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FRANCE: Le droit de vote des étrangers examiné après les municipales de 2014


Un an après son arrivée au pouvoir, François Hollande a donné sa deuxième grande conférence de presse dans un contexte économique morose alors que la France est officiellement entrée en récession. Retrouvez les grandes lignes de son intervention.
« Un remaniement ? Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas d'actualité »
Sur le plan sociétal, le président a répété les grandes lignes de son mandat : transparence de la vie politique, non cumul des mandats, confiance dans l'école publique, et surtout « autorité de la République » - en référence aux incidents qui ont eu lieu place du Trocadéro, à Paris, lundi 11 mai, à l'occasion de la célébration du titre de champion de France du PSG. « Ce qui s'est passé est une agression contre notre conception de notre vie en communauté », a-t-il condamné. Quant au houleux sujet du mariage gay, le président de la République a réitéré sa confiance et son attachement à la promulgation de ce texte « égalitaire ». « Ceux qui n'en veulent pas pourront toujours attendre l'alternance », a-t-il froidement lâché à l'encontre des détracteurs du mariage pour tous.
Le droit de vote des étrangers débattu après les municipales de 2014
En ce qui concerne les promesses restées lettre morte, le président a été interrogé sur le droit de vote des étrangers, un sujet particulièrement épineux. « Je ne veux pas donner l'impression que nous chercherions avant les municipales à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu », a-t-il déclaré en faisant allusion aux accusations de l'UMP qui y voit une « basse man½uvre électoraliste » de la part du Parti socialiste. « Donc, ce texte ne sera pas présenté avant les élections municipales » de 2014, a-t-il ajouté, s'engageant pour la première fois aussi clairement sur ce sujet depuis son élection. D'autre part, le chef de l'État est resté vague sur un possible remaniement ministériel. « Est-ce qu'il y aura un remaniement ? C'est possible, mais ce n'est pas aujourd'hui, ce n'est pas maintenant, et ce n'est pas d'actualité », a-t-il lâché.
« Ce sont les Maliens qui choisiront leur dirigeant »

Concernant la politique extérieure de la France, François Hollande s'est attardé sur l'opération française au Mali, lancée le 11 janvier. Il a rendu hommage dès les premières minutes de son intervention aux six soldats tués pendant l'opération Serval. « Ils [les militaires tués] ont fait bien plus que libérer le pays du terrorisme, ils ont fait aimer la France dans toute l'Afrique », a-t-il déclaré avant de revenir un peu plus tard sur l'élection présidentielle au Mali qui devrait se tenir au mois de juillet. « Nous sommes intervenus pour libérer un peuple, un pays. À aucun moment nous n'avons voulu choisir le président. Ce sont les Maliens qui choisiront leur dirigeant », a-t-il insisté, récusant toute accusation d'ingérence. Le chef de l'État a ensuite répondu plus précisément aux questions d'un journaliste concernant le sort des sept otages français retenus en Afrique, notamment ceux enlevés au Niger, à Arlit (nord), en 2010. « Il est plus que temps de les libérer », a déclaré le président en s'adressant aux ravisseurs. « Nous cherchons toujours à libérer nos compatriotes sans que les terroristes en sortent renforcés [...]. À chaque fois que nous agissons, nous le faisons dans la discrétion », a-t-il précisé.
L'impopularité ? « Pas l'un des objectifs que je m'étais fixés... »
Dans le dernier quart d'heure de son discours, le président s'est attelé à peindre l'image d'une France combattive et « offensive », une France dont l'ambition est « de montrer la voie dans l'Europe et dans le monde ». Car « la France n'est pas le problème, la France, c'est la solution », a-t-il conclu. Ce rendez-vous médiatique - que François Hollande avait réussi il y a six mois -, a-t-il été aussi convaincant que le premier ? Il fut en tous cas tout autant parsemé de touches d'humour que le fut le précédent. Quant à la question de son impopularité - sujet que François Hollande avait pris soin d'éviter -, il a simplement répondu, taquin, au journaliste qui l'a interrogé : « Non, définitivement, ce n'était pas l'un des objectifs que je m'étais fixés... », provoquant inévitablement une petite vague de gloussements dans l'assemblée.
REWMI QUOTIDIEN

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