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Résolutions et statuts en débat

Dernière ligne droite avant le 5e congrès du Front des forces socialistes (FFS) prévu la fin de la semaine en cours. Un congrès qui est très loin d'être ordinaire, puisqu'il verra le départ du leader, Hocine Aït Ahmed, de la direction du parti. Les délégués congressistes, au nombre de 1010, se sont regroupés ce week-end pour débattre des résolutions et des statuts du parti. Concernant la question des statuts, le changement de mode de direction du parti a été au centre des débats. Le passage d'un président de parti à un présidium composé de cinq membres pour gérer la transition a amplement été débattu et approuvé. La commission de préparation du congrès national (CPCN) a, par ailleurs, mis en avant un projet de résolutions politique et économique qu'elle a soumis à l'appréciation des délégués. Dans la résolution politique, nous dit-on, sont exposées les grandes lignes des positions du parti qui, depuis 1963, appelle au respect de l'appel du 1er Novembre 1954. Un appel qui n'a pas trouvé toute sa concrétisation en 1962, puisque l'indépendance du pays n'a pas été suivie par la construction d'un Etat démocratique et de l'édification d'une véritable union maghrébine. Abordant la situation actuelle, ladite résolution constate que le consensus national tant souhaité par Novembre a été brisé en 1962 et demeure jusqu'à aujourd'hui au stade de v½u à réaliser. Le «statu quo politique» évoqué encore par le FFS dans sa résolution, nous dit une source de la direction du parti, est maintenu à travers un feuilleton de révisions constitutionnelles visant la persistance d'«un rapport de force nu». «Le statu quo politique a pour essence de garantir la domination d'une institution de l'Etat sur les autres, qui sont déchues de tout pouvoir ou légitimité. Et c'est le militaire, dans ses rapports avec le civil, qui fait perdurer le statu quo au profit d'oligarchies et de forces diverses», indique notre source, en nous expliquant l'esprit de la résolution politique. Ce statu quo politique est concomitant à une large crise morale où pertes de repères et de confiance sont parallèles à une situation de corruption systémique et généralisée. Sans compter que la crise économique montre l'absence de vision et de projet pour faire de l'Algérie un pays moins dépendant de la rente et du cycle infernal des importations. La situation n'incite pas à l'optimisme, souligne le FFS qui, toutefois, estime que la solution existe et se traduit par la réalisation d'un réel consensus national basé sur l'édification d'un Etat de droit garantissant le respect du pluralisme politique et linguistique, le recouvrement des pleins droits de la citoyenneté et la mise en marche d'un réel développement économique. «Le FFS a toujours défendu cette option et continuera à la défendre», nous dit-on. Et d'indiquer que dans ce contexte national où aucune volonté politique n'existe pour mener des réformes dignes de ce nom, «les dynamiques populaires menées par des hommes et des femmes dans les pays voisins incitent à l'optimisme». «Le FFS se tourne vers les forces de changement, où qu'elles soient, pour construire une dynamique politique, plurielle, pacifique et organisée. L'action pacifique peut mener à l'amorce d'un mouvement citoyen et démocratique.» Tel est, entre autres points, l'appel de la résolution politique, nous dit un responsable du parti, qui estime que «la présence du FFS dans les institutions élues va permettre de donner du corps aux revendications citoyennes, donner une voix aux sans-voix et surtout accompagner les luttes pour la dignité». Ceci et d'appeler à une union du Maghreb effective, seul rempart contre les desseins néocolonialistes en phase d'exécution dans la région. Notre source note avec satisfaction le déroulement des débats au niveau des commissions qui, à l'heure où nous mettons sous presse, n'avaient pas encore été achevés.

El Watan

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