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Axe Routier Bamako-Dakar-Bamako : Un capitaine de la gendarmerie sème la terreur dans la région de Kayes

Unis par l'histoire et la géographie, le Mali et le Sénégal sont deux pays frères et amis. Les relations datent des temps immémoriaux et jusqu'à la date d'aujourd'hui, elles ne souffrent d'aucun problème, sauf un cas isolé entretenu par un seul homme qui dicte sa loi depuis un certain temps, aux transporteurs Sénégalais.  Dès lors, l'ordre a cédé sa place au désordre. De quoi s'agit -il réellement ?

 

 

Décidément, le Mali n'a pas encore fini avec des comportements d'un autre âge. Bref, dans toute la région de Kayes, c'est le capitaine  Bassirou Sangaré de la gendarmerie  qui règne en Maréchal. Craint partout et par tous, cet officier joue plusieurs rôles à la fois.

 

 

Les faits :

 

 

Le week -end dernier a été très amer pour certains chauffeurs Sénégalais en partance pour Dakar et d'autres, en venant à Bamako. Tout a commencé à Kayes où les policiers ont exigé le paiement de 1000 et 2 500fcfa par, respectivement poste de sécurité et poste de contrôle. Les chauffeurs ont exigé eux aussi, des quittances de paiement, chose que les policiers ont rejetée catégoriquement. Bonjour alors un grand tollé entre les deux parties. Sur place 87 camions ( en partance pour Dakar)  étaient bloqués. Dans ce tohu-bohu, le fameux capitaine Sangaré, a fait irruption dans les débats et était plus catégorique que ses camarades policiers :

 

 

«  La corruption existe partout, pas seulement au Mali. Si vous payez sur quittance, ça va dans le trésor pour les ministres et autres, alors que c'est nous qui sommes sur le terrain», ces propos de M. le capitaine n'a pas surpris des témoins, car c'est lui qui assène toujours des propos malsains. Les échanges ont débordé  et les chauffeurs Sénégalais ont été brutalisés. Le secrétaire général du syndicat, asthmatique s'est évanoui, après avoir respiré le gaz lacrymogène utilisé par la police. Le gouverneur de la région de Kayes se présente et fait évacuer la victime sur le sol Sénégalais.

 

 

Comme réponse à leur mécontentement, les chauffeurs Sénégalais ont bloqué le corridor  à Kidira pendant 24 heures. Et là, il y'avait 18 camions Maliens et 50 camions Sénégalais.

 

 

Cependant, avant cet incident malheureux, le ministère des transports et celui de l'intérieur, ont tenu deux réunions avec tous les acteurs du transport terrestre, dans le but d'arrêter les tracasseries routières. Un protocole d'accord a été signé par les autorités des deux pays et la quittance est exigée, après tout paiement. Malheureusement, ce qui est écrit n'est pas respecté par la partie malienne, sur le terrain et par la faute de quelques individus qui défient l'Etat. En plus des chauffeurs, tout passager non Malien, est obligé de mettre la main à la poche, quelque soit l'authenticité de ses pièces. Quant aux postes de sécurité et de contrôle, de trois, ils se sont retrouvés à quarante. Où se trouve le slogan sous régional '' libre circulation des personnes et des biens''. Donc, les deux ministres (transport et intérieur) sont fortement interpellés pour trouver une solution définitive à ce problème. Ils doivent agir vite et de façon concrète pour barrer la route à tout transgresseur de loi et de protocole. Le trafic a repris le dimanche 12 Mai et le calme règne, du moins pour le moment.

 

 

Signalons enfin que cet incident complète à trois, en deux mois, le nombre de bavure policière sur les chauffeurs Sénégalais au Mali. Les deux premiers cas ont eu lieu à Kati où les policiers ont demandé aux chauffeurs, à pied, loin de leurs camions, leurs permis de conduire. Ceux-ci aussi n'ont pas échappé à l'agression policière. Les coupables ont été démantelés, mais l'affaire fût gérée à l'amiable, sans plainte, grâce aux bonnes relations séculaires entre les deux pays.

 

 

Prônons l'entente entre chauffeurs, policiers et gendarmes pour une paix durable et sans tâche entre les deux pays : le Mali et le Sénégal, mêmes couleurs de drapeau : vert, jaune et rouge.

 

 

Par Le Shérif

 

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