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Université : DES PASSERRELLES POUR RETROUVER CIVISME ET CITOYENNETE

À la demande de « Juristes en herbe » et « Tribune jeunes pour le droit » (Trijeud Mali), deux associations de jeunes étudiants en droit, le Cercle de réflexion et d'information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI 20012) est allé à la rencontre des étudiants de l'Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) pour parler de démocratie, des élections et des symboles de la République. C'était à la faveur d'une conférence débat organisée mercredi dans l'amphithéâtre de cette université avec Abdoulaye Sall, le président de CRI 2002, Abdoulaye Diarra, le vice recteur, plusieurs autres responsables de l'université, de nombreux invités et étudiants.

Le vice-recteur a remercié CRI 2002 pour les actions menées afin de faire progresser la démocratie dans notre pays. Le président de l'association « Juristes en herbe », Cheick Diarra, a estimé que la conférence va aider les étudiants à maîtriser les symboles de la République. Issiaka Karounga Keïta, le président de Trijeud, préconise que les jeunes reviennent aux valeurs des symboles de la République et travaillent à la construction d'un nouveau Mali, d'un nouveau vivre ensemble.

Les deux associations d'étudiants font partie des 18 organisations de jeunesse partenaires avec lesquelles Cri-2002 entend promouvoir et développer la culture des débats. D’où l’organisation de rencontres à travers le pays.

Le président de CRI 2002 a salué le dynamisme de l'Université des sciences juridiques et politiques. Il a convié les étudiants à combattre trois maux très répandus chez nous, à ses yeux : la mauvaise gestion du temps, le déficit d'organisation et l'absence de méthode.

Sur le thème du débat, Abdoulaye Sall a noté que la démocratie et les élections vont ensemble. Pour être démocratiques, les élections doivent être régulières, transparentes, libres, participatives, justes et crédibles.

Il est important, a-t-il souligné, que soit établi un lien entre les élections et les symboles de la République. En quoi, par exemple, la devise du Mali, « Un Peuple-Un But-Une Foi », peut-t-elle contribuer à organiser et à tenir des élections régulières, libres, justes, transparentes, participatives, crédibles et apaisées? Comment les trois couleurs du drapeau national du Mali, » Vert-Or-Rouge », peuvent-elles nous inciter à demander aux différents candidats à l’élection présidentielle d’articuler leurs projets de société autour de ce symbole, de sa signification, de sa portée, de son opérationnalisation sur le terrain de la résolution rapide et durable de la crise politico-institutionnelle et sécuritaire dans notre pays ? Comment implante-t-on le drapeau national, les dimensions, les techniques de la montée des couleurs? Autant de questions qui donnent à la conférence-débat une portée patriotique.

Les jeunes qui ont eu la chance d’aller à l’école et de se retrouver à l’université, doivent, à leur tour, se consacrer à l’éveil de la majorité des enfants des campagnes, des villes et de la diaspora. Cela, en ouvrant des passerelles d’expression citoyennes susceptibles d’offrir aux jeunes l’opportunité de prendre la parole, de discuter des enjeux et des défis de la construction démocratique et de la décentralisation, en vue d’une transformation qualitative de leur participation à la vie publique et à la prise de décision.

Ces passerelles citoyennes à bâtir doivent aider à combler le déficit de civisme diagnostiqué à des niveaux de décision, jusque-là insoupçonnés, face à la crise politico-institutionnelle avec à la clef la rupture de la relation entre le niveau de la représentation politique et celui de la participation citoyenne.

La citoyenneté, a défini le conférencier, est la capacité à exercer ses droits et devoirs de citoyen, c’est-à-dire l'ensemble des droits et devoirs reconnus à toute personne appartenant à la communauté nationale.

La nationalité d’une personne est sa citoyenneté, c’est-à-dire sa qualité de citoyen (exemple des régimes républicains) ou de sujet (exemple des régimes monarchiques) d’un Etat.

Les étudiants ont posé de nombreuses questions après l'exposé du président de CRI 2002. L'association a aussi offert un mât et un drapeau. Celui-ci va désormais flotter dans la cour de l'Université.

A. LAM

L'essor

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