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Mustapha Benbada : «Le dossier du pain est toujours en examen»

Le gouvernement ne prévoit pas une augmentation du prix du pain fixé à 7,5 DA la baguette ordinaire et 8,5 pour le pain amélioré. C'est ce qu'a annoncé, jeudi en marge des travaux du Sénat, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, précisant dans ce sillage que le dossier du pain est soumis à l'examen. «Le dossier du pain est encore ouvert et la question est examinée avec sérieux», a indiqué M. Benbada, rappelant que la baguette de pain n'a pas fait l'objet de révision depuis «une vingtaine d'années». Pour le ministre, la commission mixte chargée de l'évaluation du prix réel du pain, composée de représentants des ministères du Commerce, des Finances, de l'Agriculture, de la Fédération nationale des boulangers (FNB), de l'Office algérien des professionnels des céréales et du groupe industriel Riad, avait fixé le prix de la baguette à 8 DA pour le pain ordinaire et 10 pour le pain amélioré. Concernant la vente de pain hors prix, M. Benbada a estimé que les prix de certains types de pain restaient libres, reconnaissant cependant l'existence de dépassements dans beaucoup de boulangeries et qui ont donné lieu à la fermeture de 163 par les agents de contrôle en 2012. Par ailleurs, le représentant du gouvernement a ajouté que son ministère a réuni plusieurs experts afin de trouver des solutions appropriées permettant de réserver le blé tendre (farine essentielle à la fabrication du pain) exclusivement à cette fin. Interrogé par un sénateur sur l'opération de contrôle de produits alimentaires lors d'une séance en plénière consacrée aux questions orale, le ministre a tenu à préciser que les agents de contrôle ont toutes les prérogatives de saisir les produits impropres à la consommation et déposer plaintes contre les contrevenants, car ils sont asssermentés. L'orateur dira qu'en 2012, plus de 65 000 infractions ont été enregistrées et plus de 9000 tonnes de produits alimentaires ont été retirées du marché suite à l'opération de contrôle effectuée par les services du ministère du Commerce. Les produits en vente sur le marché sont soumis, selon le ministre, à un contrôle de conformité aux normes depuis 1992. Il a cité le décret exécutif n°12-214 du 15 mai 2012 définissant les conditions et l'utilisation des additifs dans les produits alimentaires destinés à la consommation humaine, tout en s'adaptant aux progrès scientifiques et technologiques survenus dans l'industrie agroalimentaire. Ce décret qui est entré aujourd'hui en vigueur, soit une année après sa publication dans le Journal officiel, définit la liste des additifs alimentaires autorisés, leurs fonctions et leur numérotation internationale, outre les catégories alimentaires concernées par ces additifs et les taux autorisés, a précisé M. Benbada. Les capacités humaines mobilisées pour l'opération de contrôle s'élèvent à 7000 agents au niveau national, en plus de ceux déployés au niveau des 20 laboratoires spécialisés dans le contrôle de la qualité et la répression de la fraude, en attendant le recrutement de 1000 nouveaux agents en 2013 dans le cadre du programme du recrutement sectoriel quinquennal 2010-2014. Le ministre avoue que les efforts «considérables» fournis dans ce cadre restent insuffisants, au regard des aspirations du consommateur algérien à davantage de protection et d'information de la part des services et instances concernés.

El Watan

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