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Hollande à la Conférence des donateurs pour le du Mali à Bruxelles : « Nous avons pu mobiliser 3 milliards d’euros pour le Mali »

La salle de conférence du siège de la Délégation de l'Union Européenne au Mali à l'Immeuble UATT a été prise d'assaut hier 15 mai, par des journalistes maliens qui ont suivi en direct la Conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles. A la fin de la conférence, les organisateurs étaient unanimes à dire que la conférence a été une réussite. Cette conférence à l'initiative de la France et de l'Union européenne visait à mobiliser 2 milliards d'euros, mais l'engagement des partenaires a dépassé les attentes du Président malien. « Nous avons pu mobiliser 3 milliards 250 millions  d'euros pour le Mali », selon le Président français, François Hollande, lors de la conférence de presse qui a mis fin à cette importante rencontre pour la relance de l'économie malienne.

François Hollande

C'est pour s'engager à financer l'ambitieux ''Plan pour la Relance durable du Mali'' élaboré par les autorités de la transition que 108 pays et institutions ont participé à la conférence de Bruxelles intitulée « Ensemble pour le renouveau du Mali » et coorganisée par la France et l'Union européenne. Le Plan pour la Relance durable du Mali s'étend sur deux ans (2013-2014). Intervenant cinq mois après le début de l'intervention armée française contre les islamistes au Mali, la conférence de Bruxelles représente une deuxième phase dans la résolution de la crise malienne, après celle de la guerre : « La France, avec notamment l'aide des pays voisins et des Européens, a accepté de mettre en jeu la vie de ses soldats et consacré des moyens importants pour aider le Mali à préserver son intégrité. La guerre est en passe d'être gagnée, il faut maintenant réussir la paix», selon le Président français François Hollande. Le constat qui est à l'origine de cette réunion est simple : il n'y aura pas de sécurité et de stabilité durable sans développement et sans démocratie. « Il faut agir de front sur les trois côtés du triangle : sécurité, démocratie, développement. C'est la stratégie de la France depuis le début - nous avons d'ailleurs nous-mêmes repris dès février notre aide au développement. C'est également la conviction de l'Union européenne », explique t-il.

Pluie de milliards
Dans cet élan de solidarité, la palme revient à l'Union européenne qui reste le principal bailleur de fonds en apportant une aide de 520 millions d'euros, et ses Etats membres, selon José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. La France, partenaire historique du Mali, s'engage pour 280 millions d'euros. La Banque Mondiale et la Banque islamique de Développement vont participer à hauteur de 250 millions d'euros chacune. Le président de la Banque africaine de Développement (BAD), Donald Kaberuka a annoncé une contribution pour 240 millions d'euros au redressement du Mali. La BAD financera aussi la réalisation du Projet d'alimentation en eau potable de la ville de Bamako, à hauteur de 56 millions d'euros, soit près de 37 milliards de FCFA.  Un projet qui s'avère d'une extrême urgence en raison des besoins pressants induits par les nombreux déplacements des populations ayant fui la guerre au nord du pays. D'autres interventions aideront à soutenir l'agriculture et la sécurité alimentaire dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou, dans le cadre d'un programme chiffré à 35 millions d'euros, soit 23 milliards de FCFA. Des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.
 
 Le président français Hollande a insisté sur des dispositions à prendre L'aide sous contrôle
A cette occasion, la France va lancer un dispositif, avec un site internet, afin de garantir l'efficacité de son aide et d'éviter le détournement ou la mauvaise utilisation des fonds qui viennent de contribuables des pays donateurs. Pour Hollande, il revient désormais aux Maliens de respecter les engagements pour la réconciliation, pour la sécurité, pour l'Etat de droit et pour la bonne gouvernance. « Si un projet ne se réalise pas ou est en retard, les gens pourront prévenir par téléphone ou SMS, via une hotline, de ce qui n'a pas encore été fait. Cela permettra aussi de décentraliser le suivi citoyen de l'aide et favorisera l'appropriation par les Maliens des projets », a expliqué le ministre au Développement, Pascal Canfin.

Pour José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne, à l'issue de la Conférence, « une nouvelle page s'est ouverte aujourd’hui. Elle témoigne de la mobilisation et de l’engagement concret de la communauté internationale pour la stabilité, l’intégrité territoriale, la démocratie et le développement durable du Mali. Le Mali et les Maliens ont terriblement souffert et méritent une nouvelle chance pour une vraie refondation politique, économique, institutionnelle et sociale ».
L'Union européenne a contribué à l'effort de sécurisation du Mali en apportant un soutien financier à la force de sécurité africaine à hauteur de 50 millions d'euros et en déployant une mission de formation des forces de sécurités maliennes qui est opérationnelle depuis avril dernier. Mais si la sécurité est une condition nécessaire pour garantir stabilité et prospérité à long terme, elle n’est toutefois pas suffisante. Il faut engager un processus politique inclusif de réconciliation nationale, de légitimation démocratique du pouvoir et de développement durable, selon le président de la Commission européenne. « Et nous saluons le ferme engagement que les acteurs maliens ont démontré dans ce sens en élaborant et en s’accordant sur la Feuille de Route et le Plan de Relance Durable. C’est la traduction pratique du volet politique et social qui doit accompagner les efforts de rétablissement de l’autorité de l'Etat sur tout le pays. Et nous souhaitons appuyer de manière très substantielle leur mise en ½uvre ». Il a assuré que cette conférence ne restera pas sans lendemain. « Un mécanisme de suivi permettra au Mali et à la communauté internationale de veiller à la mise en ½uvre progressive et effective du Plan de relance et des engagements pris aujourd’hui. Le Mali, sa population, ses traditions, sa culture, ont beaucoup donné au monde. C’est le moment pour la communauté internationale de donner en retour et de s'unir autour du Mali », a conclu José Manuel Barroso.
B. Daou

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