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Le président Dioncounda à Bruxelles : ECHANGE FRANC AVEC LES PARLEMENTAIRES EUROPEENS

Le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, a rencontré hier, au lendemain de la Conférence des donateurs pour notre pays,  le président du Parlement européen, Martin Shultz, au siège de l'institution. Après une séance de travail, les deux personnalités ont animé un point de presse au cours duquel Martin Shultz a expliqué que le parlement pouvait faciliter la coopération entre le Mali et les différents pays de l'Union européenne. De son côté, Dioncounda Traoré s'est réjoui à nouveau du succès de la conférence des donateurs. « C'était l'expression de la volonté de la Communauté internationale d'aider le Mali à retrouver sa démocratie », a indiqué le président de la République qui a ensuite eu un échange avec les parlementaires des commissions développement et coopération internationale du Parlement européen.

La député européenne, Eva Joly, a déploré à cette occasion, les exactions commises sur les populations civiles et les atteintes à la liberté de la presse. Plusieurs parlementaires se sont inquiétés du respect du mois de juillet pour l'élection présidentielle. Certains ont demandé des précisions sur le processus de dialogue. En réponse, le président Traoré a salué l'intérêt de l'Europe pour la crise malienne. « Merci à l'Europe solidaire à tous ceux qui souffrent », a-t-il indiqué.

Parlant des défis en terme de gouvernance dans notre pays, Dioncounda Traoré a privilégié quelques questions : comment faire en sorte que les citoyens se sentent concernés par la gestion du pays, comment mieux distribuer les richesses, comment les gouvernés peuvent-ils contrôler les gouvernants. Pour lui, la crise actuelle a permis de faire comprendre aux Maliens qu'ils peuvent constituer un danger pour eux-mêmes et pour les autres.

Le président Dioncounda Traoré et Martin Shultz, président du Parlement européen, Martin Shultz

Le président Dioncounda Traoré et Martin Shultz, président du Parlement européen

Sur le dialogue, il a indiqué que son choix s'est toujours porté sur les solutions pacifiques. « Nous sommes un pays pauvre. Nos maigres ressources sont plus utiles dans les services sociaux que dans les armements », a-t-il souligné. Pour lui, il n'y a pas de problème touareg au Mali. La rébellion actuelle est plutôt le fait des déserteurs ayant fui la Libye. « Ce n'est pas un projet de libération des Touareg qui ne sont pas opprimés. Au contraire, les Touareg sont victimes du conflit parce qu'ils sont nombreux dans les camps de refugiés », a fait remarquer Dioncounda Traoré qui a appelé à dépasser « les idées toutes faites qui tendent à faire croire que les Touareg sont une race en voie de disparition qu'il faut à tout prix préserver ».

Evoquant les efforts de l'Etat en faveur des populations du nord, il a rappelé que des milliers de membres de la rébellion de 1992 ont été intégrés dans les forces armées et de sécurité et dans la fonction publique sans concours. « Nous avons voulu faire une discrimination positive », a-t-il précisé, ajoutant que la plupart des meneurs de la rébellion d'aujourd'hui sont des députés, des déserteurs de l'armée, des hauts fonctionnaires en abandon de poste. « L'Etat malien n'a pas de problème avec les Touareg », a-t-il répété appelant à ne pas confondre les fauteurs de trouble avec leurs victimes. « Ceci a quelque chose de malsain », dira-t-il, annonçant qu'il fera dans les jours à venir une offre de dialogue au MNLA par l'entremise de son émissaire Tiébilé Dramé. L'Etat malien a, par contre, des problèmes avec l'obscurantisme, l'extrémisme religieux,  précisera le président de la République.

Sur les accusations d'exactions commises par l'armée sur des populations civiles, il a appelé à faire la part entre les faits et l'intoxication. « Mais nous condamnons toute punition extrajudiciaire. Tout militaire, tout civil qui se rendra coupable de tels faits, répondra devant les juridictions compétentes », a-t-il promis.

Le président Dioncounda Traoré a répété que le délai de juillet doit être tenu pour les élections afin qu'un régime disposant de plus légitimité et de plus de temps s'installe pour faire face aux nombreux défis qui assaillent le pays. « La date de juillet est un défi de taille à relever. Mais nous devons le relever parce qu'il faut relever le pays », soulignera le chef de l'Etat.

Envoyé spécial

B. TOURE

 

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