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Coalition gouvernementale : Et si l’Istiqlal s’en allait…

Ce ne serait certainement pas la fin du monde, loin de là ! Des élections anticipées ou la constitution d'un gouvernement de coalition nationale seraient ainsi les deux hypothèses ou options possibles pour remédier à une pareille situation. Mais force est de reconnaître qu’une décision pareille serait coûteuse, trop même, pour le pays, qui est actuellement empêtré dans une conjoncture socio-économique difficile. L'Istiqlal, et les hommes à sa tête, le savent certainement, mais pour différentes raisons, ils ont délibérément opté pour le clash. Sommes-nous devant un cas d'opportunisme politique pur et simple ? Il est après tout possible de le croire, face une décision aussi floue et ambigüe que celle de la soi-disant démission de l'Istiqlal de la coalition gouvernementale.

PJD-Benkirane1

A.Benkirane, Premier Ministre marocain

En effet, et sur le plan officiel d'abord, aucune requête de retrait de l'Istiqlal de la majorité gouvernementale n'a été présentée jusqu'à présent à la présidence du Gouvernement. D'ailleurs, le SG de l'Istiqlal, lui, continue d'affirmer que son parti participe à la coalition gouvernementale dans le souci de “préserver les acquis et défendre les intérêts des citoyens de l’intérieur du gouvernement”. Le patron de l’Exécutif, lui, fait mine de ne rien savoir, en n'y accordant aucun intérêt. Pour le moment, Benkirane préfère ne pas aller trop vite en besogne. Son bras-droit, Abdellah Baha, résume la tempête istiqlalienne en quelques mots : '' Tant que l'Istiqlal n'a pas présenté une demande de retrait auprès du Président du Gouvernement, cette décision reste une affaire interne du parti''. Le parlementaire PJDiste oujdi, Abdelaziz Aftati, va plus loin, en conseillant (sic) à Chabat de respecter les lois en vigueur relatives à la démission d'un ou plusieurs ministres du gouvernement. Aftati lance à cet effet le défi à Chabat d'avoir le courage politique d'aller jusqu’au bout de sa décision.

Dans tous les cas et à l'heure actuelle, une chose est sûre : personne ne sait où vont les choses, ni ce qui se trame dans les coulisses. L’intervention du Souverain sera sans aucun doute déterminante.

Rappelons que le Conseil national de l’Istiqlal a annoncé, samedi dernier, la décision de retirer le parti du gouvernement, à l’issue de sa troisième session ordinaire…L'affaire est à suivre.

H.Z

Encadré : 

Les conditions de l'Istiqlal pour rester au Gouvernement

  

  • Un remaniement ministériel immédiat 
  • Un nombre plus important de postes ministériels aux istiqlaliens, conformément au poids politique du parti.
  • Un seul parti qui gère le département des Finances dans son entièreté, y compris le ministère du Budget. Idem pour celui des Affaires Etrangères. 
  • Réunion mensuelle de la majorité.
  • Pas d’unilatéralité ou de monopole partisan dans la gestion gouvernementale.  

 

La Nouvelle Tribune

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