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On vous le dit

L'étrange «ogni» destiné à un homme d'affaires qatari   Décidément, le monde du cheval continue de défrayer la chronique. Nous apprenons, en effet, qu'un homme, qui se targue d'occuper de hautes charges politiques, sans que l'on sache si cette qualité professionnelle est avérée ou pas, ni en quoi elle peut lui assurer les passe-droits dont il a bénéficié, a procédé à l'achat d'un poulain à la jumenterie de Tiaret. L'achat s'est fait de gré à gré, alors que la procédure se fait via des enchères transparentes et libres. Plus grave encore, l'heureux bénéficiaire souhaite offrir ce poulain à un homme d'affaires d'un pays du Golfe. Aussi, le chargé d'affaires de l'ambassade, représentant cet Etat, s'est déplacé à l'hippodrome du Caroubier pour observer l'animal. Petit hic quand même, le vétérinaire chargé de procéder aux prélèvements et analyses sanguins nécessaires avant tout transfert vers l'étranger, a refusé, au motif, parfaitement bien fondé, que les procédures de mise en quarantaine n'ont pas été respectées. Et, cerise sur le gâteau, personne ne peut dire, en observant les mensurations de cet animal, s'il s'agit d'un barbe, un arabe ou quelque autre espèce, ayant subi des croisements dont on ignore la nature. Cela est tellement vrai, face au «laisser-aller» et à la «désinvolture» des services compétents du département ministériel de Rachid Benaïssa, que d'aucuns se sont mis à prénommer l'animal en question «ogni», ce qui veut dire «objet galopant non identifié».     Un député «hors la loi» à Ksar El Boukhari   Une juriste, exerçant à l'Algérienne des eaux (ADE) de Médéa, a été violemment empêchée, mercredi, d'enquêter sur des branchements illicites à Ksar El Boukhari. Elle a été agressée par un député, propriétaire d'une unité de production de lait. La victime de cette agression, qui était accompagnée d'un huissier de justice, muni d'une réquisition du président du tribunal de Médéa et agissant aussi sur ordre du wali de Médéa, a été, selon ses déclarations, injuriée et frappée à coups de pied et mordue à la main par son agresseur. Il lui a même arraché son appareil photo et son téléphone portable, afin d'effacer les preuves de son agression et les photos concernant le piquage illicite à partir d'une conduite principale d'eau. Ce piquage date depuis plusieurs années et dessert cette unité de production. Un arrêt de travail médical de quinze jours a été prescrit à cette dame. Selon les mêmes sources d'information, une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie pour faire toute la lumière sur cette affaire.