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Demain , jeudi 16 mai , deuxième round de la conférence nationale de dialogue, initiée par l’UGTT.

Demain jeudi 16 mai , au Palais des congrès de Tunis, les différentes sensibilités politiques et familles idéologiques ( une cinquantaine ) , des dizaines d’organisations nationales et les composantes de la société civile se rencontreront pour le deuxième round de la conférence nationale de dialogue initiée par la centrale syndicale UGTT.
Les parties prenantes de ce dialogue tenteront de parvenir à des compromis au sujet de nombre de dossiers nationaux d’une actualité brûlante.
Le v½u proclamé des uns et des autres est d’épargner au pays le bourbier de la violence politique et du terrorisme, de favoriser l’achèvement de la rédaction de la nouvelle Constitution le plus vite possible et de tenir les prochaines élections dans les meilleurs délais.
Trois grands thèmes seront sur la table des négociations auxquelles prendront part la plupart des partis politiques, y compris ceux d’entre eux qui en avaient boycotté le premier round du 16 octobre 2012 à savoir le mouvement islamiste Ennahdha et son satellite CPR tous deux au pouvoir.
Il s’agira d’abord et surtout de la Constitution (rédaction, arrangement consensuels et délais de finalisation).
Les élections seront elles aussi un des principaux enjeux des pourparlers avec tout leur corollaire se rapportant à la fixation d’une date ferme du scrutin, à la mise en place d’une Instance supérieure indépendante des élections et à l’adoption d’une nouvelle loi électorale.
Les participants plancheront enfin sur la situation générale dans le pays.
Les discussions sur la situation générale dans le pays porteront sur des volets multiples à commencer par le quotidien des Tunisiens en général, le fonctionnement des services publics, en passant par la garantie de la neutralité de l’administration, des mosquées et des établissements éducatifs et universitaires, outre la montée en puissance des phénomènes de la violence et du terrorisme dans le pays, la détérioration de la condition sociale des gens et l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs.
De l’aveu des divers partis qui y sont conviés, y compris deux partis de la Troïka qui avaient choisi de boycotter le premier round pour refus de dialoguer avec Nidaa Tounes , cette deuxième manche de la Conférence nationale de dialogue se fixe pour objectif, comme le souligne un des secrétaires généraux adjoints de l’UGTT, Sami Tahri, de parvenir à un consensus national de nature à raccourcir la période de transition et à aider à passer outre les questions controversées qui avaient retardé l’achèvement de la rédaction de la nouvelle Constitution et l’adoption d’un calendrier cohérent des différentes échéances politiques à venir.
S’agissant des éventuels compromis auxquels donnera lieu ce deuxième round, Tahri a indiqué que la déclaration finale de la conférence « comportera uniquement des propositions et des engagements moraux et politiques des participants, donc rien de contraignant pour quelque partie que ce soit ».

Pour autant, a-t-il ajouté, « les propositions en question pourraient être reprises à son compte par l’Assemblée nationale constituante pour accélérer la cadence de ses travaux, l’ensemble des compromis obtenus devant lui être communiqués ultérieurement ».
Sont attendus à ce round de la conférence notamment Moncef Marzougui , président provisoire de la République , Ali Laâridh ,chef du gouvernement provisoire et Mustapha Ben Jaâfar ,Président de la Constituante ,de même que le Secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abbassi, le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme, Abdessattar Ben Moussa, le Bâtonnier Chawki Tabib, la présidente de la centrale patronale UTICA Wided Bouchammaoui et le vétéran politique Mustapha Filali, selon le communiqué publié par l’UGTT.

Lire le rapport final de la premier round 

Partant de la conviction de la nécessité de conjuguer les efforts en vue de réaliser les objectifs de la Révolution et de parachever ses échéances, cherchant avant tout à contribuer au traitement de la situation économique, sociale et sécuritaire dans cette étape délicate qui dicte de faire face aux différents défis, eu égard à la situation prévalant dans le pays et caractérisée par une tension politique et l'absence de dialogue entre les différents protagonistes,

Appelant à un dialogue sérieux, structuré et permanent en vue de trouver un consensus sur les grandes questions suscitant les tiraillements entre les différents partenaires de la vie politique nationale

En se basant sur sa responsabilité nationale et son rôle historique L'UGTT fidèle à la ligne de ses leaders historiques, appelle à la création  un conseil national qui instaurera un véritable dialogue en vue d'élaborer une approche consensuelle sur les grandes problématiques politiques, économiques, sociales  que rencontre le pays et d'assurer une gestion de la période de transition sur la base des principes suivants:

1 - l'attachement au caractère civil de l'Etat, au régime républicain démocratique et aux acquis sociaux du peuple tunisien.

2 - respect des droits de l'homme, garantie des libertés publiques et individuelles et consécration de la citoyenneté et de la justice afin de  rompre avec le système autoritaire.

3 - rejet de la violence sous toutes ses formes et de l'extrémisme.

4 - tenir l'administration, les mosquées et les institutions économiques, éducatives et universitaires à l'écart de toute instrumentalisation à caractère politique.

5 - considérer les institutions de l'État comme le seul garant et responsable de l'application de la loi, de la protection des institutions et des biens des citoyens et du respect des droits et libertés

6 - mise en ½uvre d'un nouveau modèle de développement qui réduirait les disparités sociales et régionales et ferait face à la pauvreté en renforçant l'investissement et la culture de travail et de la production.

Le  consensus sera fondé exclusivement sur:

- Le dossier des blessés et les familles des martyrs de la révolution qui sera pris en charge par l'Etat avec le soutien de l'effort national.

- La consécration de la transparence en matière d'emploi et de recrutement des diplômés en chômage.

- La mise en place d'un calendrier qui fixe la date définitive de l'élaboration de la Constitution et celle des prochaines élections.

- La composition de l'Instance supérieure indépendante des élections ainsi que la mise au point du prochain code électoral.

- La composition de l'Instance supérieure indépendante de l'information.

- La composition de l'Instance provisoire de la magistrature.

- La composition de la commission d'enquête sur la corruption et la malversation ainsi que la commission de confiscation des biens spoliés.

- L'instauration de l'Instance nationale de la justice transitionnelle fondée  sur l'obligation de rendre des comptes puis la réconciliation.

- La mise en ½uvre d'un mécanisme relatif aux nominations administratives, aux désignations dans les hauts postes de manière à consacrer la neutralité de l'administration et à éviter qu'elle tombe sous la coupe du parti au pouvoir.

- Le lancement de réformes urgentes du système bancaire propre à encourager l'investissement et la création de postes d'emploi.

- La réforme du système sécuritaire et sa restructuration de manière à  consacrer la sécurité républicaine.

Cette initiative vise à raffermir l'unité nationale, à protéger la transition démocratique et à assurer une gestion collégiale de la période de transition.

Cette démarche exige des mécanismes et des structures adéquats d'où l'appel de l'UGTT à la création d'un conseil national de dialogue pour gérer les conflits et parvenir à un consensus.

Ce cadre de dialogue et de consensus constitue une force de proposition qui ne remplacera en aucune manière les institutions constitutionnelles et législatives qui demeurent l'autorité de décision.

Le Secrétaire général

Hassine Abassi

Tunisie Focus

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