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90% des malades rêvent d’un don d’organe

La transplantation d'organes ne répond pas aux attentes des malades. C'est ce qu'a affirmé, hier, le professeur El Mahdi Si Ahmed, chef de service de chirurgie et transplantation au CHU de Blida, au forum de DK News. «Moins de 200 transplantions sont effectuées chaque année», a déclaré le Pr Si Ahmed, qui s'appuie sur les statistiques de l'Association algérienne de néphrologie. Ainsi, ce professeur affirme que seuls 10% des malades peuvent aspirer à une transplantation d'organe à partir d'êtres vivants ; les 90% restants sont livrés à eux-mêmes. M. Si Ahmed a appelé à l'instauration de la culture du don d'organe dans la société. Mais quelles sont les raisons qui freinent le don d'organe ? Le frein est d'ordre psychologique, a estimé le Pr Si Ahmed. Lorsqu'il s'agit du don d'un être vivant, «le donneur doit être en bonne santé pour être opéré. Les donneurs craignent les répercussions de la chirurgie», a expliqué le chirurgien. C'est la raison pour laquelle ce professeur plaide pour le don à partir des cadavres. Mais le problème n'est pas tout à fait résolu, les familles des personnes mortes cliniquement rejettent, dans la plupart des cas, l'idée de l'extraction d'un organe à leurs proches qui sont en mort encéphalique. «Sur 13 familles interrogées à propos de cette question (don d'organe de leurs proches morts cliniquement), seules deux ont accepté», a révélé le médecin spécialiste. Pourtant, «la mort encéphalique est une mort définitive sans retour à la vie», a insisté le professeur, qui se montre tout de même compréhensif à l'égard des familles réticentes au don d'organe de leurs proches. Les personnes qui peuvent être donneurs d'organes sont celles atteintes d'AVC et sont en salle de réanimation, ainsi que les victimes d'accidents de la route en réanimation. Le don se fait «dans un cadre légal, en présence du médecin légiste et du procureur, qui confirme et signe l'avis de décès», a assuré Mohamed Boukhors, porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux. Le professeur Si Ahmed, qui cite les chiffres de l'Association algérienne de néphrologie, tire la sonnette d'alarme sur le fait qu'à l'horizon 2020, 25 000 personnes pourraient être atteintes d'insuffisante rénale. «Si l'on continue sur le même rythme, le budget de la santé publique risque de ne pas suffire pour la prise en charge de tous ces cas», a averti le spécialiste. Ainsi, la transplantation reste le meilleur moyen pour lutter contre cette maladie. Mais y a-t-il un moyen pour convaincre les familles de morts cliniquement ? Le professeur mise sur le rôle des médias dans la sensibilisation des citoyens quant à la nécessité de la transplantation. «On doit préparer les gens à l'avance. Lorsque ces derniers sont déjà choqués par l'annonce de la mort d'un de leurs proches, les chances de l'acceptation du don d'organe sont très minimes», a fait remarquer le Pr Si Ahmed. Ce dernier lance un appel à l'adresse du ministère de l'Education nationale afin que le cours d'inauguration de la prochaine année scolaire soit consacré à la problématique du don d'organe.  

El Watan

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