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Exploitation minière au Mali : Réviser les contrats et conventions

Vendredi dernier, le département des mines a initié une rencontre entre certains de ses responsables et les médias. Animé par le chef de cabinet, cet exercice avait pour but de faire connaitre le ministère des mines, ses ambitions, ses projets.
Le 17 mai dernier, la salle de conférence du ministère des mines a servi de cadre à une rencontre d'échange entre certains cadres de ce département et les journalistes. Première du genre depuis l'institution du gouvernement de transition, la rencontre avait pour but, pour les responsables du département, de « servir la vraie et saine information » à l'opinion publique  sur certains aspects qui concernent essentiellement les mines. Le ministre y était représenté par son chef de cabinet, Mahamadou Touré, qui a dirigé les débats. Selon lui, depuis leur arrivée aux affaires, ils ambitionnent de procéder à la revue des contrats et conventions d'exploration et d'exploitation de mines. Toutefois, il ne s'agit pas de reviser le code minier mais seulement revoir certains aspects des relations entre l'Etat et les compagnies minières qui interviennent au Mali. Ainsi, pour lui, il faut mettre un accent particulier sur le développement communautaire des localités où sont exploitées des mines. Par exemple, des villages miniers doivent être électrifiés et dotés de services sociaux de base comme l'école, l'eau potable, les centres de santé.
Les populations locales, selon Mahamadou Touré, doivent bénéficier encore plus des minérais extraits dans leur localité. Il s'agit, entre autres, de revoir la politique d'emploi et de sous-traitance de manière à faire bénéficier la population locale. Celle-ci peut également avoir un certain avantage si, au lieu d'exporter tout le minérai exploité, les compagnies minières approvisionnaient des comptoirs d'achat, société de droit malien dont la création doit être envisagée afin de mettre, par exemple l'or, à la disposition des populations locales. Et réguler un secteur de plus en plus informel donc incontrôlable.
L'Etat ne doit être en reste. Ainsi, une partie des impôts ou des royalties que les sociétés minières versent à l'Etat peut être convertie en or, ce qui a l'avantage pour le Mali de disposer d'une valeur refuge.
Un autre aspect qui ne pouvait ne pas être abordé par cette rencontre d'échange entre cadres du ministère des mines et journalistes, c'est l'orpaillage, une question au centre de l'actualité depuis le déguerpissement des orpailleurs de certains sites. Les cadres du ministères des mines ont d'emblée précisé que la question de l'orpaillage est gérée par les collectivités locales, notamment les communes, et non par leur département. Selon Mahamadou Touré, les orpailleurs qui ont été chassés récemment de certains sites ne se bornaient pas à faire du simple orpaillage. A ses dires, l'orpaillage traditionnel ou artisanal se pratique en surface, avec des moyens rudimentaires. Or, ceux qui ont été déguerpis disposaient de véritables machines d'exploration et d'exploitation. De plus, ils opéraient sur un site déjà attribué par l'Etat à une société minière qui se serait acquittée de tous ses droits.
L'occasion était bonne pour le conférencier de revenir sur la nécessité pour le gouvernement de sécuriser les titres et les sites miniers. « Il faut que le gouvernement soit responsable » car il est inconcevable que des sociétés investissent des centaines de millions voire des milliards de Fcfa dans l'acquisition de licence d'exploration ou d'exploitation, dans des travaux divers, pour voir d'autres personnes envahir les sites et les exploiter sans aucune autorisation et pour leur compte personnel. Aux dires de l'orateur, les orpailleurs disposent de leurs propres couloirs d'exploitation dont normalement ils ne doivent pas sortir. A cet effet, selon Mahamadou Touré, son département élabore un plan d'actions de sécurisation des titres et sites miniers qui sera soumis aux autorités.
En attendant que l'Etat prenne ses responsabilités en ce sens, le gouvernement a décidé de procéder à la fermeture des sites sauvages pendant la saison des pluies. Deux raisons à cela : les pluies peuvent occasionner des éboulements et effondrements sur les sites sauvages d'exploitation et provoquer des morts d'homme ; la fermeture de ces sites va contraindre les bras valides à retourner aux travaux agricoles menacés par la ruée vers l'or.
Cheick Tandina

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