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Adoption d’enfants maliens : Vivement le niet catégorique de l’Etat

La compagne (non mariée) de François Hollande, Valérie Trierweiler, est présentement au Mali  pour une visite. L'épineux dossier de l'adoption des enfants maliens par des français serait au centre des échanges entre la « première Dame » française et nos plus hautes autorités.
Selon le quotidien français « Le Parisien », la compagne de François Hollande serait invitée par, Madame Mintou Doucouré, l'épouse du président Dioncouda Traoré. Le même quotidien de préciser que « ce voyage serait à tonalité humanitaire » et que « Valérie Trierweiler pourrait ½uvrer en faveur de l’adoption des enfants maliens ».

A la faveur de la transition, le Ministère de la Justice, en étroite collaboration  avec le Ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, a cru bon de mettre en branle une circulaire pour éviter que l'on vienne adopter de façon anarchique les enfants maliens, cela avec tous les risques que cela peut occasionner.
Ainsi, la circulaire du 5 décembre 2012 du ministère de la Justice invite  les magistrats à appliquer le nouveau Code des personnes et de la famille et notamment son article 540 qui restreint l'adoption internationale aux seuls ressortissants maliens. La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, vient-elle au Mali pour forcer la main à nos autorités ?

Sa visite en a tout l'air, dans la mesure où elle a récemment reçu à l’Elysée, un collectif de familles dont les demandes d’adoption au Mali « sont bloquées » depuis le début de la crise dans notre pays en 2012. Selon ce collectif, Au total 81 dossiers de candidats français sont en attente d’un apparentement (l’attribution d’un enfant à une famille adoptive).

Ils avaient été sélectionnés parmi plus de 1000 dossiers avant le déclenchement de la guerre dans le Nord et l’arrêt total du processus par l’Etat malien. Alors, pourquoi ce forcing de la part des autorités françaises ou du moins de la compagne du président français.

«Comme François Hollande a de bonnes relations avec le président Dioncounda Traoré, nous comptons sur lui pour essayer de relancer les choses...Nous avons demandé à la première dame de l’alerter. Elle s’est montrée ouverte et à l’écoute, très réceptive à notre problème.
Certaines familles patientent depuis 2009» expliquait Anne Morin, une des responsables du collectif, après son entretien à l’Elysée.

Avant cette entrevue avec Mme Trierweiler, ces mêmes personnes, visiblement en quête d'enfants maliens, ont exercé de fortes pressions sur les plus hautes autorités maliennes via l'ambassade de France à Bamako.

Heureusement que nos deux Ministres (Justice et Promotion de l'Enfant) ont tenu bon jusqu'à présent. Toutes les démarches de l'Ambassadeur de France au Mali auprès de Madame ALWATA Ichata SAHI, Ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, sont restées vaines. Elle refusa d'envisager de prendre une quelconque dérogation pour tous les dossiers sélectionnés en 2009, 2010 et 2012.

La ministre malienne a fait savoir à l'Ambassadeur de France au Mali que les demandes d'adoption pour lesquelles aucun jugement du tribunal n'a été prononcé, ne pourront être traitées et qu'aucune dérogation ne sera possible. Bien dit.

En matière de coopération bilatérales, les parties prenantes doivent respecter les lois et règlements de la partie adverse. Telle ne semble pas être le point de vue de « nos amis » français. Ce n'est pas parce que la France est venue libérer le Mali (un Etat à terre) des griffes des narcotrafiquants, bandits et autres Djihadistes qu'elle peut se permettre certain comportement.

Le président Dioncounda Traoré, qualifié d'ami de François Hollande, et son épouse, Mintou Doucouré,  doivent ouvrir l'½il à un moment où en France, on vient d'autoriser le mariage homosexuel sous la trompeuse appellation française : « Mariage pour tous »
C’est-à-dire permettre à deux personnes de même sexe de se dire oui devant un officier d'Etat civil. Une pratique aux antipodes des us et coutumes du Mali. Que Dieu protège le Mali d'une telle dépravation morale et sociale !

Vouloir adopter nos enfants est une solution très facile pour « nos amis français ». En France, tout comme dans de nombreux pays occidentaux, les femmes refusent de faire des enfants, pour ne pas «abîmer leur corps ». Et puis, avec cette homosexualité florissante en Occident, nous allons assister à une ruée des candidats à l'adoption vers nos pays africains « pauvres » à fort taux de natalité.

Nos autorités en charge de la question de l'adoption doivent rester sur leur garde. Aucun enfant malien, aussi déshérité qu'il soit, ne doit être élevé dans un foyer homosexuel.

 
En France, on a fait un choix, celui d'autoriser ce mariage contre nature entre deux êtres humains de même sexe. Les français doivent s'assumer en laissant tranquille nos enfants à nous. Ici au Mali, nous devons dire niet à toute adoption qui dénature nos valeurs socioculturelles.

IBRAHIM   MOUSSA, Option

Mali Web

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