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Palais de justice : Un dossier confus qui aboutit à une condamnation d'amende

Août ou septembre 2006 ? Des dates assez confuses qui n'ont pas permis de dire exactement quand ont eu lieu les faits de coups mortels sur la personne de Kambou Bosora. Accusé justement de ces faits de coups mortels, Jean Millogo, cultivateur a comparu devant la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso en sa session des assises criminelles.

Il reconnaît son acte et s'explique : « En août 2006, j'ai eu de « fausses notes » avec Bosora sur la gestion de ruches d'abeilles. Lorsque nous étions dans un cabaret, il a commencé à proférer des injures à mon endroit et voulait même en venir aux mains. Je lui ai donné un coup de pied au ventre. Il s'est retrouvé à terre. Quatre semaines plus tard, on m'informait qu'il était gravement malade et que cela était dû au coup que je lui avais porté. Je suis allé le voir et j'ai même payé les ordonnances. J'apprendrai plus tard qu'il est décédé. Des jours après, j'ai reçu une convocation pour répondre des faits de coups mortels ». Les témoignages recueillis lors des enquêtes sont tout le contraire de ce que raconte l'accusé. Un certain Eloi Da affirme que le défunt, lorsqu'il a reçu le coup, a saigné de la bouche et des narines.

C'est donc sans doute ce qui a précipité sa mort quatre semaines après. Un témoignage que rejette absolument le conseil de l'accusé qui estime cependant qu'il fallait que la gendarmerie donne des dates certaines des faits. « Il fallait aussi écouter les dolotières chez qui l'incident a eu lieu si Bosora a saigné du nez ou de la bouche », a-t-il commenté. Aussi, relève-t-il de l'incohérence dans certains documents qui disent que la victime est décédée le 25 septembre alors qu'elle a été reçue à l'hôpital le 26 septembre 2006. L'avocate générale, dans son réquisitoire, a fait lecture de l'article 321 du code pénal qui punit l'acte pour lequel Jean Millogo est poursuivi. Respectueux et calme, elle soutient que l'accusé jouit d'une bonne moralité. Il n'avait donc pas l'intention de donner la mort à Bosora. Toutefois, a-t-elle ajouté : « la réalité de donner des coups volontaires est sans conteste établie d'où la peine de 5 ans de prison avec sursis ». Le conseil de l'accusé quant à lui croit qu'il s'est agi d'une légitime défense. « La mort de Bosora n'est liée en aucun cas au coup que lui a porté Jean », a-t-il dit à la Cour. Laquelle Cour, après avoir requalifié les faits de coups mortels en faits de violence et voie de fait (c'est-à-dire une violence légère), a condamné l'accusé à une amende de 50 000 FCFA.

Le dossier des 18 millions renvoyé au 28 mai

L'affaire Issa Coulibaly, travailleur dans une succursale d'une société ivoirienne à Bobo-Dioulasso, décédé le 25 avril 2013 par suite de maladie, fait l'objet de beaucoup de rumeurs. En effet, souffrant d'une hypertension selon les dires d'un agent de police, Issa a eu un malaise le 24 avril. Conduit au Centre hospitalier universitaire Souro Sanon, il passa malheureusement de vie à trépas. Une somme importante qu'il avait en sa possession a été dérobée par sa copine Awa et son garçon de ménage, Issouf. Le dossier était inscrit au rôle du Tribunal de grande instance en son audience du mardi 14 mai dernier. Awa et Issouf en détention à la Maison d'arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso ont comparu à la barre. La partie civile, en l'occurrence l'épouse du défunt n'était pas, quant à elle, comparant d'où le renvoi du dossier au 28 mai.

Rassemblées par Bassératou KINDO

L'Express du Faso

Le Faso

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