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L’armée et le contrôle de Kidal et de sa région : Le Général Yamoussa démissionnera-t-il ?

Cela fait des jours que nos forces de défense et de sécurité quadrillent la ville de Kidal et même sa région en vain. Elles ne sont toujours pas rentrées dans la capitale des Ifhogas. Et pour cause, l'ordre de Bamako se fait attendre. Dans ces mêmes colonnes, nous vous parlions de la prise de Kidal dans les heures qui viennent, en réalité, cette affaire est un os dans la gorge de nos autorités qui font tout pour l'occulter. Dans notre livraison dernière, nous avons rappelé les accords d'Alger de 2006 qui donnent l'autonomie à part entière à cette région. De nos jours, l'armée est butée et continue de tourner en rond car, nos indiquent que certaines unités sont à deux km de la ville. C'est dire que l'avancée de la troupe est difficile mais la volonté de nos vaillants soldats à libérer cette aprtie du territoire et palpable. Seulement, ils attendent le feu vert de Bamako qui privilégie semble-t-il le dialogue.

 

 

Au moment où nous bouclons cette édition, la date du 15 mai est passée et l'armée n'est toujours pas dans Kidal. Pourtant, le Ministre de la défense et des Anciens Combattants, Général Yamoussa Camara, avait martelé face aux élus de la Nation que « l'armée libérera Kidal et sa région d'ici le 15 mai ». Parole d'un général.

Maintenant que cela n'est pas fait, qu'attend-t-il pour rendre le tablier, s'interrogent bien de compatriotes ?

 

 

Koulouba 2013 :

Attention Joe Brin arrive!

Le tocsin semble sonné pour les prétendants à Koulouba. Et pour cause, la course pour le pouvoir a sonné avec l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle au 28 juillet prochain au lieu du 07 selon le Président de la République par intérim lors de sa rencontre mercredi, avec les donateurs à Bruxelles. Le camp du Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM), El Hadj Ibrahim Boubacar Kéïta, alias « Joe Brin » pour les intimes et ses alliés (partis politiques, associations et mouvements de soutien et non les moindres), sont fin prêts pour la joute électorale du 28 juillet prochain. Une partie inédite dans l'histoire de notre démocratie balbutiante car le Président intérimaire actuel ne sera pas candidat. A en croire nos sources, le rouleau compresseur de Joe Brin, IBK surprendra ses adversaires les plus coriaces après avoir tiré les leçons des « échecs » et autres complots des années 2002 et 2007 sous le règne AOK et ATT.

La persistance de Paris pour le respect de la date du mois de juillet prochain, met une pression terrible sur le gouvernement de transition dirigé par le duo Dioncounda/ Django Cissoko qui, attend la rencontre des bailleurs du Mali à Bruxelles pour annoncer le décalage de l'élection présidentielle du 28 juillet prochain. En réaffirmant vendredi dernier le respect de la date du premier tour de l'élection présidentielle, le Président français François Hollande et son homologue Nigérien, Mahamadou Issoufou, veulent que le Mali sorte de sa situation de « non Etat » puisque les autorités de la transition ne jouissant d'aucune légitimité du peuple malien et ne sauraient engager le pays dans des engagements internationaux importants. C'est fort de cette pression de la communauté internationale, que la classe politique vient de mettre elle aussi, le turbo en vue de mouiller le maillot lors de cette présidentielle inédite puisque la bataille est ouverte.

 

 

Mobilisation générale

Au RPM, comme chez ses alliés politiques, forces vives et non les moindres (associations, mouvements et religieux), la mobilisation est de mise à tel point que le porte-étendard des tisserands, El Hadj Ibrahim Kéïta, aidés par de grosses pointures telles que Oumar Ibrahim Touré, de l'URD ( en passe de créer sa formation politique), un parti qu'il a réussi à installer, galvaniser avant d'être récemment traînée dans la boue dans une affaire d'Etat sous le lugubre règne d'ATT. La suite est connue. Aussi, Soumeylou Boubèye Maïga qui vient de claquer la porte de l'ADEMA suite à la désignation du jeune loup aux dents longues, Dramane Dembélé comme candidat des abeilles, croit qu'IBK est l'homme qui pourra changer, voir sauver le bateau Mali. SBM, cette « bête » politique s'apprête à lancer son parti politique et semble être d'accord avec le choix d'IBK, le rassembleur, le sauveur qui pourrait sortir le Mali de l'ornière. Outre SBM, d'autres grosses pointures de l'ADEMA qui drainent des milliers d'électeurs derrière eux, s'apprêteraient à mouiller le maillot pour Joe Brin.

 

 

Les leçons de 2002 et 2007 tirées...

Après avoir tiré les leçons du « complot de 2002 orchestré par le régime d'Alpha Oumar Konaré et ses partenaires politiques d'alors », cette fois-ci, les tisserands sont déterminés à monter à Koulouba sans bavure, ni anicroche. Et pour cause ! « Nous avons tiré les leçons du passé de la création de notre parti à ce jour. Tout a été fait contre nous mais avions jugé nécessaire de reculer, pour mieux sauter », martèle, un membre influent du Bureau Politique National du RPM qui a requit l'anonymat.

