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Situation sécuritaire au nord du Mali : L’Armée malienne déjà à Kidal ?

Des soldats de la mission internationale de soutien au Mali à Gao en janvier dernier.

 La ville de Kidal est devenue le point d'orgue de toutes les attentions. Il y a juste quelques mois, toutes les grandes villes du Nord de notre pays qui étaient sous occupation djihadiste et narcotrafiquants, ont été libérées par l'armée malienne et ses alliés français et africaines. Excepté Kidal où les djihadistes se sont retranchés dans les grottes de l'Adrar des Iforas. Selon certaines sources militaires, nos forces de défenses étaient empêchées faute de logistique et d'équipement.

 

 

Selon des sources militaires dignes de foi, l'armée nationale était entrain de parfaire certaines capacités, et que d'ici le15 mai, la non présence de nos forces de défense et de sécurité à Kidal serait un triste souvenir. La non présence de nos forces de défense et de sécurité était devenue très préoccupante. Le peuple malien avait du mal à comprendre le fait qu'on empêchait l'armée malienne d'être à Kidal. Ce qui a donné lieu à des rumeurs troublantes, qui se résumaient en substance que la France cherche à donner le contrôle de cette zone aux éléments du MNLA. L'inquiétude avait gagné tant de nos compatriotes sur le flou entretenu par les autorités politiques et  militaires sur ce dossier délicat.

 

 

Le temps presse pour qu'on en découdre une bonne fois pour toute avec ces vendeurs d'illusions. Ils ont fait subir tant d'épreuves à la mère patrie que l'intervention de l'armée malienne est nécessaire  pour laver cet affront.

En ce qui concerne les pays alliés, ils sont là pour nous aider à faire face à la situation. Le vent de changement dont le pays a tant besoin pour renaitre de ses cendres ne peut se réaliser sans une armée forte et républicaine.

 

 

La réussite de ce passage obligé passe nécessairement par leur efficacité à délivrer le pays du germe du terrorisme. Osons le dire, un Etat n'est rien sans une armée forte capable de garantir la paix, la stabilité à l'intérieur du pays. Le regard de tout un peuple est orienté vers Kidal. Car les termes de la constitution du 25 février 1992 sont claires là-dessus lorsqu'une partie du territoire est menacée, on ne peut organiser des élections, sinon dans ce cas d'espace, on violerait la constitution.  Ce qui aurait certainement amené le Président Dioncounda à annoncer le report pour le 28 juillet depuis Bruxelles où il participe au Sommet des Donateurs. Pour éviter tout tiraillement autour de ce sujet, l'armée est fortement sollicitée a prouver sa raison d'être afin de permettre aux différentes structures chargées des opérations électoraux de faire convenablement leur mission. La tenue à la date indiquée de l'élection présidentielle est entre les mains de l'armée. Si l'armée nationale parvenait dans un bref délai à placer sous son contrôle la ville de Kidal, le processus de préparation des élections  n'aura aucun obstacle devant lui. Kidal libéré marquera la fin de toutes les inquiétudes et de tout suspens autour de la date de l'élection présidentielle.

 

 

L'armée malienne sera-t-elle demain à Kidal ?

 

 

Boubacar SIDIBE

Mali

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