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Bienvenue dans le BAR gratuit des animaux sauvages

Vous connaissez le MARULA ? Non ? Dommage, vous ne savez pas ce que vous ratez. Surtout, si vous êtes un fan, invétéré, de Bacchus. De toutes les délicieuses et, parfois, délictueuses boissons, chères à ce cher Bacchus, c'est la seule qui, à ma connaissance, est gratuite et ouverte à tous les amateurs des breuvages des dieux.

Le marula est un arbre dioïque, c'est-à-dire, à fleurs unisexuées, de taille moyenne. On le trouve, surtout, dans les régions boisées, du sud de l’Afrique, ainsi que, dans la partie sub- sahélienne, de l’ouest africain. L’arbre développe une cime, en forme de large couronne, et peut atteindre 18 m de hauteur. La répartition de cette précieuse espèce végétale, sur le continent africain, a suivi la migration des Bantous, une des peuplades africaines, car elle est un élément important de leur alimentation, depuis des temps immémoriaux. La principale richesse du marula, ce sont ses fruits, qui sont utilisés pour fabriquer la liqueur Amarula. Voilà pourquoi les bantous ont erré, un peu partout, en Afrique, saouls, d'avoir découvert le divin secret du, céleste, marula. Une fois mûrs, les fruits du marula ont une peau jaune-clair, et une chair blanche, qui contraste, fortement, avec celle des Bantous. Très riches, en vitamine C, environ, huit fois, la quantité trouvée dans une de nos oranges, ces fruits charnus ont un goût âpre, avec une forte saveur de térébenthine. À l’intérieur, on y trouve un noyau très dur, de la taille d’une noix.

S'il est vrai que les fruits du marula sont, couramment, mangés frais, ils sont, de plus en plus, utilisés pour préparer des jus, des gelées, mais, surtout, de la liqueur connue sous l'appellation d'Amarula. On s'enivre, d'ailleurs, rien qu'en apprenant que cette liqueur est l'une des meilleures des mondes, gouvernés par Bacchus. L’huile de marula, extraite à partir de l’amande des graines, est, aussi, une des meilleures huiles, pour les soins de la peau. Elle est riche en vitamine E, en antioxydants, et en acide oléique. Les vertus de l’huile de Marula sont, évidemment, très prisées, par l’industrie cosmétique, pour la fabrication de produits de soins de la peau, savons, maquillage…au grand bonheur de ces dames, et, de plus en plus, de ces messieurs, qui ignorent, jusqu'au nom, magique, de cet arbre, miraculeux, dont les bienfaits ne s'arrêtent pas là. Loin s'en faut. Lisez la suite, et vous comprendrez.

Je disais, donc, que le marula peut être, aussi, utilisé pour obtenir du bioéthanol, qui est un excellent carburant, utilisé pour les voitures et autres véhicules, bus ou camions. Son écorce est utilisée, en traitement prophylaxique, de la malaria, et l'effet est, pratiquement, immédiat. La gomme extraite, des branches du marula, est mélangée avec de l’eau et de la suie, pour faire de l’encre, très appréciée par les calligraphes, les plus connus. L’écorce produit, aussi, un colorant, rouge-brun, utilisé dans l’artisanat traditionnel. Les feuilles de cet arbre unique, sont mâchées, pour lutter contre les indigestions et brûlures d’estomac. L’infusion des fruits est utilisée pour laver le bétail, infesté par les tiques. De plus, les fruits sont considérés comme un puissant insecticide. On peut, également, appliquer une infusion faite, avec l’intérieur de l’écorce du marula, pour éliminer la douleur, causée par des piqûres de scorpions ou de serpents. Vous le voyez, le marula est, pratiquement, une usine chimique, aux performances et propriétés insoupçonnées. En réalité, personne ne connait, exactement le potentiel utilitaire de cet arbre, béni des Dieux, sous recommandation particulière, du plus facétieux d'entre eux : Le fabuleux Bacchus, le bienheureux.

Facétieux, Bacchus ? Incontestablement, puisqu'il est le seul Dieu à étendre ses bienfaits, en plus des humains, aux animaux, sans distinction. En effet, le fruit du marula est mangé par de nombreux animaux, partout où l'arbre pousse, en Afrique, et c'est là, le plus important des bienfaits, de cet arbre prodigieux, symbole du Dieu, Bacchus. Ainsi, dans le film « Animals Are Beautiful People » de Jamie Uys, sorti en 1974, des scènes, étranges, montrent des éléphants, des phacochères, des singes saouls, suite à l’ingestion des fruits fermentés, de cet arbre un peu particulier. Plus tard, des recherches ont mis en évidence que ces scènes, du moins, chez les gros animaux, étaient, improbables, et, de toute évidence, truquées. Un éléphant nécessiterait, en effet, une énorme quantité, de fruits fermentés, pour qu’ils aient un effet b½uf, sur lui. Pour un b½uf, par contre, la quantité est, nettement, moindre, pour que les éléphants roses, l'accompagnent dans les bras de Morphée. De toute façon, la quantité d’eau que boit un éléphant, par jour, diluerait, aussi sec, l’effet des fruits, de telle façon qu’il n’en serait pas affecté. Quant aux autres animaux de la forêt, ils préfèrent, plutôt, le fruit, juste à point, et non fermenté. Les imbéciles, ils n'ont pas, suffisamment, de cervelle, pour qu'elle soit imbibée du nectar divin.