 

 

Le recul du leader du RPM en 2002 renonçant à sa victoire grâce à ses 52,4% dès le premier tour et qui avait mis en ébullition le Mali tout entier à l'époque, a fait de Joe Brin pour les intimes, l'homme politique le plus populaire.

 

 

Panique dans les rangs...

«De nos jours, citer le nom de l'homme, cela crée la panique dans les rangs de nos adversaires et non les moindres. Nous ne sommes pas surpris de voir des alliances tous azimuts se sceller pour semble-t-il lui barrer la route lors de cette présidentielle. En tout cas, ce dont ils ont peur aura lieu car, nous surprendrons cette fois-ci ! Vous savez, notre candidat demeure le seul à parler d'entente, de cohésion. C'est un fédérateur contrairement à certains», nous confie, Mamadou Diarra, militant de la première heure du RPM à Banankabougou trop sûr du travail de sape qu'ils ont fait et continuent de faire avec leurs alliés dans tout le pays et à l'étranger.

 

 

Expérience de la gestion d'Etat

Et pour cause !

« Son séjour à la primature, six ans durant, a permis à cet homme d'état de marquer le peuple malien par son autorité, son sens élevé de l'Etat. Son élection à la présidence de l'Assemblée Nationale en 2002, a permis à IBK de conforter son expérience de la gestion d'Etat », explique Dr Abdramane Sylla, député de son état.

 

 

Pour cet autre proche compagnon de lutte : « Notre président a reçu trop de coups durant le règne démocratique du fait de sa franchise, son sérieux, sa sagesse, son respect de la parole donnée et sa fidélité. Aujourd'hui, l'heure est arrivée pour nous après ces années de gestion, de faire appel au peuple malien pour nous faire confiance».

 

 

Tentacules à l'étranger...la Baraka

« Membre de l'International socialiste, Ibrahim Boubacar Kéïta, celui-là même quia su man½uvrer pour que son parti l'ADEMA PASJ, a forgé sa « carapace d'homme d'Etat tant au Mali qu'à l'étranger, il a su tisser ses tentacules à l'étranger comme au pays, a séduit le peuple par son autorité, son sens élevé de l'Etat. Même u tour de nous, les Chefs d'Etat de la sous région voit en IBK, un gage de stabilité pour le Mali où il bénéficie d'une forte popularité puisque rassembleur ; chez les voisins, Joe Brin les rassure lorsqu'il sera à Koulouba à cause de sa modestie, de sa connaissance du terrain et de la préservation des intérêts de tout le monde », précise un proche. C'est fort, poursuit de notre interlocuteur, de cet avantage : « que le Président du RPM après son passage à la primature et à l'Assemblée Nationale, qu'IBK a séduit plus d'un. Dans la grande muette que chez le citoyen lambda, IBK a su prouver qu'il aime le Mali et veut apporter sa pierre à l'édification d'un Mali fort et prospère. C'est compte tenue de cette vision, qu'on lui mettra les bâtons dans les roues durant vingt ans de règne AOK et ATT. La suite vous la connaissez ! C'est ce qui explique le recul d'IBK, pour mieux sauter. De nos jours, c'est ce qui explique sa popularité au Mali comme à l'étranger à cause de ce qui précède».

 

 

Ce qu'IBK devra corriger...

Selon bien de fin connaisseurs de l'homme d'Etat, IBK une fois élu Président de la République du Mali devra revoir sa façon de travailler. C’est-à-dire être au four et au moulin comme ATT au début de son mandat en 2002; toujours matinal pour contrôler le travail de son gouvernement; planifier les rendez-vous et être toujours disponible ; aussi s'entourer d'une équipe de choc ne trainant pas de casseroles derrière eux car, il s'agit de donner un nouveau départ au Mali. Cela est très attendu par les citoyens.

 

 

Au regard de la mobilisation de ses troupes, la bataille pour Koulouba s'annonce âpre. Au RPM, cela est connue. D'où toutes les dispositions qui ont été prises pour éviter d'être pris au dépourvu. L'optimisme est de mise chez les tisserands et leurs alliés à les entendre parler car, de grands électeurs ont décidé de faire entendre leur voix : les jeunes, les femmes et surtout les religieux en l'occurrence les musulmans afin de réaliser une victoire dès le premier tour.

 

 

En attendant, la pression de Paris semble être une patate chaude dans les mains du gouvernement de transition, qui vient par la voix du Président par intérim, la date du 28 juillet pour le premier tour de l'élection présidentielle.

En tout cas, chez les tisserands et leurs alliés, l'optimisme est de mise pour la victoire finale. Et au soir du 28 juillet prochain.

Affaire à suivre !

 

 

Bokari Dicko

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