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Antoinette Sassou-N'Guesso ou la force de la foi

Mme Antoinette Sassou-N'Guesso recevant la paix du Christ des mains de Mgr Louis Portalla Mbuyu, Évêque de Kinkala, en présence du Chef de l'État

L'épouse du Chef de l'État, Antoinette Sassou-N'Guesso a soufflé ses soixante-dix bougies, le 7 mai dernier, dans la prière, à la basilique Sainte-Anne du Congo, en compagnie de son époux. Mais, la présidente de la fondation Congo assistance a aussi marqué ce jour mémorable, comme pour ne pas démentir son attachement aux ½uvres sociales, par une visite des orphelinats.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette messe eucharistique officiée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville qui a donné le sens à la célébration d'un anniversaire : « célébrer un anniversaire est une immense joie et un témoignage de reconnaissance envers les parents qui ont donné la vie, mais surtout envers Dieu le Créateur devant Lequel nous devons toujours nous incliner », a signifié l'homme d'église qui a ajouté : « vous avez voulu rendre grâce à Dieu pour le don de la vie qu'Il vous fait au jour le jour. En effet, toute notre vie est entre ses mains et c'est Lui qui nous guide et nous protège. Ce n'est que faire justice et reconnaître sa grandeur. Je n'ose vous inviter à faire le bilan à cet âge important et hautement symbolique ».

Mgr Milandou a, en outre, invité la première dame à garder la foi, en la nourrissant de l'écoute de la parole et en continuant les ½uvres de charité qu'elle accomplit à travers la Fondation Congo Assistance, mais aussi, en tant que personne physique. Justement cette messe d'actions de grâce s'est tenue en la Cathédrale Sainte-Anne. Une église dont la réhabilitation a connu l'implication personnelle de cette grande dame au c½ur de mère, sensible et magnanime. Le prélat s'en est souvenu à cette occasion et a adressé à la première dame des remerciements chargés de gratitude. « C'est l'occasion pour moi de vous dire merci pour tout ce que vous faites pour cette basilique Sainte-Anne du Congo dont vous êtes la marraine », a-t-il souligné, avant de poursuivre « Vous avez été la marraine de sa réhabilitation, de sa finition et de sa construction. Aujourd'hui, grâce à votre intervention, les bancs sont en voie d'être renouvelés et un transformateur est en cours d'installation pour une bonne électrification de la basilique et du stade Félix Eboué. Puisse l'Esprit saint vous illuminer pour que vous répondez toujours présente à l'appel de Dieu », a conclu le prélat.

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Le Couple Présidentiel en la Basilique Sainte Anne de Brazzaville au cours de la célébration eucharistique marquant le 70è anniversaire de Mme A. Sassou -N'Guesso

Le jour anniversaire n'est pas comme les autres. Il est chargé de sens et invite la personne concernée à méditer sur son avenir. Mais, Antoinette Sassou-N'Guesso ne s'est pas contentée de cette méditation. Pragmatique, elle a concilié deux appels : celui de Dieu évoqué plus haut et celui des personnes défavorisées auxquelles elle est toujours attachée. En effet, la première dame a commencé cette journée mémorable par la visite des orphelins du centre Nazareth. Les personnes de troisième âge à l'hospice des vieillards Paul Kamba, celles des petites s½urs des pauvres ont également reçu sa visite, au cours de laquelle elle leur a distribué des vivres et non vivres pour leurs besoins quotidiens. Les bénéficiaires n'ont pas tari d'éloges à l'endroit de la présidente de la fondation Congo Assistance, en la remerciant du fond de leur c½ur, pour l'attention qu'elle accorde aux personnes vulnérables et pour l'espoir qu'elle leur apporte.

Une action sociale multidimensionnelle

En fait, ½uvrer dans le social, son esprit de partage et son amour de servir les autres sont des convictions qui l'animent depuis toujours et qu'elle n'entend pas trahir. Depuis plus de trente ans, Antoinette Sassou-N'Guesso a adopté le postulat d'une action sociale dynamique et efficace couplée à sa volonté d'aider les jeunes à la formation professionnelle. Outre l'assistance et l'aide aux personnes de troisième âge, l'épouse du Chef de l'État congolais s'est également illustrée dans la protection du couple mère-enfant. Par ses actions, elle essaie d'apporter, dans une certaine mesure, un changement qualitatif dans le quotidien de milliers de personnes. Et, Antoinette Sassou N'Guesso sait porter le plaidoyer d'une solidarité concrète et agissante aux quatre coins, non seulement de son pays, mais aussi, du monde, pour appeler « une nouvelle manière de vivre ensemble, en créant un lien solide entre les personnes les plus défavorisées et le reste de la communauté nationale ».

Aujourd'hui, la Fondation Congo Assistance qu'elle a créée, a un tel encrage dans le pays, que sa démarche salutaire et pédagogique, a une résonance pertinente au-delà des frontières du Congo. Pour que « le sourire d'un enfant en bonne santé, la prise en charge des jeunes dés½uvrés, la chaleur des échanges avec les anciens... » qui constituent aux yeux de la première dame du Congo « les fondements de l'équilibre d'une société » deviennent des préoccupations partagées par tous. Déjà, on peut s'accorder pour dire que cette conviction fonde admirablement les louables actions de cette dame qui continue, avec la même abnégation, le même élan de générosité envers les femmes et les enfants, qui n'ont plus que l'espoir pour croire aux lendemains qui chantent.

