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Vision express sur… : A cause et pour les enfants

Elles sont souvent battues, violentées, maltraitées....dans le foyer ou même lorsqu'il s'agit d'un simple concubinage. Elles tiennent mordicus à rester, à supporter ces souffrances dans leur âme et dans leur chair. Mais elles sont là et restent : « Nous pas bouger » ! Elles acceptent ces violences corporelles, morales et parfois des humiliations ...-tout simplement- parce que disent-elles : « à cause des enfants ».

A l'analyse, on pourrait dire que c'est pour leurs enfants que beaucoup de femmes s'efforcent de rester dans leur foyer. Même si l'amour s'en est allé au loin. Pour leurs enfants, elles entretiennent une relation avec le papa de leur enfant dont l'issue s'avère incertaine dans la plupart des cas. En effet, pendant des années, souvent toute leur vie certaines d'entre elles, vivent au jour le jour des instants de misères, de tristesses cachées en espérant le bonheur de leurs progénitures ; les fruits de leurs entrailles. Elles le font pour une hypothétique assurance de réussite de leurs enfants, pensent-elles.

Dans nos sociétés africaines, mettre au monde un enfant ne rehausse-t-il pas la valeur de la femme ? C'est pourquoi l'on entend souvent dire que : « on devient une femme lorsqu'on a mis au monde une vie », car procréer est un évènement sacré. Nul doute que donner la vie est une épreuve et pas des moindres pour des femmes. Comment donc tourner le dos à un enfant quand on pense aux douleurs profondes de l'accouchement. Les plus malheureuses ou indépendantes - c'est selon les interprétations - supportent seules l'éducation et le bien-être de leurs enfants au risque de leur vie et de leurs images dans une société où le paraître semble être la mode de vie et la valeur cardinale à transmettre. Pour la réussite des enfants, des femmes sont capables de tout, même au risque de leur vie. Sur le chemin de la brousse à la recherche du bois de chauffe qu'elle vendra à vil prix, ou à la recherche de travail domestique, ou même fonctionnaire et/ou cadre....au nom et pour les enfants- elles vont demeurer dans leur foyer. Il en est de même avec des filles qui une fois qu'elles ont un enfant avec un homme, n'entendent plus lâcher prise. Même si les espoirs sont minces pour rétablir la relation. On peut donc affirmer que les évolutions sociales qui font que pour peu ou prou, des couples se séparent facilement ne sont pas une réalité peu commune.

Evolution sociales ou pas, des femmes se voient incapables d'abandonner même lorsqu'elles sont troublées. L'amour donne alors place à la haine. Si fait que d'aucune estime que le foyer reste la seule guerre ou l'on dort avec l'ennemi. Abscence d'affection, pas de dialogue... l'atmosphère familiale de plus en plus délétère conduit à une vie de débauche aussi bien chez la femme que chez l'homme.

La question qui se pose reste à savoir pourquoi des couples s'échinent à vivre ensemble même lorsqu'ils ne s'aiment plus sous prétexte d'assurer l'avenir des enfants ? On peut cependant comprendre aisément qu'il s?agisse d'une réalité sociale africaine qui n'admet pas de voir une femme quitter son foyer parce que l'amour est fini ; l'essentiel doit rester : l'enfant et la relation de façade. Certains penseurs affirment que les africains ont passé et passe leur temps à imiter l'Occident, les blancs. Alors, devrions-nous emboiter ce pan de leur compréhension et de leurs pratiques en matière d'amour, de relations humaines et de vie de couple ? Quand ça ne va pas, on se sépare, et à chacun de contribuer, du mieux qu'il peut, pour la réussite des enfants au vu de la loi.

Bassératou KINDO

L'Express du Faso

Le Faso

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