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Dévaluation du Dinar : la machine infernale est en marche doucement mais sûrement

Tous les chiffres économico-financiers en Tunisie sont au rouge : (1) le déficit de la balance commerciale a atteint à fin avril 3,5 milliards de dinars et pourrait atteindre 20 milliards de dinars d'ici la fin de l'année, (2) le dinar perd plus 5 % en quelques jours et tout laisse croire que cette érosion pourrait atteindre 20% si on laisse glisser le dinar par rapport aux principales devises, (3) la bourse plonge au rouge et perd plus 3,7 % en l'espace d'une semaine et rien n'indique que cette descente aux enfers va s'arrêter.
La maison Tunisie brûle et nos politiciens passent d'une palabre à une autre pour nous miroiter une sortie de crise .

Face à cette situation Chedly Ayari gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie ( BCT ) temporise  et reconnait la dépréciation avec ces termes « la dépréciation du dinar tunisien s'explique par un déséquilibre entre l'offre et la demande dû aux besoins en devises de grandes sociétés comme Tunisiana. Il a, toutefois, reconnu que l'objectif ultime de la politique financière de l'Etat devrait être de « migrer vers la valeur réelle »  de la monnaie nationale.

Chedly Ayari a démenti ce jeudi 16 mai, sur les ondes de Radio Express FM, que la dévaluation du dinar tunisien soit à l'ordre du jour. Il a rappelé que la baisse de la valeur de la monnaie nationale n'est pas un phénomène nouveau et qu'elle a été amorcée il y a une dizaine d'année. Il a expliqué son récent glissement ( le franchissement de la barre symbolique de deux dinars pour un euro) par une forte demande de devises de la part de plusieurs grandes entreprises (Tunisiana, Steg...) qui, selon lui, a déséquilibré l'offre et la demande.

Cette explication rejoint celle du ministre délégué auprès du Chef du gouvernement provisoire chargé des dossiers économiques et sociaux, Ridha Saïdi, qui avait évoqué, il y a trois jours, la coïncidence entre des « opérations de change de recettes » et d'autres opérations concernant des entreprises publiques comme la STEG.

Le gouverneur de la BCT a indiqué sur la même radio que devant ce déséquilibre, la BCT est intervenue le 10 mai courant pour stabiliser le marché en y injectant des devises. Il a, toutefois, reconnu que l'objectif ultime de la politique financière de l'Etat devrait être de « migrer vers la valeur réelle du dinar », en améliorant la compétitivité de l'économie. En attendant, a-t-il dit, il faut mettre en place un système de change « flexible » et « incitatif aux exportations ».

Interrogé par notre confrère AfricanManager com sur la dépréciation du dinar par rapport à l'euro, Mustapha Kamen Nabli prédécesseur de Chadli Ayari à la tête de la BCT, n'a pas nié cette dépréciation et a estimé que sa cause majeure demeure le « climat d'instabilité qui prévaut dans le pays ». Pour lui, la deuxième phase de dialogue national initié par l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) est une occasion pour réfléchir à des solutions au problème de sécurité nécessaires à la relance économique.

Houcine Dimassi ,ancien ministre des finances ,n'a pas cessé depuis des mois de tirer la sonnette d’alarme quant à a la situation très critique pour ne pas dire très grave de la situation de l'économie tunisienne

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