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Le Sicliss et le Cocher

Après la panne qui vient de frapper la calèche gouvernementale, tous les regards sont tournés vers « Sicliss», qui brûle d'envie de donner un bon coup de pompe aux roues branlantes de l'attelage majoritaire.

Mais le cocher, à la barbe si bien entretenue, ne l'entend pas de cette oreille…

Sourd aux appels pressants du Sicliss et de ses apprentis (sorciers ?), il veut continuer son chemin, cahin caha, refusant de regarder en arrière, en tenant fermement les rênes d'un charriot que certains prennent déjà pour un corbillard, mais qui, en vérité, n'a jamais été un bolide…

Car le cocher, fort de ses classiques, connaît bien cette fable de Jean de La Fontaine si joliment appelée « la mouche du coche », qui raconte l'histoire de cet insecte désireux d'aider l'attelage à gravir une pente en bourdonnant avec insistance aux oreilles du conducteur…

Sicliss, lui, n'a pas la même appétence pour les fables et ce qu'il veut, c'est réparer les roues après avoir semé le parcours du coche de cailloux et de clous destinés à freiner, ou peut-être pire encore, à arrêter l'attelage…

Le cocher, serre les dents, peine sous l'effort, sachant qu'il ne peut pour l'instant jouer du fouet, tandis qu'il aperçoit, au détour du chemin, Sicliss goguenard, sûr de lui et confiant dans l'issue du voyage.

Sicliss a les rustines et la «silicionne» pour réparer le coche. Mais, «moul cotché» fera-t-il enfin appel à lui ?

Sicliss, sans doute, se contenterait bien de tenir l'un des rênes, aux côtés du cocher, voire même de seulement monter dans le charriot…

Mais, en vérité, ni l'un, ni l'autre, ne savent ce qu'il va advenir car « les voies du Seigneur sont impénétrables »…

Fahd YATA

La Nouvelle Tribune

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