a à avoir une claire conscience de ses responsabilités, déplorant qu'elle soit devenue un moyen d'influence. L'ex-ministre de la communication sous Wade a mis en place un mouvement politique citoyen, dénommé ''alternance citoyenne Andou Nawlé'', cadre dans lequel, il avait participé aux législatives, en alliance avec la coalition ''bokk gis gis'', avant de reprendre sa liberté et envisager participer seul aux locales de 2014.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN

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