Truquage, oui, mais la réputation de l'arbre est faite. Une réputation, ça tient à si peu, vous savez ? Dans l'imaginaire collectif, le marula devient le bar, des animaux sauvages, de la forêt africaine, et acquiert ses lettres de noblesse, au même titre que Tarzan, Akim ou Zembla. On ne compte plus les touristes qui casquent, jusqu'à 25 000 dollars, pour aller goûter aux joies du Bacchus sauvage africain. Les chercheurs scientifiques, des pays les plus évolués, se bousculent pour obtenir les bourses d'études, consacrées à ce miracle vert et pas mûr. Bref, on vient de partout, pour aller, finalement, nulle part. Mais est-ce si important ? L'essentiel ne réside-t-il pas dans le fait de partir, justement ? Tout le monde est ameuté, lors de votre départ. Mais, personne ne s'intéresse de savoir si vous êtes arrivé, quelque part. Généralement, on s'en fout royalement.

C'est si vrai que le 17 décembre, 2010, 10 millions de tunisiens se sont embarqués, dans la joie et l'allégresse partagées, pour un grand périple, qui, somme toute, ne les a conduit, nulle part. Qui, aujourd'hui, s'en soucie, vraiment ? Toute la planète, Al-Jazeera, en tête, était là, pour leur souhaiter, bon départ. Une fois, le Titanic, parti, le méchant iceberg barbu, qui rodait par là, a vite fait, d'y mettre fin, en l'envoyant par le fond. Pearl Harbor, est une, véritable, rigolade, au premier degré, à côté du naufrage de la Révolution tunisienne, le 14 janvier 2011. Même les ivrognes, les plus invétérés, qui n'avaient rien vu, en parlent, encore, mais, de moins en moins, il est vrai, tant il devient difficile, de s'enivrer, sec et tranquille, dans ce pays.

Tiens ! Cela me donne, une brillante et lumineuse, idée. Compte tenu de l'augmentation vertigineuse, du prix des boissons enivrantes, en Tunisie, qui mettent à rude épreuve, les poches des honnêtes, contribuables, et finissent par mettre les gosiers, à sec, il serait, tout à fait, économiquement, rentable, d'envisager la plantation du marula, en Tunisie. Il suffit de l'acclimater. Ainsi, à la place des millions d'oliviers, qui ne délivrent que de l'huile, qui ne peut plus rien cuire, faute d'ingrédients, coûteux, à fourguer, tous les jours, dans la marmite de la marmaille affamée, l'on pourrait envisager de se remplir, gratuitement, le ventre de liquide, autrement, plus délicieux. A condition, bien entendu, que les citoyens/clients, viennent se servir, eux-mêmes, à l'image de ce que vous allez découvrir, dans cette vidéo.

Ainsi, les clients auraient le choix entre deux options :

1 / imiter les animaux sauvages, en particulier, les babouins, nos proches cousins, que vous voyez sur la vidéo.

2 / Fabriquer de l'Amarula, qui, est une liqueur à base de sucre, de crème et du fruit du marula. Cette boisson a été lancée, en septembre 1989, par une société sud-africaine, la Southern Liquor Company. Elle a un goût très sucré, proche du caramel, et on peut la fabriquer, parait-il, facilement.

Mais attention, si vous en faites commerce clandestin, les autorités pourraient être tentées de rééditer, en Tunisie, le fameux épisode, de la prohibition, des années trente, aux Etats Unis. Le meilleur d'entre vous, serait désigné comme Al. Capone, et Lotfi Ben Jeddou, camperait, d'office, le rôle d'Eliot Ness. Nous voilà, partis, pour un remake de la série TV «les incorruptibles »,à la mode de chez nous. A condition, bien entendu, que l'on prenne, pour une fois, notre destin, en mains. Cela veut dire que, comme l'a, déjà, fait Gandhi, chacun ira fabriquer, de ses propres mains, sa boisson enivrante, du jour. Sinon, la puissance publique trouverait, toujours, moyen, de prélever, tellement, d'argent, sur un quelconque processus de fabrication industrielle, de l'Amarula, cette liqueur divine, que personne n'y gagnerait rien. Imaginez, un peu, notre désarroi, à tous, que l'on pourrait résumer, ainsi : PARTIS DE NULLE PART, ARRIVES A RIEN, MOURANT DE FAIM, ENIVRES DE PAROLES, SEVRE D'HUILE D'OLIVE, PLANTANT DU MARULA, MAIS, NE PARVENANT PAS, A BOIRE DE L'AMARULA, LES TUNISIENS SE SONT NATURALISES, BANTOUS !

J'ai, volontairement, omis de vous dire que, « Bantous »,signifie « Humains »,dans la langue kongo, parole de sorcier. KONGO, pas Congo, bande d'idiots !!!

Par Ridha Ben Kacem le 20 MAI 2013

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