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Geste de solidarité de Mme A. Sassou-N'Guesso envers les enfants orphelins

Malgré de nombreuses réalisations concrétisées, la première dame affine, chaque année, d'autres stratégies qui prennent en compte plusieurs aspects interdépendants, mais dans la synergie, qui permettent de réaliser des avancées notables. Il s'agit notamment de la formation, de la santé et de l'éducation des populations, associées au dépistage prénatal et à l'accès facile aux soins, ainsi qu'à une couverture vaccinale étendue.

Cette perspective s'est déjà traduite dans les faits. Ainsi, pour briser la chaîne de transmission du VIH-Sida de la mère à l'enfant, elle n'a pas hésité d'aller chercher les fonds hors du Congo pour engager une lutte contre cette pandémie sur le plan local. Pour tout dire, Antoinette Sassou-N'Guesso s'est toujours déployée et sans faire l'économie de ses forces et son énergie, pour soulager la souffrance des autres. À travers la Fondation Congo Assistance, elle mène d'intenses et régulières activités. On peut notamment citer l'électrification du centre d'accueil des personnes de troisième âge Paul Kamba de Brazzaville, le don d'un scanner à l'hôpital militaire de Pointe-Noire, le don d'une ambulance et des lots de médicaments au centre hospitalier d'Ongogni, la construction d'un centre préscolaire à Kinkala, la construction, à Brazzaville, d'un centre d'animation sociale pour l'adolescente-mère, la construction d'un pavillon de consultation au centre psychiatrique de Brazzaville, la réhabilitation du centre des mineurs de Louvakou, l'organisation de causeries-débats de sensibilisation sur la fièvre Ebola et le VIH/sida avec les femmes et jeunes filles. Il n'est pas évident de dresser une liste exhaustive de ces actions, tant elles sont nombreuse, variées et diversifiées.

De plus en plus, la Fondation Congo Assistance lutte pour sortir les femmes du cycle de pauvreté, en leur ouvrant l'accès à l'épargne et aux mécanismes professionnels, en s'appuyant sur le Pnud qui finance les microprojets, l'Unicef et l'Unesco pour la prise en charge de l'enfant en matière de santé et d'éducation.

La drépanocytose : une autre manche de sa lutte

Antoinette Sassou-N'Guesso s'est engagée avec conviction, comme elle sait le faire, pour offrir au Congo et, même à toute la communauté noire du monde, l'ensemble des instruments internationaux qui ont sorti la drépanocytose, première maladie la plus génétique au monde, de l'anonymat, en la faisant reconnaître comme problème de santé publique. La drépanocytose, on le sait, ne se guérit pas et les seuls traitements disponibles ne servent qu'à atténuer ou prévenir les douleurs atroces de cette maladie. Cette maladie n'avait jamais bénéficié de la moindre prise en charge. C'est donc, grâce au plaidoyer mené par Antoinette Sassou Nguesso que la drépanocytose a pu être reconnue comme priorité de santé publique par l'Union Africaine, l'OMS, l'UNESCO et l'ONU dont la résolution 67/237 fait du 19 juin de chaque année, la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. Cette reconnaissance mondiale a pour effet de conduire les Etats et les organisations internationales à investir dans la recherche et assurer le financement de la prise en charge de la maladie pour aider les familles comme c'est le cas du cancer et du VIH/sida. À côté de la drépanocytose, on peut citer l'action pionnière de la première dame du Congo dans la réduction risque de transmission du VIH/sida de la mère à l'enfant avec l'expérimentation de la viramune au Congo au début des années 2000. Son implication, particulièrement, dans cette lutte, mieux dans la protection du couple mère-enfant n'est pas estompée. Bien au contraire !

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Mme A. Sassou-N'Guesso portant dans ses bras un orphelin

Une diplomate civile et humanitaire chevronnée

Sans prendre de couleur politicienne, la première dame du Congo a joué un rôle important dans la diplomatie civile et humanitaire. Cette approche pragmatique lui a permis de parvenir au rapprochement des vues entre les leaders politiques congolais, en facilitant le retour d'exil de certains d'entre eux. Dans ce cadre, elle a multiplié des initiatives comme le train de la paix et de la solidarité, pour relancer le trafic ferroviaire et la libre circulation des biens et des personnes dans les départements sud de Brazzaville où subsistaient encore des conflits armés. Ce dispositif lui a également permis de s'impliquer dans la résolution des conflits en favorisant le dialogue entre les leaders politiques de l'opposition et ceux au pouvoir, en Côte d'Ivoire et en RDC, en impliquant les femmes et les leaders religieux dans la recherche de la paix et le règlement des conflits dans ces pays frères.

Réunies à Brazzaville le 14 février 2008, en Assemblée générale de la Mission de paix des Premières dames d'Afrique (MIPREDA), les Premières dames ont adopté un Appel dit de Brazzaville dans lequel elles reconnaissaient la diplomatie civile et humanitaire comme un important outil de leur intervention dans la résolution des conflits sur le continent. Elles invitaient alors les femmes africaines à s'engager à leurs côtés dans le cadre de cet outil et lançaient, par la même occasion, un « appel pressant à l'Union Africaine, à l'ONU, aux organisations internationales et régionales de soutenir cette initiative qui contribue à préserver la paix, la stabilité, la sécurité, et le développement durable du continent ».

Tout compte fait, Antoinette Sassou-N'Guesso a consacré et consacre encore une grande partie de son existence à la promotion des valeurs sociales et au développement des actions en faveur de l'humanité. Il n'est donc pas exagéré de dire que l'épouse du Chef de l'État congolais est restée, malgré le cours des ans, fidèle à ses aspirations : la justice et la charité.| Dpt de la communication, Présidence de la République du Congo

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Mme A. Sassou-N'Guesso au chevet des personnes du troisième âge

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