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Côte d'Ivoire : 200 soldats et gendarmes pour arrêter Amadé Ouérémi

En Côte d'Ivoire, Amadé Ouérémi a été arrêté samedi 18 mai dans l'ouest du pays. Ce funestement célèbre chef milicien burkinabè a résisté pendant plusieurs mois aux tentatives du gouvernement et de l'armée pour le déloger du parc national où il avait élu domicile depuis une dizaine d'années.

Il aura fallu au moins 200 soldats et gendarmes pour le convaincre de se rendre, une arrestation sans échanges de tirs.

C'est le massacre du quartier carrefour de Duékoué, fin mars 2011, qui fait connaître Amadé Ouérémi. Des organisations de défense des droits de l'homme l'accusent notamment d'avoir exécuté avec ses hommes plus de 300 personnes lors de la prise de la ville par les Forces nouvelles, tout juste rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire.

Après la crise, le chef milicien est retourné dans le parc national du Mont Peko cultiver du cacao en toute illégalité, terrorisant les populations alentour et amassant un conséquent butin de guerre. S'il accueillait généralement les agents de l'Etat à coups de fusil, il a malgré tout accepté de désarmer quelques uns de ses éléments, et de recevoir une délégation de l'armée à l'automne 2012, venue discrètement négocier sa reddition. Dans un français plus qu'approximatif, Amadé Ouérémi avait refusé, expliquant qu'il craignait de servir de bouc émissaire pour les crimes commis pendant la crise par les forces loyales à Alassane Ouattara.

Avant de se rendre, le chef milicien a exigé la présence d'un officier, de peur d'être exécuté avant d'atteindre un lieu sûr. Les militaires l'ont immédiatement dépouillé de ses gris-gris puis l'ont emmené à Duékoué, d'où il sera transféré à Abidjan avec deux de ses lieutenants. Certains parlent déjà de La Haye comme destination finale.

RFI

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